TRIBU DES POLYCIRMDES (mlmgr
(Terebklliens abranches Qtrfg. *)
Nous devons à M. Malmgren la connaissance d'un grand nombre de Polycirrides nouveaux, parmi lesquels certains genres remarquables, comme les Lysilla et les Am;ea. En revanche, je ne puis accepter le principe de classification adopté par ce savant. Pour lui, le numéro d'ordre auquel apparaissent les crochets ventraux détermine le genre. Or, à ce
1 Archiv fiir Naturg., tome XXI, 1855, p. 118.
* M. de Quatrefages (Uist. nat. des Aimelés, II, p. 364) place la Phenacia triserialis dans le genre Térébelle restreint. 11 imprime tout au long la diagnose de M. Grube qui énumère cependant tous les caractères du genre Phenacia Qtrfg. !
3 Si les branchies faisaient réellement défaut à cette espèce, elle devrait rentrer dans le genre Laphania Mlmgr. ou dans le genre Lanassa Mlmgr. A proprement parler, cependant, M. Malmgren formerait pour elle un genre à part. En effet, la seule différence pour lui, entre les Lanassa et les Lapbania, c'est que les premières ont quinze segments à pharètre, et les secondes dix-sept. La Phenacia rétrograda en a, au contraire, seize. Ces genres, basés sur le nombre des segments, sont détestables.
4 Le nom proposé par M. de Quatrefages ne saurait être adopté, comme je l'ai remarqué plus haut, surtout depuis que M. Malmgren a décrit des Térébelliens proprement dits, complètement abranches, savoir les Leœna, les Lanaisa et les Lapltnnia. Le caractère essentiel des Polycirriens n'est pas l'absence de branchies, mais bien l'absence de vaisseaux, comme je l'ai fait ressortir ailleurs.
point de vue, chaque Polycirride, jusqu'ici connu, devrait former un genre à part. Les études que j'ai faites sur ce groupe m'ont convaincu que ce caractère ne saurait avoir de valeur générique. Je doute même qu'il ait, comme chez les Térébelles, une valeur spécifique. On rencontre en effet dans la même localité des Polycirrides parfaitement semblables entre eux, si ce n'est que chez les uns les crochets apparaissent plus en avant, chez les autres plus en arrière. En outre, les premiers tores sont à peu près insignifiants et ne portent souvent qu'un ou deux crochets, au lieu de former d'emblée une rangée nombreuse comme chez les Térébelles. Plus loin, les crochets deviennent bien plus nombreux. Je désire attirer l'attention sur ces faits, afin qu'un examen plus approfondi nous enseigne s'il s'agit là de simples variations accidentelles ou d'espèces distinctes. Dans tous les cas, je ne puis admettre que les genres Leucariste Mlmgr., Ereutho Mlmgr., Polycirrus Grube, soient distincts les uns des autres, ni que YApMebina hœmatodes Glprd., VA.pallida Clprd. et le Polycirrus Médusa Grube doivent former trois genres différents de ceux-là, comme le voudrait M. Malmgren.
En face de tout le dédale de synonymes qui embarrasse l'étude de cette famille, je pense nécessaire d'établir dans un tableau les caractères essentiels des genres, tels qu'ils me semblent devoir être admis aujourd'hui.
A. Des pharètres sétigères et des tores uneinigères. a. Plaques onciales aviculaires.
» Soies dorsales jusqu'à l'extrémité du corps . . . Aphlebina Qtrfg. '.
(Apneumœa Qtrfg. ; Polycirrus Mlmgr.) S Soies dorsales dans In région antéire seulement. Polycirrus Grube* non Mlmgr.)
(Leucariste Mlmgr.; Ereutho Mlmgr.) /'. Plaques onciales sublinéaires, aciculiformes. . . . Am.ea Mlmgr. 13. Des pharètres dorsales. Point de plaques onciales. . Lysilla Mlmgr.
1 M. de Quatrefages a remplacé, il est vrai, plus tard le nom A' Aphlebina par celui A' Apneumœa, voyant moins d'inconvénient à faire dériver le nom générique d'un caractère physiologique que d'un caractère anatomique. L'opinion inverse trouverait, sans doute, plus de défenseurs. Dans tous les cas, le nom A' Aphlebina est excellent et rappelle un caractère essentiel; celui A' Apneumœa est, au contraire, condamnable quant au sens, car il est certain que les Polycirrides ne sont point privés de respiration. Il est préférable par suite de revenir au nom premier de M. de Quatrefages.
2 L'espèce-type de ce genre est le Polycirrus Médusa Gr. et non le /'. aurantiacus Gr., comme l'ail l