Sthenelais fuliginosa
Pl. IV, fig. 2.
Sthenelais loiigititdine 5-6°'"'\ latitudine 4""", fuliginosa. Borsum ad latera versus nigricans, seriebus altemantihus macularum fuscariim medianis diiabus insigne, postice 2)aUidius, ventre pallido. Elytra tuberculis numerosis minimis undique sparsis punctata, margine externo papilUs obtusis instructo. Fedes mammillis subbrancMalibiis ciliatis binis prœditi.
Les élytres (fig. 2 H) concaves en avant, convexes en arrière, portent une bande de très-petites taches noires parallèle à leur bord, tout le long de la région externe et postérieure. La largeur el l'intensité de cette bande colorée vont en diminuant voi's la légion interne de l'élytre. Toute la surface de l'organe est d'ailleurs semée de petites taches noires espacées. Aune petite distance de l'angle interne de l'élytre, près de son bord postérieur, est une grosse tache d'un brun noirâtre, arrondie. La succession des élytres fait apparaître la série de ces taches comme formant deux rangées alternes (fig. 2). Toute la surface de l'élytre est couverte d'un pointillé provenant de très-petits tubercules. Le bord externe porte des papilles, moins grandes et moins pointues que dans l'espèce précédente. Elles existent aussi sur le bord postérieur, où elles diminuent rapidement de manière à n'apparaître que comme de très-petits tubercules.
Le lobe céphalique est semblable à celui de la S. ctenolepis, seulement les yeux sont beaucoup plus gros et plus voisins du bord frontal ; les deux paires sont aussi plus rapprochées l'une de l'autre.
Les palpes, striés en travers, sont dépourvus, comme chez les autres espèces, soit de pores cuticulaires, soit de papilles. Gage céphalique et cueillerons vibratiles normaux.
Les pieds (ûg. 2 A) sont plus profondément divisés en deux rames et l'inférieure est plus longue que chez les espèces voisines, l^a rame supérieure, conique, présente à son
extrémité une colloi'otte nicmbranousc (2 A, /), qui en embrasse tout nii côté, et une rangée de papilles [y). Entre la collerette et les papilles naît le gros faisceau de soies minces et sétacées qui se courbent vers le haut de manière à soulever les élytres. Ces soies sont un peu moins fines que chez la S. ctenolepis, barbelées comme chez cette dernière, mais à l'aide d'un objectif un peu puissant, on peut s'assurer que la barbelure n'est qu'une apparence résultant de l'enroulement autour de la soie d'une crête saillante (2 B). La spire est un peu inclinée, relativement à l'axe de la soie, si bien que la barbelure apparente qui en résulte semble plus forte du côté convexe de la soie que du côté concave. L'extrémité de la rame inférieure, divisée en deux lèvres, est aussi entourée partiellement d'une sorte de collerette à bord régulièrement échancré (2 A, i) ; k l'opposé de la collerette se trouve une grosse papille. Enfin, du bord de l'une des lèvres de la rame s'élève une petite palette charnue (h) ayant la forme d'un disque largement pédicellé.
Les soies de la rame inférieure sont de trois espèces, qui se succèdent de haut en bas dans l'ordre suivant: D'abord des soies composées (2 C) dont la hampe présente à l'extrémité quelques traces de crête spirale ; l'article est une serpe forte et bifide à l'extrémité. Puis viennent des soies simples, droites, se terminant par une pointe conique (2 E). Cette pointe est ornée d'une crête spirale faisant un très-grand nombre de tours. Enfin, les soies les plus inférieures sont composées (2 D), ornées de 3 ou 4 tours de crête spirale à l'extrémité de la hampe, et d'une serpe bifide grêle et trèsallongée, avec trace d'articulations.
La braiichie Ç2 A, a), placée à la base du pied, a la forme d'un cirie recourbé avec une écliancrure à sa base. Le bord concave est orné d'une Trange de longs cils vibra tiles. Dans son intérieur on voit d'autres cils bien plus petits mettre en mouvement les corpuscules de la cavité périviscérale.
Immédiatement en dehors de la branchie, nous trouvons, à la suite l'un de l'autre, sur le dos du pied, deux coussinets vibratiles (2 A, e, e'). Ce sont des masses charnues, ovales, portant d'un seul côté un profond sillon (2 G, a) sur le bord duquel nait une rangée de grandes franges vibratiles. Ces ft^anges atteignent une longueur de 88micr. Elles contribuent aussi puissamment que les cils des branchies à produire les courants d'eau qui se jettent sous les élytres de l'animal. Le rôle de ces coussinets est obscur. Peut-être les sillons latéraux sont-ils des ouver-
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turcs [KtLir la sortie des éléments sexuels. Je n'ai pu loutelois me convaincre de l'exislence d'une communication avec l'intérieur de la cavité pédieuse.
Sur le flanc du pied se trouve le même bouton cilié (2 A, c) de nature problématique que chez l'espèce précédente; à ses côtés une papille beaucoup plus petite (2 A, d).
Le cirre ventral naît beaucoup plus près de la base du pied que chez h S. ctemlepis. Il repose sur un article basilaire (2 F, a), et porte, à sa base/ une sorte d'expansion en forme de dent obtuse {h), au-dessus de laquelle on voit constamment une rangée de longs cils, roides, nullement vibratiles (c). L'extrémité du cirre porte un article terminal court avec quelques soies tactiles peu développées. Dans toute la longueur de cet appendice on voit d'ailleurs des traces vagues de fausses articulations.
Le premier pied^ qui est porteur de trois cirres et dépourvu de branchies^ comme dans l'espèce précédente, n'a pas de coussinet vibratile ; les pieds de la seconde paire en ont un, mais un seul. Ceux de la troisième paire en ont déjà deux.
La chaîne ganglionnaire se présente sous la l'orme d'une bandelette d'un jaune brun à bords parfaitement parallèles, et sans aucune Irace de renflements ganglionnaires. La bandelette est perforée sur la ligne médiane d'une série de petites ouvertures, indiquant la formation première de la bandelette par la réunion de deux moitiés symétriques. Les cellules nerveuses sont groupées sur l'une des faces seulement de la bandelette, à savoir, si mes souvenirs ne me trompent pas, sur la faceventralc. Leur mode de groupement constitue des ganglions à structure folliculaire dans le sens de M. Leydig.
L'intestin biliaire commence au dix-neuvième segment.