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Triaire : Dominique Larrey , etc,, p

églises; mais il eut le tort de laisser entrevoir une guérison possible sans amputation au général d’Hautpoul blessé à Eylau et cela malgré l'avis de Larrey ; le général se refusa à subir l’opération et mourut le troisième jour.

Quelque temps après Larrey tomba gravement malade et Percy le soigna avec le plus grand dévouement.

Durant la campagne d’Autriche de 1809, il resta en Espagne et devint baron de l’Empire après Wagram, en même temps que Larrey, dès Genettes et Heurte, loup. Il était alors commandant de la Légion d’honneur.

Par décret impérial du i5 août 1809, Percy reçut une dotation de cinq mille francs de rente sur la Poméranie Suédoise et le titre de baron ; ses lettres patentes, datées du palais de Gompiègne, ne lui furent délivrées que le 26 avril 1810.

Il portait :

Ecartelé : au /, d’or à la lampe de sable allumée de gueules; au 2, au signe des barons officiers du service de santé1; au 3, d’azur au miroir d’argent accolé d’un serpent tortillant d’or; au 4, d’or à la main de carnation ailée d'azur tenant un scalpel de sable et entourée d’une couronne de chêne de sinople 2.

Pour livrées : les couleurs de l’écu, le vert en bordure seulement.

Atteint d’une ophtalmie très grave, Percy ne put accompagner les armées françaises durant la campagne de Russie. Il profita de ce repos forcé pour commencer,

1 . Qui est : de gueules à l’épée en barre, la pointe en bas d’argent.

a. Archives nationales : GG., volume 2^7, fQ g2.

en collaboration avec Laurent, le Dictionnaire des Sciences médicales.

En i8i4, il parvint par un véritable tour de force à réunir les douze mille blessés de Paris dans les abattoirs et à organiser en trente-six heures le service médical.

Nommé en 1 8 1 5 chirurgien en chef de la nouvelle armée que Napoléon venait d’organiser, Percj, vieux et déjà atteint de l’affection cardiaque qui devait l’enlever, n’avait plus la vigueur physique nécessaire pour 6uivre cette pénible campagne, où le service de santé fonctionna mal, se ressentant de l’âge du chirurgien en chef.

Napoléon, par son testament, le fit légataire ainsi que Larrey d’une somme de cent mille francs dont il ne toucha que la moitié, le gouvernement de la Restauration ayant fait rentrer dans le trésor public la fortune propre de l’Empereur L

Le baron Percy avait été élu représentant à la Chambre des Cent Jours par le grand collège de la Haute-Saône; il rentra dans la vie privée au retour des Bourbons et fut souvent en butte aux tracasseries policières, comme la plupart des vieux serviteurs de Napoléon qui ne s’étaient pas ralliés au régime nouveau. Révoqué de ses fonctions d’inspecteur général, il fut appelé vingt-deux fois au ministère de la police, et l’espionnage dont il était l’objet provoqua un incident qui fit rire tout Paris : Percy possédait une collection d’armes recueillie pendant ses campagnes et connue de tous les archéologues et érudits de l’Europe. Son cabinet fut dénoncé comme un arsenal et Percy ne trouva la tranquillité qu’après une visitedu duc Decazes, ministre delà police, auquel il fit

i. Triaire : Dominique Larrey , etc.,p. 68a, et Delorme : Traité de chirurgie de guerre , I, p. iC3.

lui-même l’honneur de ce dépôt révolutionnaire ; Decazes raconta le soir même l’histoire à Louis XVIII, et le spirituel souverain, mieux avisé que ses partisans, ordonna qu’on laissât désormais tranquille le vieux chirurgien L

Percy mourut à Paris le 18 février 1825.

Les mémoires qu’il a publiés se font remarquer par une érudition choisie, un style pur et une piquante originalité. Dupuytren lui succéda à l’Académie des Sciences.

Porcher de Richebourg.

Gilles-Charles Porcher naquit à La Châtre (Indre) le 22 mars 1752 ; reçu docteur en médecine, il entra presque aussitôt dans l’administration de sa province et s’occupa ensuite de politique: successivement président du grenier à sel de La Châtre à Bény (fonction qu’avait occupée son père, François Porcher, de Lissonnay), le 28 février 1774; commissaire du roi près le tribunal du district de La Châtre et maire de cette ville en 1791 ; premier député suppléant de l’Indre en septembre 1791 ; membre de la Convention et député au Conseil des Cinq- Cents pour ce département ; secrétaire du Conseil le Ier messidor, il se fit remarquer par son opposition à la politique du Directoire qui le nomma cependant administrateur des hospices de Paris, le 27 prairial an VI. Porcher devint membre de la Légion d’honneur le 9 vendémiaire an VII et commandant le 25 prairial.

Par lettres patentes du 26 avril 1808, Napoléon le créa comte de l’Empire avec pour règlement d’armoiries : De gueules à la main dextre appaumée d'argent, trois étoiles du même en haut à senestre posées 2 et 1 1 2. Pour livrées : azur, rouge et argent.

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