I. Terebella Meckelii
Axnphàtrite Meckelii Délie Chiaje, Memorie, III, p. 180, tav. xlv, le. — Descrizione, III, p. 70, etV,
p. 94, i.-iv. 80, fig. 10 Terebella nebulosa M. Edw. (hum Montagu), Ann des Sciences nalur. , '.}•'•' série, III, p. 11", pi. 8.
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Terebella nebulosa Grube, Archiv fur Naturg., 1855, XXI, p. 115.
Amphitritoides rapax Ach. Costa, Annuario zool. d. r. univ. di Napoli, anno 1°, 1862, p. 32. Pallonia rapax Ach. Costa, Annuario zool d. r. univ di Napoli, anno 1", 1862, p. 89. Terebella nebulosa Qtrfg. (pro parle), Histoire natur. des Annelés, II, p. 389.
PI. XXV11I, fig. 3.
Commis longUudine 4-5"°', ledit uéline eintrorsnm usque ml l°cat, mfo-brunnetvnt, punctis albis urulique sparsis, tridundis ntps. l'hurctreirum dors/ml iwm paria 17. Uncmorum séries unica progressives a segmenta tertio usque ad octewum ; a segmento nono usque ad 18mum séries utrmque binée, anterior progressiva, posterior retrogressiva.
Les auteurs n'ont pas réussi jusqu'à présent à identifier l'AmpkUrite Meckelii Délie Chiaje. Cependant, pour quiconque étudie les Annélides du golfe de Naples à l'état vivant, l'hésitation n'est pas possible une seconde. La multitude de petites perles blanches semées sur le fond rouge brun, que Délie Chiaje a déjà décrite est trop caractéristique pour que l'incertitude trouve encore de la place. Il est vrai que ce caractère de coloration disparaît dans l'alcool. Les taches blanches s'étendent même aux branchies qui en sont toutes piquetées.
Il est incontestable que la T. Meckelii est voisine de la T. nebulosa Montagu de la Manche (T. luberculata Dalyell), cependant il est à peine douteux qu'elle doive en être distinguée, comme M. Grube et M. de Quatrefages l'ont du reste supposé. La T. nebulosa atteint une taille de six à sept pouces, c'est donc un géant, comparativement à la. T. Meckelii. En outre ses tentacules sont blancs*, tandis que ceux de la T. Meckelii sont toujours d'un rouge de brique tirant sur l'orangé, quelquefois piqueté de blanc. Je ne doute pas qu'une étude plus approfondie ne révèle encore d'autres différences.
Les soies subulées sont dos soies de Térébelles normales, à limbe entier. Les plaques onciales (3 A) sont aviculaires, a^ec deux dentelures au vertex. Les six premiers tores uncinigères n'en portent qu'une rangée, mais les suivants en portent deux, engrenées l'une dans l'autre, jusqu'à l'extrémité du thorax. Dès le 1 9me segment, c'està-dire le premier abdominal, les tores se transforment en palettes ou pinnules qui ne portent plus qu'une seule rangée de crochets.
' M. Costa indique une taille supérieure, mais je suppose qu'il comprend les tentacules dans sa mesure.
2 Telle est au moins la description de M. de Quatrefages. Montagu (Description of fwe british speeies uf the Genus Terebella of Linné. Transaet. of the Linnean Society, vol. XII, 1818, p 343) indique, il est vrai, les tentacules comme d'un orangé pâle piqueté de blanc. Cette coloration doit être dans tous les cas bien plus pâle que chez la T. Meckelii, car Dalyell (The powers of the Creator, etc., vol. II, p. XXIX) représente les tentacules de la T. luberculata (identique avec la T. nebulosa) complètement incolores, comme M. de Quatrefages. Il s'agit dans tous les cas de deux espèces représentatives, jouissant toutes deux d'une mobilité extrême, quittant leurs tubes coquilliers pour y rentrer ou les échanger contre d'autres, etc.
Chaque palette renferme un large faisceau de soies-tendons (3 A, a, a'), dont le nombre est double de celui des plaques onciales. En effet, la base élargie du crochet porte une dent à chaque extrémité, et cette dent sert de point d'attache à une soie-tendon. Le tissu de ces palettes (3 B) est remarquable. Il est formé d'une masse homogène dans laquelle sont disséminées d'abord des cellules granuleuses, fusiformes ou étoilées, à petit nucléus (b), puis des capsules (c) sphériques ou ovoïdes, dont la paroi épaisse montre toujours un double contour très-accusé et une petite ouverture (5 C). Au premier abord, j'ai pris ces dernières pour des végétaux parasites. Cependant, comme elles existent chez tous les individus de cette espèce, non-seulement dans les palettes, mais aussi dans le reste du corps, en moindre abondance il est vrai, et comme, d'autre part, on ne les rencontre jamais chez d'autres Térébelles, je pense devoir les considérer comme une particularité histologique de cette espèce. Ce sont sans doute de petites glandes.
Les tentacules sont extrêmement nombreux et contractiles. Ils servent non-seulement d'organes de préhension, mais encore d'organes de progression lorsque l'animal quitte son tube pour aller faire une excursion, ce qui lui arrive assez souvent. Chaque tentacule contient un prolongement de la cavité du corps, mais point de vaisseaux'. La paroi est trèsmince du côté dorsal (3 D, (3), fort épaisse au contraire du côté ventral («).. Au côté dorsal se succèdent de dehors en dedans la cuticule (a), une couche sous-cuticulaire granuleuse (b) et une couche de fibres musculaires longitudinales (c), portant de distance en distance des cellules étoilées (g) qui constituent une sorte d'épi thélium discontinu de la cavité du tentacule. Dans la paroi ventrale, à peu près sept ou huit fois plus épaisse, la couche granuleuse (b') sous-cuticulaire est remplie de follicules fusiformes, et la couche musculaire (c') renferme des granulations
1 II semble à peine nécessaire de mentionner celte anangie îles tentacules qui est générale dans la famille des Térébelliens. Cependant M. Williams est tombé ici dans la mémo erreur que Rathke à propos des Amphicléniens. H décrit dans l'intérieur des tentacules des Térébelliens un vaisseau sanguin, il est vrai fort mince. Ce vaisseau n'existe point (Voyez Report un british Annelida, p. 194).
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de pigment et une foule de petites capsules à paroi épaisse (e), qui ressemblent à celles des palettes abdominales, mais sont de moitié plus petites (3 E). La partie ventrale de la cavité intratentaculaire est traversée par une multitude de brides contractiles (3 D, f) qui se fixent à la paroi par leurs extrémités un peu élargies. Elles paraissent remplacer les fibres musculaires circulaires que je n'ai pu découvrir dans le tentacule. Dans la même partie de cette cavité court un cordon accompagné de cellules fusil'ormes (h), qui est peut-être le nerf du tentacule. A l'aide de fines aiguilles on peut isoler les fibres musculaires longitudinales (3 F) du tentacule, dont le diamètre n'est que de 0mm,0022. On voit souvent, appliqué contre elles, un nucléus elliptique, long deOmm,016 et large de 0m,u,0()3.
A l'époque de la maturité sexuelle, la région tboracique se dilate beaucoup, car c'est elle qui renferme la plus grande quantité d'éléments reproducteurs. Après la ponte, le corps des femelles devient flasque et prend une couleur très-terne.