LUMBRICONEREIS FiLUM
Pl. IX, fig. 1.
Corj}us longikidinc 13-16'"""\ latitudine 1,5-1,8""°, filiforme, teres, flavo-carneum, segmentis ultra 400. Oculi quatuor. Maxilke idtimi paris in stylos duos longissimos produdœ.
' Ce cirre dorsal n'est nullement vasculaire. Tout ce que M. Williams dit des branchies des Ljjsidke est incompréhensible (Report on british Annelida, p. 196 et 197). Il est probable qu'il y a eu de la part de ce savant quelque erreur de détermination générique.
^ Description de l'Ejypte, 3™« partie, p. 53.
^ Hist. nat. des Annelés, I, p. 377.
* M. de Quatrefages indique, il est vrai, un front bilobé, mais il est possible qu'il ait eu uneautre espèce sous les yeux.
' Les « folioles » occipitaux à l'aide desquels M Grube caractérise le genre Zygolobus paraissent exislei' à un degré de développement, il est vrai variable, chez toutes les Lumbriconéréides.
" m. Schmarda emploie le nom de Lumbriconereis pour désigner des Euniciens à branchies foliacées (Halla?), tandis que son genre Aracoda paraît renfermer de véritables Lumbriconéréis.
DU GOLFE DE NAPl.ES. 145
Celle Lombi'inère s'éloigne de tontes les autres par ses pi'oportioos qui se rapprochent (le celles d'un Gordius. Le lobe céplialique conique est relativement plus allongé que chez la plupart des espèces. Le segment buccal apode est biannelé: son anneau antérieur, plus large que le postérieur, porte quatre petits yeux noirs, groupés en deux paires placées l'une derrière l'autre (fig. i). Les pieds, uniramés (1 A), ont, comme ceux des autres espèces du genre, leur extrémité prolongée en un processus coni([ue (c) qu'on doit peut-être considérer comme un cirre ventral. Les soies sont partout semblables. Ce sont d'abord, un acicule dont la pointe (1 C, b) fait saillie hors du pied, puis un faisceau de soies simples (1 C, a), t'rès-flexibles, largement marginées à l'extrémité. Les crochets vigoureux de la base inférieure du faisceau, si fréquents chez les Euniciens, font défaut à cette espèce.
L'appareil maxillaire (i B) est fort caractéristique par suite do la prolongation de ses deux pièces postérieures en stylets au moins deux fois aussi longs que le reste de l'appareil.
±. LUMBRICONEREIS IMPATIENS.
Lambriciis fvaijilis Uelle Cliiaje {non Muller). Mem. su gli Anim. senza vert. 11, 428. Lumbrinerus fragilis Délie Cliiaje, Descrizione e noiom., 111, p. 83 el V, ]i. 97, pl. 101, iig 8-2U
Pl. IX, fig. 2. - ■ ■
Corpus longitudine 20-25"''^\ latitudine 4-5™'", flavo-canieum. Omit nidli. Festucœ iiallce. Fars anterior corporis et posterior setis dlssimilibus. Cirri anales cnisslssimi quatuor.
Bien que Délie Cliiaje ait déjà consciencieusemeiil étudié au point de vue anatomique cette espèce', il n'est malheureusement pas possiljle de conserver le nom qu'il lui avait donné. En effet, M. O'jslcd a employé, comme il le devait, le nom de Lumhriconereis fragilis pour le Lumbriciis fragilis de Mùller. Le nom par lequel j'ai remplacé la dénomination de Délie Cliiaje doit rappeler la même particularité qui avait frappé cet observateur, savoir la propension de l'animal à se briseï' spontanément lorsqu'on l'inquiète. Voilà donc deux espèces Fragiles en opposition avec
' M. de Quatrefages Fa placée dans ses genres incerlœ scdis. Cependant aucune autre^ espèce de Lunibriconéréis n'a été mieux étudiée au point de vue zoologique el analoniirpie que celle-ci, grâce à Délie Cliiaje. M. de Quatrefages ne cite, il est vrai, que deux figures du savant napolitain, tandis que celui-ci nous en a laissé une vingtaine.
146 ANNÉLIDES CHÉTOPODES
l'opinion énoncée par M. de Qn.Tlreragcs, que le genre Lombrinère ne renferme que des espèces peu aples à la rupture sponlanée.
Celte espèce a été la première à me frapper pai' la richesse vasculaire du prolongement conique inférieur (2, a) de la rame pédieuse. J'ai retrouvé depuis cette vascularisation cliez d'autres espèces, et je pense que cet appendice doit être considéré comme remplissant des fonctions respiratoires.
Les soies sont fort caractéristiques. Les acicules^ en faisceaux de cinq ou six^ne font jamais saillie hors du pied. Dans la région antérieure le faisceau de soies est formé de deux groupes: le supérieur comprend des soies simples pointues^ coudées et bordées à l'extrémité (2 A), l'inlérieui' des soies^ simples également, mais coudées aune grande distance de l'extrémité B). A partir du coude, les soies s'élargissent considérablement et se bordent d'une lame. A l'extrémité, elles se rétrécissent brusquement et se recourbent pour finir par un large crochet multidenté (ordinairement cinq dents). Plus en arrière les soies du premier groupe disparaissent et celles du second sont remplacées par une forme bien différente, à savoir des soies rectilignes d'abord (2C, a et b) et élargies, puis subitement rétrécies vers l'extrémité et se terminant par un petit crochet unirostre. Cette extrémité de la soie est enfermée entre deux valves convexes.
Les poclies occipitales sont grandes et renferment chacune un corps lusiforme (sécrétion'?) réfractant fortement la lumière.
La cuticule des segments présente une structure très-particulière. Ses stries sont à peine appréciables. En revanche, des lignes interrompues soit transversales, soit longitudinales sont formées par des rangées d'innombrables petits pores tubulaires (12 D).Ces petits pores ne sauraient être confondus avec ceux qui, chez beaucoup d'Annélides, servent de passage au produit des glandes cutanées. Ceux-ci existent également chez la L. impaliens, mais ils sont bien plus gros (2 D, a), très-espacés et disposés en rangées transversales'. L'épaisseur de la cuticule est de 5 à 6 microm.
' Il est |U'o))abli' que ces pores de lu cuticule respuii(Jeiit i'i une structure spéciale des cellules de la couche cliiliiiogèiie.
Dans la chaîne nerveuse les commissures interganolionnnires soni enlièrement distinctes. A la suite de chaque gani^iion lu incipal (2 E, />), je trouve une paire de petits renllements ganglionnaires (c), dont ( liaciui entoure l'une des commissures.