‹ Les annelides chétopodes du Golfe de NaplesChapitre 47 sur 69 · Terebella multisetosa · texte numérisé non relu

Terebella multisetosa

Terebclla multisetosa Grube, Z. Aaat. und Physiol. der Kiemenwûrmer , p. 19.

Pl. XXIII, lig. 5.

Corpus longitiidine 4""', latiticdine 4°™, segmentis 70, atro-brunneum, segmentis pharetras gerentibus 22, tJiorace a segmenta 16° attenuato Tori uncinigeri anteriores utrinque sex seriem unicam uncinorum progressivam ger entes. Cœteri tori thoracici abdominalesque séries binas anteriorem progressivam posterioremque retrogressivam gerunt. Coïlare bifidum.

Dans tous les segments à doubles rangées de plaques onciales, ces rangées sont si profondément engrenées l'une dans l'autre qu'elles paraissent n'en former qu'une seule.

La couleur habituelle de cette curieuse espèce est d'un palissandre tantôt foncé, tantôt tirant sur la nuance du vin de Madère. La panache des tentacules est toujours d'un beau blanc. Les écussons ventraux qui s'étendent jusqu'au 10™^ sétigère inclusivement, sont aussi blanchâtres. Le pigment brun, auquel le corps doit sa teinte générale, n'est point sous-cuticulaire, mais péritonéal.

En revanche, la couche sous-cuticulaire présente de chaque côté de chaque segment deux bourrelets, ordinairement d'un noir intense dans la région abdominale, plus pâles dans la région thoracique. Ces deux bourrelets forment un angle droit l'un avec l'autre, le sommet de cet angle étant placé à l'extrémité externe du tore uncinigère. Si l'on isole l'une de ces masses noires et qu'on la déchire avec des aiguilles, on met infailliblement à découvert une grande quantité de petites baguettes (5 B) qui étaient cachées dans l'intérieur; ces baguettes sont renflées à l'une

' D'après M. Grube ce serait le IS™^, mais cela tient à ce qu'il compte trois segments en avant du premier sétigère chez toutes les Térébelles, tandis que je ne vois pas de raison pour en compter plus d'un. Nous sommes donc d'accord au fond.

des exd'émilcs en une petite masse large de 0™°\006. Chacune d'elles renferme une fibre axiale, devenant plus évidente par l'action de l'acide acétique. Peut-être, faut-il voir dans ces singuliers corps des terminaisons nerveuses. La masse noire elle-même est un amas de granulations sans apparence cellulaire.

Le vaisseau dorsal de cette espèce offre la particularité de renfermer une substance d'un noir profond, distribuée en cordons irréguliers et occupant la plus grande partie du calibre du vaisseau (5 e). Les mouvements de systole ont bien pour effet de comprimer ces masses, mais ils ne les déplacent point. La portée physiologique de ces corps, qui semblent devoir entraver singulièrement la circulation, me semble fort difficile à apprécier.

J'ai rencontré quelquefois une Térébelle identique à celle que je viens de décrire, sauf la couleur un peu plus pâle elles bourrelets noirs souscuticulaires qui faisaient défaut. Le vaisseau dorsal renfermait aussi chez ces individus une masse obstruant la plus grande partie du calibre. Cette masse était seulement de couleur brune. Ces exemplaires sont tout particulièrement favorables à l'étude des vaisseaux dont la distribution est entièrement conforme aux descriptions de M. Edwards, Je ne doute d'ailleurs pas qu'on ne doive les considérer comme une variété de la T. multiselosa. Cette variété est peut-être même celle sur laquelle M, Grube a établi l'espèce,

La T. multiselosa n'a qu'une paire d'organes segmentaires semblable à celle de Y Heleroterebella sanguinea.

6, TeREBELLA LiEVlROSTRIS, Pl. XI, fig. 5.

Corpus flavo-païlidim, segmentis 2)liciretras gerentibus 18. Tori tmcinigeri anteriores utriiique sex série unica micinorum progressivonm instructi, cœteri usque ad ultimam partem abdominis seriebus binis alternmtibus, cmtica progressiva, postica retrogressiva nmniti. Sada sterncdia usque ad segmentum nonum.

Je n'ai vu de cette espèce que des individus longs de deux centimètres et n'ayant

ANNÉLIDES CHÉTOPODES

qu'un petit nombre de tentacules. Je pense qu'ils étaient loin d'avoir atteint leur taille définitive, quoique les trois paires de branchies fussent déjà bien développées. La forme et la distribution des plaques onciales suffit d'ailleurs à la bien caractériser. Ils sont de forme aviculaire (fig. 5), unirostres, sans véritable dentelure au vertex, qui présente pourtant quelques stries. De là le nom de l'espèce. Les tores uncinigères de l'abdomen sont très-peu saillants.

Il n'existe qu'une seule paire d'organes segmentaire s'étendant en arrière jusque dans le 6""^ segment, et s'ouvrant au dehors au niveau de la première branchie.

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