Pour les sources et références voir
A. Georgel : Armorial des médecins sous le premier Empiré dans la Revue historique, nobiliaire et biographique de 186g, pages 453 et suivantes.
Vicomte Révérend: Armorial du premier Empire (Paris, Champion, i8g5).
Les pages qui suivent n’indiquent que les notes et références qui ne sont pas dans ces deux publications.
Henri Simon, graveur de l’Empereur et du Conseil du Sceau des titres, a publié en 1812, sous le titre à! Armorial de l’Empire Français, deux volumes in-folio, qui malheureusement ne renferment que la moitié environ des titres impériaux conférés par Napoléon I«r, soit 1800 sur 35oo. Un certain nombre des armoiries que nous décrivons s’y trouvent dessinées, sauf celles des chevaliers non légionnaires et celles des chevaliers de l’Ordre de la Réunion.
Nous rapporterons les armoiries telles qu’elles sont décrites dans les lettres patentes enregistrées par le Sénat Conservateur de 1808 à 1 8 1 5 ( Archives nationales : CC.). M. Campardon a publié la liste de toutes ces lettres patentes.
Voir aussi à la Bibliothèque nationale le manuscrit français, numéro i4355.
la biographie des moins connus parmi les nouveaux anoblis, de décrire leurs armoiries et de rapporter les dotations dont ils furent l’objet. Pour ceux, comme Larrey, Ghaptal, Corvisart, etc., dont la vie a été bien étudiée, nous nous contenterons de rappeler seulement leurs titres et qualités.
Auvity.
Jean-Abraham Auvity naquit à Troyes le 5 novembre 1754* Dès la fin de ses études, il acquit une grande réputation ; bientôt membre du Collège et de l’Académie Royale de Chirurgie de Paris, chirurgien de l’hôpital des Enfants-Trouvés, son habileté opératoire et sa profonde connaissance de la pathologie infantile lui valurent le poste, alors très recherché, de chirurgien des Enfants de France et la croix de chevalier de la Légion d’honneur le 29 décembre 1811.
A la réorganisation des études médicales, il devint successivement membre de la Faculté de Médecine de Paris, du Comité central de vaccine et chirurgien en chef de la Maternité.
Par décret du Ier janvier 1812, Napoléon lui fit don d’une rente de 4ooo francs sur l’Illyrie 1 et par lettres patentes données à Saint-Cloud du 2 avril de la même année, il le créa chevalier de l’Empire avec les armoiries suivantes :
D'azur à deux palmes en sautoir d'argent , surmontées en chef au deuxième point d'une étoile d'or , f anquées et accompagnées en pointe de trois têtes d’enfants nouveau-nés de carnation, les deux
1 . Napoléon faisait fréquemment des donations sur les domaines considérables qu’il s'clait réservés dans les pays conquis : canaux, octrois, etc. ; ces donations, bien que marchant souvent avec les titres qu’il concédait, ne les impliquaient nullement; beaucoup de donataires ne furent jamais anoblis.
flancs affrontées et celle de la pointe de fasce; champagne du tiers de Vécu de gueules, chargée du signa des chevaliers légionnaires 1.
Pour livrées : les couleurs de Vécu 2 3.
Auvitj mourut comme l’Empereur dans le courant, de l’année 1821 .
Nous possédons de lui deux mémoires : le premier, sur le sclérème des nouveau-nés (question que la Société royale de chirurgie avait mise au concours dans sa séance du 28 août 1787), lui valutune médaille d’or de 3oo livres 8; le second, sur le durcissement du tissu cellulaire, parut en 1788.
Barailon.
Jean-François Barailon, fils de Joseph Barailon, seigneur de Gandouly, naquit à Chambon (Creuse), le 12 janvier 1743.
Agréé comme médecin en la châtellenie de Chambon, à Lepeau, le 5 décembre 1770, élu en l’élection d’Evaux-en-Combrailles le 5 août 1772, il devint juge de paix en 1790. Député à la Convention le 6 septembre 1792, il siégea parmi les modérés et vota pour la détention de Louis XVI et son exil à la fin de la guerre en disant : « Je ne crois pas être ici pour juger des
criminels, ma conscience s’y refuse mais, pour
prouver en même temps à toutes les Altesses possibles que je les regarde comme une surcharge, comme une
1 . Le signe héraldique des chevaliers légionnaires est : une pièce honorable de gueules, chargée d’une croix d’argent à cinq doubles branches , et les ornements extérieurs : une toque de velours retroussée de sinople, surmontée d’une aigrette d’argent.