‹ Les Anomalies Congénitales au Cours du MongolismeChapitre 7 sur 25 · A MON PRÉSIDENT DE THÈSE · texte numérisé non relu

A MON PRÉSIDENT DE THÈSE

M. NOBÉCOURT

Professeur de clinique médicale à la Faculté de Médecine Membre de l’Académie de Médecine Médecin de l'Hôpital des Enfants-Malades Officier de la Légion d’honneur

Pour le très grand honneur qu’il nous a fait en acceptant de présider cette thèse.

A M. L. BABONNEIX

Médecin de l'Hôpital Saint-Louis (Annexe Grancher)

Qui nous a inspiré le sujet de cette thèse et nous a aidé de ses précieux conseils.

Introduction.

Seguin est le premier auteur qui ait remarqué le facies asiatique de certains idiots ; en 1846, dans son livre sur le traitement des arriérés, il rapporte deux observations assez ressemblantes à celles de l’idiotie mongolienne qui ne devait être isolée que 20 ans plus tard.

En 1866, en effet, un psychiâtre anglais, Langdon Down, est à son tour frappé par la ressemblance étrange qu'offre avec le type Mongol, la physionomie de nombre de ses idiots (jusqu’à 10 %). Il s’occupait alors, nous dit Dop dans sa thèse, de classer ces malades d’après leur ressemblance avec les différents types ethniques et ainsi fut-il amené à décrire la « Mongolian idiocy ». Nous pensons plutôt qu'après avoir isolé cette affection, Langdon Down tint à généraliser les déductions qu'il avait faites à propos des arriérés à facies mongol et fut ainsi conduit à classer les idiots d’après leur type de physionomie.

Peu importe d’ailleurs ; retenons seulement l'importance attribuée par les premiers auteurs au facies

mongolien qui, avec l’arriéralion mentale, semble

Page 1