‹ Les anoblis de l'EmpireChapitre 14 sur 47 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

Faculté de médecine de cette ville ; ses descendants reprirent le nom de Broussonnet à la chute de Charles X.

Cabanis.

Pierre-Jean-Georges Cabanis naquit à Salaguet (Corrèze) le 5 juin 1757; élève du collège de Brive, il quitta le Limousin après de brillantes études classiques et arriva à Paris, bien décidé à devenir un des plus grands poètes de son temps. Mais, hélas! il éprouva force déboires et il nous a laissé les vers d’adieu qu’il adressa à la Muse en 1787 sous le titre de : Serment d'un médecin :

Je jure qu’à mon art obstinément livrée

Ma vie aux passions n’offrira nulle entrée ;

Je jure que jamais l’intérêt ni l’envie

Par leurs lâches conseils ne souilleront ma vie ;

que mes soins consolants

Appartiendront surtout au malheur solitaire Et du pauvre d’abord trouveront la chaumière;

Je jure encor, fidèle à mon saint ministère.

Je jure, au nom des mœurs, que mon respect austère Ne laissera jamais mes désirs ni mon cœur S’égarer hors des lois que chérit la pudeur.

(Puis, s' adressant à Dieu en l’invoquant :)

Vers les jours éternels qu’entraîné sans terreur,

Dans l’espoir de mourir je trouve encore des charmes Et que ma tombe au moins reçoive quelques larmes '.

Dès ce moment pour raconter en détail la vie de Cabanis, il faudrait un volume 1 2 : médecin, physiolo-

1. Œuvres posthumes de Cabanis. Paris, i8a5 : tome V, pp. 453 et suivantes.

a. Le docteur François Labrousse vient de nous donner, comme thèse inaugurale, une étude biographique sur Cabanis : Quelques

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giste remarquable, homme politique, ami de Turgot et de Mirabeau, membre de l’Institut, sénateur de l’Empire, son existence est intimement mêlée à l’histoire intérieure de la France de 1789 à 1808.

Cabanis reçut le 26 avril 1808 le titre de comte de l’Empire et les lettres patentes lui donnent pour armoiries :

D'argent, à la balance soutenue par une verge embrassée d’un serpent, le tout de sable; francquartier de comte sénateur *, à dextre, brochant au quart de Vécu * 1 2.

Pour livrées : jaune, bleu , noir et blanc.

Cabanis était commandant3 de la Légion d’honneur; il ne jouit pas longtemps de son titre et mourut à Rueil-Serdincourt 4, près de Meulan, le 6 mai 1808, sans laisser d’enfants de son mariage, contracté en 1796, avec la sœur du maréchal de Grouchj et de Mœe de Condorcet.

Son corps fut embaumé au château de Rueil et transporté au Panthéon, tandis que son cœur était déposé à Auteuil 5.

notes sur un médecin philosophe de la Faculté de Paris, P.-J.-G. Cabanis [1757-1808). Paris, Michalon, igo3, et notre érudit confrère et ami le Dr Prieur en a fait la critique dans le numéro du 25 juin igo3 de la France Médicale.

1 . Qui est : un franc-quartier d’azur chargé d’un miroir d'or en pal, après lequel se tortille et se mire un serpent d’argent.

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