‹ Les annélides chétopodes du Golfe de Naples (volume 5)Chapitre 9 sur 56 · Tome x\, lre Partie. U · texte numérisé non relu

Tome x\, lre Partie. U

42 ANNÉLIDES CHÉT0P0DES

Chaque rameau branchial esl tubulaire el ne renferme qu'une artère el une veine passant l'une à l'autre à l'extrémité, sans aucune anse latérale. Le réseau vasculaire mentionné par M. Grube est donc absent. Sous l'influence de l'eau douce, la couche sous-cnticulaire se rétracte et se sépare de la cuticule à l'extrémité de la branchie (3 B).

Au point de vue de la circulation, je dois donner raison à M. Grube et à M. Edwards contre tous leurs devanciers el leurs successeurs. Ce n'est qu'à partir du septième segment branchifère qu'on voit les pieds recevoir des anses vasculaires normales, c'est-à-dire formées par une branche portant le sang du vaisseau ventral au pied el à la branchie el par une branche ramenant le sang de la branchie au vaisseau dorsal. Plus en avant, celte seconde branche, au lieu de se rendre au vaisseau dorsal, va se jeter dans le vaisseau médian inférieur de l'intestin '. Aussi lorsqu'on examine l'animal par dessous (fig.5), croit-on voir l'anse partir du vaisseau ventral el y revenir. Il y a donc deux modes bien distincts de circulation branchiale. Dans les six premiers serments branchifères, l'artère naît du vaisseau ventral pour se rendre directement à la branchie, et le sang en revient par une \eine accolée pour ainsi dire à cette artère, veine qui va le déverser dans le vaisseau ventral de

véritable Arenicula marina ne sont, en général, pas représenté*** avec cette structure pennée. I.a ligure la plus grande que je connaisse (The powers vftlie Creator displuyed >n /'»• Création, bu sir John Graham Ualyell. vol. II. London. 1853, pi. XIX. tig. 8) représente décidément une branchie en buisson. Il pu esl de même de la ligure de YArenicola Lovent, publiée avec grande élégance par M. kinbeig. Cependant je vois M. Williams déchirer inexacte la description faite par ions les auteurs de la forme des branchies el représenter ! Report un bntish Atméhda, p 195) les branchies de \'A renirola piscatorum des côtes d'Angleterre, comme se ramifiant dans un plan et ne formant pas de buisson. A moins que ce savant n'ait commis une erreur dans la détermiualion de I espère, il serait permis d en conclure que les Arénicoles se comportent toutes comme celles de \aples au point de vue de la conformation des branchies, et le sousgenre Pteroscolex devrait èire rejeté. — Du reste, M. Williams représente les branchies comme formées par les vaisseaux à nu, ce qui esl décidément erroné.

' Oken (Isis, 1817 I est en réalité le premier qui ail vu ce singulier mode de distribution des vaisseaux. Seulement il a l'ait erreur en l'étendant à tous les segments Home, doni les ligures sont d'ailleurs excellentes (Voyez Lectures on comparative Anatomy, vol. IV, pi XL), a commis, comme Joli. Millier, l'erreur inverse en faisant jeter toutes les anses dans le vaisseau dorsal : cependant son dessin accuse beaucoup moins la branche dorsale des premiers segments branchifères que celle des suivants, montrant par là que le parcours de cette branche n'a pas été aussi évident pour l'observateur dans les premiers que dans les seconds

Ml GOLFE OF. WIM.IS. i3

l'intestin. Dans toute cette région, le vaisseau «iorsal ne reçoit que des ramuscules intestinaux. Mais à partir du septième segment, le sang mené par l'artère ventrale à la branchie revient par la veine (soit artère epihrant liiale) se jeter dans le vaisseau dorsal. Les anses vasculaires de la région antérieure (prébranchiale) suivent un parcours tout semblable. M. S) lunarda ' contredit implicitement MM. Edwards el Grube par son exposition récente de la circulation de l'Arénicole. Il la décrit exactement connue Oken, en étendant à tous les segments le mode de circulation spécial que nous avons vu cesser au septième segment hranchifère. Il est certainement dans Terreur sur ce point'. De chaque anse vasculaire naît, dans toutes les régions, un connu contractile, dirigé en dedans et en arrière. Soit ce cœcum, soit les anses elles-mêmes sont recouvertes d'une épaisse couche celluleuse, jouant sans doute un rôle dans la formation des éléments sexuels'. Les vaisseaux cutanés sont aussi contractiles.

Les organes segmeulaires ont une grande analogie avec ceux de l'Ârenicola Grubii.

Le système nerveux el les organes de l'ouïe me sont restés inconnus.

1 Ntut wirbellou Thiste, II, p, .">;!.

•' .le iif saurais trop insister ici sur l'importance <lu Mémoire de M. Grube, surtout à l'égard du système vasculaire des Arénicoles. Il méritera toujours d'être consulté en première ligne.

* Parmi le- autres auteurs qui -e sont occupés do système vasculaire de P Arénicole, DeJle Chiaje mérite une mention spéciale. Il a vu. en effet, le trajet des vaisseau» aussi bien que M. Grube et \l. Edward-. Seulement, pour comprendre sa description, il ne Eanl pas perdre de vue qu'il a pris le dos pour le ventre el vice versa. — Voyez Istitutioni <li anatomia rumparata,i' édit., tome 11. p. 76 el 77. — La confusion qni règne dans la science à l'endroit du système vasculaire de l'Arénicole est d'ailleurs inouï1' C'esl ainsi que M.Owen {Lectures on Iht comparut. Anatomy and Physiology of invertebrate. animais, Ixmdon, 1843, p. 139), tout en reproduisant la figure très-exacte de M. Milne Edwards, l'accompagne d'un texte en contradiction formelle avec celte ligure, texte qui ne fait que répéter les idée- ei rouées de Joli. Millier el de Home. M. Williams i/ir/mr/ nu british Antielida, Inc. cit., p. IXM, lig. 10i cite également le travail de M. Edwards avec les paroles les plus élogieuses, disant qu'il ue reste rien à ajouter à la description de ce naturaliste. Cela ne l'empêche pas de passer outre immédiatement et de décrire la circulation de l'Arénicole d'une manière fort inexacte et eu complète contradiction avec les paroles de M. Edwards. Dans cette description, i adicalement fausse. M Williams parait prendre souvent, comme Délie Chiaje, le dos du ver pour le ventre.

44 ANNÉUDES CHfcTOPODES

Fam. des ARICIENS And. et Edw. (Sars, Mlgr. rev.)

La famille des Anciens, telle qu'Audouiri cl Edwards l'ont comprise '. renfermait des types assez hétérogènes. M. CErsted* sentit le premier la nécessité d'y établir deux tribus, celle des Ariciœ verœ cl celle des Ariciœ naidinœ, tribus qui furent adoptées par M. Grube, la seconde sous le nom de Spiodea'. M. Sais insista à son tour des l'année 1850 sur celle distinction el sur la convenance qu'il y aurait à (''lever les Spionea au rang d'une famille distincte '. Enfin, en 1861, il caractérisa celte famille d'une manière parfaitement claire, sous le nom de Spionidœ5, en la purifiant des éléments hétérogènes que M. Grube avait encore laissés dans sa tribu des Spiodea. M. Schmarda arrivait en même temps au même résultat'. On peut dire que, depuis ce moment, la famille des Anciens et celle des Spiodiens sont aussi clairement délimitées (pie possible.

M. de Quatrefages1 ne tint aucun compte de cette constitution lente et sûre de deux familles naturelles. Vainement j'attirai * son attention sur les travaux de M. Sars. Son Histoire naturelle des Annelés* distingue de la façon la plus malencontreuse trois familles: (elles des Anciens, des

1 \inmlrs des Srienciw naturelles, tome XXIX, 1834, p. 388 — Audouin el Edwards, tout en introduisanl des éléments hétérogènes dan> cette famille, n'\ placèrent point le* Spiodiens qui leur étaient inconnus. Les l'olydores el le* Spio furenl laissés provisoirement par eux aux genres incertee sedts.

' Annulaturum danicorum arnspectus. Hafhiae, 1843, p 35 La famille des Ariciens, telle qu'Œrsted la comprend, englobe celle îles Arénicoliens d'Audouin el Edwards.

3 Ihc Familien der Aimeliden, p.fii.

' Fiiiiim Httoralis Norweuiœ. \ed Sars. Koren og Dauielssen. Andet Haefle, Bergen, 1856. p. 7.

s tiiitriiti lil Kundskaben om Norç/es Annelider (fjerde Afhandling). — Vidensk Forhandl. for INtil (Saerskilt Aftryck, p 10).

6 iW«f Turbellarien, Rolatorien und Aimeliden, p. 05.

' Compta rendus de l'Acad. des Sciences, 27 mars IN65, p. 7.

s Rihlinth. Univ. — Archives des Sciences physiques et naturelles, IK65, tome XXII, p. 346.

s Histoire naturelle des Annetes, tome I, p. 435 ; tome II, p. 281 et 291 .

1)1 GOLFE DK NAPt.KS. 15

Leucodoriens el des Nériniens, classées les deux premières parmi les Annélides sédentaires el la troisième parmi les Annélides errantes. Les Leucodorieus el les Nériuiens sont 1rs Spiodiens de M. Sars, à tel point qu'on voit parfois le même genre, peut-être la même espèce, reparaître dans les deux familles sous des noms différents, une fois comme forme errante, l'autre lois comme forme sédentaire. Même la famille des Ari- ( ieus n'a pas été clairement comprise par l'auteur qui y laisse des Spiodiens pur s.11114, avec leurs longs tentacules île Spio si caractéristiques, savoir les Magelona l-'r. Midi.

Aux caractères indiqués par M. Sais comme distinctifs des deux familles des Spiodiens cl des Anciens, il faut en ajouter encore un, celui de la structure des branchies. Chez les Anciens, ces organes ont la structure typique, c'est-à-dire qu'elles renferment une artère el une veine réunies par une double série d'anses vasculaires. Ces anses foui au contraire défaut aux branchies des Spiodiens.

Genre ARICIA Sav. (Aud. et Edw. rev.)

Le genre Aricia a élé établi par Saviguy1 pour une espèce (Aricia èértulata) munie de quatre antennes rudimenlaires. Plus lard MM. Audouin el Edwards' ont décrit sous le même nom générique des espèces, il esi vrai l'ori voisines, mais entièrement dépourvues d'antennes. D'après les principes qui guident la taxonomie actuelle, ces espèces doivent être réparties dans des genres différents. C'est bien là ce que M. de Quatrefages a compris. Malheureusement, par une méprise étrange, il a créé un nom nouveau, celui d'Orbinia, pour l'espèce type de Savigny, el transport)'' l'ancien nom d'Aiïcie aux espèces récentes d'Audouin el Milne Edwards. Ce procédé esl inadmissible, et le nom d'Orbinia est mort-né pour la science. Si le genre doit être divisé, les Aricies de

Système des Annélides, a. \'l el '■'•'<■ ' innaies des Sciences naturelles, \ti'.i\. tome XXIX, p. 391.

tfi iNNÈLIDES CHETOPOnES

MM. Audouin et Milne Edwards recevront un nouveau baptême et V Anna sertulata Sav. (Orbmia sertulata Qtrfg.) restera le type du genre Aricie. Dans ce cas, l'espèce ci-dessous décrite suivra le sort des Aricies d'Audouin et M. Edwards. Je laisse à d'autres le soin de fabriquer ce nom nouveau '.

AkICIA FOET1DA.

? Artcia Cuvieri Grube, Act. Eehinodem. und Wùrmcr, p. 69.

PI. .\.\, fig. "2.

Aricia longittidine 8°tnt, latUmdine ■!""". segmentis 130-150, lobo cephalico conico, apice nttennato, oculis miuitins duobus. Pedtou mntntio set/wn/fo rirrsimo secundo, setis simplidbus ûnntdccùis.

La fétidité de celle espèce est Tort remarquable. J'ai toujours deviné à l'odeur la présence d'une seule Aricie au milieu d'un peloton d'Annélides apporté par les pêcheurs.

Le lobe céphalique (fig. 2) est beaucoup plus étroit que les segments qui le suivent et se présente sous la forme d'un cône très-atténué, entièrement dépourvu d'antennes. Les yeux sont réduits à deux petites taches pigmentaires, noires, à peines visibles à la loupe.

Les vingt et un premiers segments sétigères ont des pieds qui rappellent beaucoup ceux de ['Aricia Cuvieri. Les deux rames sont peu séparées (fig. 2 B). La supérieure porte un faisceau de soies simples, subulées, très-distinctement annelées (2 K.), et un cirre dorsal subulé. conique (2 B,c), qui parait jouer le rôle de branchie, car une anse

1 Je vois que M. Malmgren a déjà fait exactement la même remarque et qu'il « voue à l'oubli » le nom d'Orhinm. Ce savant fait en nuire remarquer que VA. sertulata Sav., connue seulement par une description fort brève, n'a pas été retrouvée. Peut-être même une erreur s' est-elle glissée ilans la description de Savigny, et ce savant a-t-il eu sous le> yenx l'.t Cuvieri Ami . et Bdw. qu'on trouve dans la localité noême à laquelle il attribue VA. sertulata (La Rochelle). M. Halmgren en conclut qu'il est convenable de conserver le nom d' Aricie dans le sens d'Audouin et M. Edwards, aussi longtemps que l'espèce type de Savigny u a pas été retrouvée. M Kinberg pense il est vrai, un peu différemment. Il conserve le nom d,' Aricia pour les \rieiens un pen bvpolliéliques auxquels M. de Ouatrefages donne le nou) d'Orbinia, el crée les genres /'//y/u, Lacides, Leodamas, Labolas pour les Anciens dépourvus d'antennes (Efvers. uf K. Vet. Akad. Forli., 1865, n° i, p 251). Toutefois l'espèce ci-dessous décrite, pas plus que Y Aricia Cuvieri Aud. et Edw., ne répond exactement à la diagnose d'aucun de ces genres Je préfère donc, plutôt que de eieei un genre nouveau, me ranger à l'avis de M. Malingren.

vascuJaire pénètre dans l'intérieur et son boni externe est frangé de cils vibratiles. Aux trois premiers segments, ce cirre est radimentaire et à l'étal d'un simple mamelon : mais, dès le quatrième, il présente la forme branchiale.

La rame inférieure forme une crête saillante, très-régulièrement découpée en papilles liguliformes (a), subitement atténuées vers le milieu delà longueur. Ces papilles sont formées par une gerbe de follicules bacillipares (2 C), revêtue seulement de la cuticule. Chaque papille, dans sa totalité, a on diamètre de 0"'m,l2, celui des follicules n'est que de rj'""r; les bâtonnets (2 C, b) sont longs de I l"'"'r. Par une longue fente, placée sur la face antérieure de la rame ventrale, sort un éventail de soies très-particulières (2 ti.b). L'éventail est triple ou quadruple : les soies, juxtaposées très-régulièrement, forment trois ou quatre couches superposées, donl chacune est un peu en retrait de la précédente, de manière à ce que les terminaisons des soies s'échelonnent les unes derrière les autres, (les soies sont simples (2 I). comprimées, coudées à une petite distance de l'extrémité. Cette extrémité, fort obtuse, est fendue dans un sens parallèle à la surface de la soie, et son bord est légèrement crénelé du coté correspondant à la convexité du coude. Les extrémités de toutes ces rangées de soies forment comme un pavé régulier qui ne s'avance pas même jusqu'à la base des papilles de la rame. Entre les soies de la rangée la plus avancée, surgissent à des intervalles réguliers îles soies d'une forme ires-ditlerente. Ce sontdes suies simples, coudées aussi, mais se terminant en une pointe très-acérée qui dépasse l'extrémité des papilles. Elles ressemblent donc à celles de la rame supérieure. Du côté convexe ces soies sont très-distinctement annelées. Enfin, cet éventail complexe est accompagné d'une soie unique, brune, beaucoup plus grosse que les autres, en l'orme d'épieu (d). On pourrait, sans doute, la considérer comme un acicule, mais cet acicule fait saillie hors de la rame de près de la moitié de sa longueur. Il manque aux premiers segments.

Au 22""' segment sétigère l'apparence des pieds change brusquement. Les deux rames ne portent plus qu'une seule forme de soies (en outre de l'acicule saillant du pied), savoir des soies capillaires rectilignes et fort ténues. A un fort grossissement, toutefois, elles se montrent annelées (2 H), comme formées par une série de cornets emboités obliquement lés uns dans les autres.

Les pieds de cette région postérieure (2 L) sont d'ailleurs forts complexes. La rame supérieure se prolonge en une sorte de languette lancéolée (b). à la base de laquelle sort le faisceau supérieur de soies. Cette languette renferme un plexus sanguin (</) fort riche; elle est en outre frangée de grands cils vibratiles à son bord supérieur. Il n'est donc pas permis de douter qu'elle ne remplisse des fonctions respiratoires. Immédiatement au-dessus de cette languette pédieuse riait, de la surface

i8 ANNËLIDES CHÉTOPODES

dorsale et latérale du segmeDt, la branchie proprement dite (a). Elle est cirriforme et renferme une anse vasculaire, dont les deux branches sont mises en communication par une double série de petites anses sanguines fort nombreuses. Cette branchie est convexe d'un côté, un peu aplatie de l'autre, et ce côté aplati porte une double rangée de franges vibratiles. C"est donc une branchie de la forme typique.

La rame inférieure est très-comprimée, presque réduite à un lobe membraneux {c); sou extrémité se divise en deux languettes, dont l'une, savoir la supérieure, plus grande que l'autre. L'anse vasculairn (A) qui pénétre dans-l'intérieur) forme bien deux circonvolutions, mais pas de réseau, el la surface ne porte pas de franges vibratiles. Au-dessus de cette partie principale de la rame est un appendice cirriforme (d) assez long; un autre tout semblable, mais plus court (é) se voit en dessous. Ce dernier peut être considéré comme le cirre ventral.

A l.i l»ase de chaque ramede la région postérieure on trouve un grand sac (Ki d'un blanc crétacé, <|iii paraît s'ouvrir au dehors à la base de la rame inférieure.

La trompe exsertile (2 A) de cette espèce offre une structure assez curieuse. Elle l'ail s;iillie en formant deux cercles de lobes ampulliformès, dont les extérieurs, au nombre «le six seulement, sonl les plus grands'. Chacun de ces lobes, vu par-dessus, montre une figure vasculaire très-constante. Un gros vaisseau (2 I), In entre dans la paroi supérieure du lobe, décrit un orbe à peu près ovale el ressort tout auprès du point où il est entré. L'espace ainsi délimité (a) est complètement anangien. En revanche, du côté externe de l'orbe vasculaire, naissent une foule de petites branches, qui se dirigent en rayonnant et se ramifiant vers la périphérie du lobe ampulliforme. A la face opposée du lobe tous ces vaisseaux convergent vers la base, mais sans laisser subsister d'espaie anangien. La cavité' du lobe est remplie par le liquide de la cavité périviscérale.

Le système nerveux (2 (ii rappelle celui des Spiodiens. La chaîne nerveuse ventrale parait, connue chez ceux-ci, divisée en deux moitiés complètement distinctes. Cependant, celle apparence est due à la pré-

1 Savigny [Syst. de* Annétides. p 1-4) ilit [tositi veinent que les Aricies n'ont pas de tentacules à la trompe II est possible que les lobes que je décris lui aient paru Ifop insignifiants pour mériter ce nom.

sence d'une grosse fibre tabulaire sur la ligne médiane A chaque segincnl correspondent deux ganglions, donl l'antérieur, qui est d'ailleurs le plus gros, donne naissance à trois paires de nerfs et le postérieur à une seule. Dans chaque ganglion, les cellules nerveuses (a) sont accumulées principalement au côté interne des connectifs.

Chez les femelles, les ovaires tonnent des grappes à la hase des pieds à peu près comme chez les Nérines. Les œufs n'ont pas de chorion.

La couche sous-cuticulaire renferme, dans plusieurs régions du corps, îles follicules hacillipares semblables à ct^w des rames pédieuses. On trouve, en particulier, ces follicules disposés très-régulièrement sous la chaîne nerveuse ventrale, et s'ouvrant au dehors par de petits pores très-distincts.

La région antérieure du corps et surtout la partie dorsale du lohe céphalique renferment, dans la couche sous-cuticulaire, semés à de grands intervalles, d'autres organes qui doivent peut-être se relier au système nerveux. Ce sont de petites baguettes ("2 F) renflées à l'une des extrémités, parfois à toutes les deux, mais alors l'un des renflements est plus gros que l'autre. L'axe de la baguette est marqué d'une ligne distincte. Tout l'organe est entouré d'une suhstance finement granuleuse. La longueur des baguettes varie de 27 à 66micr.

Il n'échappera à personne que YÂricia fœtida est très-voisine de YAricia Cuvieri And. et Edw. Moi-même, j'ai longtemps pensé que les différences dans la forme des pieds et dans bien d'autres détails provenaient uniquement de ce que, venu après Audouin et M. Edwards et m'appuyan! sur leurs recherches, j'avais dû finir par voir plus qu'eux. Cependant, la somme de ces petites différences est considérable. En outre, les savants français disent positivement que leur Ariria Latreillii (bien distincte de la notre) « a les soies de la rame supérieure annelées vers le bout, disposition qui n'existe pas chez l'Aricie de Cuvier. » Or les anneaux des ^>ies de YAricia fœtida sont d'une observation trop facile pour avoir pu échapper à ces excellents mieroscopisles.

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