‹ Les annelides chétopodes du Golfe de NaplesChapitre 34 sur 69 · POLYDORA HOPLI RA · texte numérisé non relu

POLYDORA HOPLI RA

H. XXII, tig. 2.

Corpus longitudim 35°"", latihidinc l""",/', segmentis circa 132. Mutatio setarmn ventra- (ium in segmenta septimo. Cum V. Agâssizii valde affims, segmentis tamen uïtimis 15 hamis dorsucdibus validissimis instnietis, ah ea diff'erf.

Cette Polydore a des mœurs bien différentes de la précédente. C'est une espèce perforante qui creuse ses galeries dans les tests de Balanides.

Par toute la partie antérieure du corps on la distinguerait à peine de la P. Agassizii. Les tentacules renversés en arrière s'étendent jusqu'au 12"""' segment; les branchies commencent au 7""=, ainsi que les poches tblliculeuses et les crochets de la rame ventrale. Toutefois les soies du groupe dorsal au 5""' segment sont beaucoup plus larges que dans l'espèce précédente. Ce sont des crochets obtus (2 IJ), bidentés, tous à peu près semblables. Les crochets des rames ventrales sont aussi peu diflér-ents de ceux de la P. Agassizii. Ils sont un peu plus arqués, et leurs rostres plus puissants (2 A), plus acérés. D'ailleurs, comme eux, ils sont comprimés à l'extrémité et encapuchonnés d'une gaîne bivalve (2B).

Mais le cai-actère le plus saillant de l'espèce, caractère lié sans doute à la locomotion de l'animal dans ses galeries à pai'ois dures, c'est d'avoir dans les quinze derniers segments du corps (fig. 2) une armure toute particulière des rames dorsales. Celles-ci portent, en effet, une ou deux soies subulées noitnales, accompagnées d'une lame cornée (2 C, b) unique, striée, recourbée k l'extrémité pour loi mei' un grand croc

extrêmement aigu. Les soies en crocs, dont le diamètre est de 19™'''" dans la partie large, sont constamment dirigées en arrière. Les soies de la rame ventrale ne subissent pas de modification dans cette région.

La ventouse terminale est très-petite, à paroi mince, e(. dépourvue de follicules bacillipares.

Le système vasculaire offre aussi une particularité très-caractéristique. Dans toute la région occupée par les éléments sexuels, on voit dans chaque segment, du côté ventral, quatre espaces d'un circuit bizarre (2 E, c et d), enceints d'un vaisseau. La forme de ces circuits vasculaires se laisse plus aisément figurer (voyez 2 E) que décrire. Il m'a paru que chacun d'eux est formé par un vaisseau naissant de l'anse vasculaire du segment, et revenant s'y jeter tout auprès de son point de départ. J'ai lieu de croire que ces vaisseaux sont liés à la production des éléments sexuels, cependant mes observations sur ce point ne sont pas suffisantes.

Les vaisseaux respiratoires forment à la base de la branchie une espèce de peloton ou de glomérule (2 E, e). Toutefois ce n'est point une particularité de l'espèce. On trouve un glomérule ou un plexus vasculaire à cette place chez toutes les espèces du genre.

J'ai figuré les cellules (2 F) de l'épithéUum cylindrique de l'intestin pour montrer que leur substance colorante (bile?) est accumulée surtout dans la partie périphérique de la membrane épithéliale. La couche interne, portant les cils vibratiles, est formée par un protoplasma homogène et incolore.

L'organe segmenlaire rappelle celui de la P. Agassizii. Seulement, au point où nous avons vu l'organe s'ouvrir à l'extérieur chez cette dernière^ je vois, chez la P. hoplura, son tube excréteur se replier et revenir parallèlement à lui-même vers le bord externe du segment. L'ouverture externe m'a échappé. L'organe est pigmenté de brun dans sa plus grande étendue. La première paire d'organes segmentaires est au neuvième segment.

AiNNÉLlDES CHÉTOPODES

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