‹ Les anoblis de l'EmpireChapitre 5 sur 47 · Archives nationales : CC., volume 2^0, f · texte numérisé non relu

Archives nationales : CC., volume 2^0, f

5. Vicomte Révérend: Titres, anoblissements et pairies de la Restauration, t. /, p. 206.

Bertholet mourut à Arcueil le 6 novembre 1822. Dans le procès du maréchal Ney, il avait voté pour la déportation et en défendant à la Chambre Haute les libertés octroyées par la charte, Bertholet s’était efforcé de faire oublier son ingratitude envers son impérial bienfaiteur.

Bourdois de la Mothe.

Edme-Joachim Bourdois delà Mothe naquit à Joigny le 24 septembre 1754 et fit ses études médicales à l’ancienne Faculté de Paris dont il devint un des docteursrégents. Médecin de la Charité, où il étudia spécialement les accidents du saturnisme, le comte de Provence, plus tard Louis XVIII, le prit pour médecin ordinaire et le nomma chef de son cabinet d’expériences; il était en même temps médecin de Madame Victoire, fille de Louis XV et tante du Roi.

Toutes ces attaches royalistes lui valurent d’être écroué à La Force pendant la Terreur. Il ne sortit de cette prison que grâce au dévouement de sa femme pour aller prodiguer ses soins en Italie à l’armée de Bonaparte ; c’est de cette époque que date la bienveillance que ce dernier lui témoigna toujours et dont il s’autorisa sous le Consulat pour lui demander, au nom des médecins de Paris, le rétablissement des corporations 1 . Choisi en i8o5 comme médecin du ministère des Affaires étrangères, Bourdois conserva cette fonction jusqu’en 1 8 1 5 ; il eut ainsi comme clients la plupart des ambassadeurs alors accrédités en France.

C’est à propos de l’un d’eux, Asker-Kan, ambassadeur de Perse, qu’arriva à Barbé-Marbois, président de la Cour des Comptes, la petite histoire burlesque que nous empruntons au docteur Triaire :

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