Cabanès : Chronique médicale du /er avril igo
1808 datées de Madrid, Napoléon le créa chevalier de l’Empire avec les armes suivantes :
D’argent à la plante de pervenche au naturel , terrassée de sinople, tortillée d’un serpent de sable, lampassé de gueules et senestré en chef d’une étoile d’azur, le tout soutenu d’une champagne de gueules du tiers de Vécu, au signe des chevaliers 1.
Pour livrées : les couleurs de Vécu, le vert en bordure seulement 2.
Parti avec les armées françaises en Rassie en 1812, Sue, atteint d’une grave affection des yeux, dut rentrer à Paris.
La Restauration lui fut très favorable ; rallié dès la première heure, il devient médecin en chef de la maison militaire du Roi en 1814, chevalier de Saint- Michel en 1817, professeur d’anatomie à l’Ecole des Beaux-Arts et membre de l’Académie de Médecine en 1821, officier de la Légion d’honneur le 3 août 1824, médecin consultant du Roi la même année.
Jean-Joseph Sue eut un fils, le célèbre romancier Eugène Sue, qui, avant d’écrire les Mystères de Paris, fut médecin de marine et assista à bord du vaisseau Le Breslau à la bataille de Navarin.
Sue a laissé un très grand nombi'e de publications médicales qu’il serait trop long de rapporter ici. La biographie de 1826 nous dit de lui : « Sue, membre de l’Académie Royale de Médecine, médecin en chef de la maison militaire du Roi, etc., etc., rue de Surène, n° 3. M. Sue est infiniment au-dessus de tous les éloges que nous pourrions faire de ses talents et comme praticien, et comme auteur. »