et même 140 pulsations par minute
INSPECTION. — On note une turgescence notable des vaisseaux du cou qui s'accompagne d’une tension des piquelaires ayant dans quelques cas permis de constater à l'œil un véritable galop jugulaire.
Dans les cas extrêmes, les artères battent à un tel point qu'elles réalisent une véritable danse systolique, également visible à la radio.
À la palpation, on note un choc de la pointe, évoquant le choc en dôme par sa dureté et son importance. La pointe est à sa place, en dedans de la loque mameloniaire.
Mais c’est surtout l’auscultation qui vient nous apporter les éléments les plus importants de l'examen.
MODIFICATIONS DU TIMBRE. — Une des modifications les plus importantes est celle du timbre des bruits du cœur.
Ceux-ci sont vibrants, secs, durs, pouvant annoncer un véritable état clangoreux des deux bruits du cœur, mais en gardant cependant un caractère moins
métallique que dans le clangor vrai.
RYTHMES A TROIS TEMPS. — Fréquentes aussi toutes les altérations de la révolution cardiaque avec apparition de rythmes à trois temps.
Les plus fréquentes sont les dédoublements du
premier bruit en imposant pour un rythme de galop.
Mais un examen attentif montre qu’il s’agit de bruits plus secs, plus brefs que dans le galop vrai, et surtout que les deux premiers éléments sont très rapprochés lun de l’autre.
Il n’existe pas cette distinction nette et assourdie qui sépare le bruit présystalique du premier bruit du cœur. Les deux éléments en sont secs, nets et rap-
prôchés.
Mais si la sémérologie pouvait laisser un doute sur l'interprétation, l'examen général suffirait à le lever, car il manque à ce faux galop « selon l’expression de Gallavardin » l’atmosphère du galop vrai.
Ici, pas de choc en masse avec gros cœur, pas de dyspnée avec cyanose, pas d’hépatomégalie avec ædèmes, pas de store pulmonaire; il s’agit d’un rythme à trois temps solitaire avec un volume cardiaque cliniquement et radiologiquement normal.
Dans d’autres cas, le rythme à trois temps est réalisé par un bruit mésosystolique.
Il s’agit de claquements secs, brefs, superficiels, ayant un caractère plus éclosant que les deux bruits cardiaques qui l’encadrent.
Il s’agit là sans doute de claquements péricardiques, ce qui fait penser le caractère superficiel et le peu de propagation de ces bruits.
Une réserve doit être faite à leur sujet si cet accident est solitaire; il peut ne pas être considéré comme pathologique, mais s’il s'accompagne d’extra-systoles surtout s’il existe la notion clinique ou radiologique d’une apparition pleurale ancienne ïis peuvent être les témoins d’une symphyre péricardique localisée et peuvent entraîner des décisions comparables à celles qu’imposent les lésions organiques.
DÉDOUBLEMENTS DU SECOND BRUIT. — Ils s’observent à la pointe et sont comparables au bruit d'ouverture de la valvule mitrale. +
st i7 —
Il s’agit d’un diagnostic difficile; ce sont même en fait les plus difficiles à diagnostiquer dans un rythme rapide,
Nous rappellerons que l’on observe souvent de fortes tachycardies.
Ils ont en effet un caractère musculaire, étouffé, qui rappelle par leur timbre le rythme de galop.
Le diagnostic se fera seulement sur un cœur ralenti probablement, par le repos généralement. D'autre part l’examen radiologique qui montre un cœur normal, fera rejeter, particulièrement chez un sujet jeune, l’hypothèse d’un rythme de galop véritable observé au cours d’une myocardie.
Il faudra, avant de penser qu’il s’agit là d’un galop véritable, se livrer à de nombreux examens.
C’est d’ailleurs chez des sujets analogues que lon trouve une tension basse. Peut-être pouvons-nous
voir là la cause de ce rythme à trois temps.