‹ Les anoblis de l'EmpireChapitre 6 sur 47 · Trluhe : Dominique Larrey , etc., pp. 346 et · texte numérisé non relu

Trluhe : Dominique Larrey , etc., pp. 346 et

« (Asker-Kan) fut le héros d’une aventure comique qui fit rire tout Paris et à laquelle fut mêlé le président de la Cour des Comptes, Barbé-Marbois. S’étant trouvé indisposé, Asker-Kan fitdemander le docteur Bourdois de la Mothe. . . L'entourage se trompa, et, abusé par la désinence des noms, fit prier Marbois de se rendre auprès de l’ambassadeur. Etonné, mais pensant que le Persan peut désirer s’entretenir avec un haut fonctionnaire tel que lui, le président défère à l’invitation qui lui est adressée. Dès son arrivée, Asker-Kan lui tend la main et lui tire la langue, sans autre cérémonie. Surprise de Marbois, serrant respectueusement le poignet qui lui est offert et s’inclinant profondément, mais sans comprendre. A ce moment entrent quatre valets qui lui présentent un vase dont la nature et le contenu ne peuvent être équivoques. Rouge de colère, le haut magistrat se lève et demande des explications. De celles-ci, il résulte qu’on l’a pris pour Bourdois et qu’il est victime de la parité de désinence de son nom. Il sort confondu A >>

Bourdois de la Motbe fut nommé médecin des épidémies dans le département de la Seine en 1807, conseiller de l’Université en 1810, enfin médecin du roi de Rome. Ce titre lui valut la clientèle de toute la cour impériale et une haute situation sous la Restauration .

Larrey nous dit dans ses mémoires que sa qualité de médecin du prince de Talleyrand lui donna un moment une influence considérable. C’était après Iéna; Napoléon remaniait la carte d’Allemagne et tous les princes des bords du Rhin, qui étaient accourus à Paris pour défendre leurs intérêts, feignaient d’être malades afin d’appeler Bourdois et de l’intéresser à leur cause. « Ce fut aussi, ajoute Larrey, celui de nous tous qui a reçu le plus de riches tabatières et c’est avec le produit

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