‹ Les anoblis de l'EmpireChapitre 3 sur 47 · Mac-Auliffe: In France Médicale, 1901, p. a3i · texte numérisé non relu

Mac-Auliffe: In France Médicale, 1901, p. a3i

souillure dans le pays d’égalité, je demande dans cette séance à jamais mémorable la peine de l’ostracisme contre tous les Bourbons sans exception et contre tout ce qui a porté le titre de prince de France. »

Au début de l’an III il fit appel aux sentiments humanitaires de l’Assemblée en faveur des prêtres détenus, puis proposa que le 21 janvier, jour anniversaire de l’exécution de Louis XVI, devînt une fête patriotique. Nommé par le département de la Creuse au Conseil des Cinq-Cents le 21 vendémiaire an IV, Barailon approuva le 18 fructidor ; élu le 24 germinal an VII au conseil des Anciens par le même département, il adhéra uc 18 brumaire.

Dévoué dès lors à Bonaparte, il fît partie du Corps Législatif en l’an VIII et en devint président en 1801 ; rentré dans la vie privée en 1806, il fut nommé substitut du procureur impérial à Chambon.

C’est à Barailon que l’on est redevable du décret qui réunit aux Facultés de médecine de Strasbourg et de Montpellier les jardins botaniques de ces deux villes. Les mesures très violentes qu’il proposa le montrent comme un exalté et un sectaire, bien qu’il fût d’un naturel doux et bon. Il était à la tête des médecins qui soignaient les blessés du i3 vendémiaire an IV.

Devenu procureur impérial en 1810, le farouche jacobin de jadis reçut le titre de chevalier de l’Empire par lettres patentes du 21 février i8x4, données au palais des Tuileries et signées de la régente Marie- Louise.

Il portait : Parti, au 1 de gueules chargé en abîme d'un E d'argent surmonté d'un füet alaisé mis en fasce du même et accompagné de six palmes de sinople posées en orle ; au 2 d’azur à une verge de sable accolée d'un serpent d’or ; champagne d’azur du tiers de Vécu , chargée du signe des chevaliers de

l’Ordre de la Réunion l, brochant sur le parti 2.

Pour livrées : les couleurs de Vécu , le vert en bordure seulement.

Rallié aux Bourbons en 181 4, Barailon complimente en 1 8 1 5 comme président du collège électoral de la Creuse Napoléon à son retour de l’île d’Elbe.

Il mourut à Chambon le i4 mars 1 8 1 6, laissant un certain nombre d’études médicales sur les fièvres et les hydropisies et un travail assez considérable intitulé : Recherches sur plusieurs monuments anciens du Centre de la France. On lui doit aussi une monographie de Néris.

Bertholet.

Claude-Louis Bertholet naquit à Tailloires (Savoie), le 9 décembre 1748.

Naturalisé français en février 1788, il fut reçu docteur en médecine peu après devant la Faculté de Paris et devint dans la suite médecin du duc d’Orléans.

Elu à l’Académie des sciences grâce à ses remarquables travaux comme chimiste, il fut nommé professeur de chimie à l’Ecole Polytechnique le 19 brumaire an III.

Bertholet fit partie de l’espèce de petite cour que le

1. Qui est: Une pièce honorable d'azur chargée d’une étoile d’or à douze rais.

Un décret du i3 décembre 1810 prononça la réunion de la Hollande à l’Empire Français et la suppression, par suite, de tous les ordres de chevalerie de ce pays . Pour les remplacer, Napoléon créa le 18 octobre 1811 un ordre unique sous le nom d’ordre impérial de la Réunion ( Bulletin de 1812, p. 27). Un nouveau décret du 9 mars 1812 régla la forme delà décoration, son signe héraldique et la prestation de serment des membres de l’Ordre. Louis XVIII, par ordonnance du 28 juillet i8i5, abolit l’ordre de la Réunion.

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