‹ Les annelides chétopodes du Golfe de NaplesChapitre 44 sur 69 · Terebella flexuosa · texte numérisé non relu

Terebella flexuosa

Ampliilrite flexuosa Délie Chiaje, Memorie, 111, p. 180, lav. XLlii, 5. — Desciizione, 111, p. 70; V, p. 94, lav. 105, fig. 5.

Amphiirite Tondi Délie Chiaje, Memorie, lav. xlv, 3. — Descrizione, lav. 80, fig. 2 (mutilata).

Corpus à-?""""- longum, 6""" latum, thorace pcdlido, coïlari rubro, biloho, segmentis posticis sex macula conmmni ventrali trigona insignihus, toris uncinigeris rubro Umbatis. Regio abdomincdis viridis vel griseo-viridis. Segmenta pJiaretris instruda 16. Tori uncinigeri anteriores sex seriem unicam uncinoriim progressivorum gerentes ; cceteri uncinos progressivos cmn retrogressivis alternantes, série unica, gerunt.

Pl. XXXI, fig. 1.

Cette espèce est assez commune et a dû passer par les mains de Délie

' Le nom spécifique de flexuosa a été employé pour deux espèces différentes : d'une part, Délie Chiaje l'applique à une Térébelle du golfe de Naples ; d'autre part, M. Grube et M. Œrsled l'ont donné à une espèce d'Islande (Arcltiv fiir Naturgesch., XXVl, 1860). 11 y a d'autant moins d'inconvénient à conserver le nom de Terebella flexuosa {Anipliilrite flexuosa D. Ch.) pour la première de ces deux espèces, que la seconde, ne possédant qu'une paire de branchies, doit rentrer dans le genre Idalia Qtrfg., où M. deQuatrefages l'a déjà inscrite avec raison sous le nom A'Idulia flexuosa.

Chiaje, mais il n'est pas facile de déterminer sous quel nom il l'a décrite. Il a reconnu toutefois (Descrizione, V, p. 94) que son Amphilrite Tondt, dont l'abdomen est indiqué comme vert de |)istaclie, est spécifiquement identique avec son Amphilrite /lexîiosa \ Or, chez l'espèce que nous considérons ici, l'abdomen prend en effet cette couleur à l'époque de la maturité sexuelle. Il me semble probable qu'il avait établi dans le principe VA. flexuosa d'après les individus non mûrs et 1'^. Tondi d'après les individus mûrs.

Cette espèce est facile à reconnaître à sa belle coloration, surtout à l'écusson ventral d'un rouge intense (1 a) qui s'étend du 12"" au 17"" segment, et qui se détache sur la couleur jaunâtre des parties voisines. Des angles antérieurs de cet écusson partent deux lignes rouges Irès-minces qui bordent la partie antérieure de la région sternale; cette dernière est elle-même d'un rouge pâle. Les tores uncinigères thoraciques sont aussi entourés d'un liséré rouge.

A partir du 9"" segment, les plaques onciales (1 A) sont, dans chaque rangée thoracique, alternativement progressives et rétrogressives. On peut d'ailleurs se convaincre que les secondes sont toujours un peu en retrait des premières, et qu'il s'agit au fond de deux rangées profondément engrenées l'une dans l'autre. En effet, chez les jeunes individus, ces deux rangées sont beaucoup plus faciles à reconnaître comme distinctes l'une de l'autre que chez les adultes.

Cette espèce m'a présenté quelques exemples d'irrégularité dans la distribution des plaques onciales. J'ai vu un individu chez lequel la première rangée de crochets alternes était au lO'"" segment et non au 9'"^ Chez un autre j'ai vu l'alternance cesser déjà au 18'"® segment, c'est-à-dire au dernier segment thoracique au lieu du premier abdominal. Toutefois ce sont là de rares exceptions.

Les jeunes individus ont jusqu'à une centaine de taches oculaires qui n'existent pas chez les adultes.

La couleur verte à l'époque de la maturité sexuelle est due au développement dans la cavité périviscérale d'une multitude de cellules constituant une sorte de corps graisseux. Ces cellules (1 B, a, 6, c) sont

' Cette identification faite par IJelle Chiaje n'est admissible que dans l'hypotiièse d'une mutilation des individus représentés sous le nom à' Amphitrite Tondi. L'auteur ne figure, en effet, que deux paires de brancliies chez VA. Tundi, tandis qu'il en dessine trois chez VA. flcxiiusa.

396 ANNÉLIDES CHÈTOPODES

sphériques, munies d'un nucléus ovale très-dislinct et contiennent un amas de granules verts. Leur diamètre habituel est de 26 microm., mais on en trouve de bien plus petites : quelques-unes n'atteignent pas la sixième partie de cette largeur. Entre ces cellules flottent les régimes de zoospermes en voie de formation (1 B, d) chez les mâles, les ovules chez les femelles. Elles jouent incontestablement un rôle médiat ou immédiat dans la production des éléments reproducteurs et doivent être comparées au tissu sexuel des Néréides et d'autres Annélides. On trouve d'ailleurs chez toutes les ïércbelles des cellules analogues à l'époque de la maturité.

Page 1