‹ Les anomalies d'ossification des Epiphyses et des petits osChapitre 25 sur 43 · OBSERVATION XXVIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVIII

(Moucxer. — Revue de Chirurgie. Décembre 1913)

Il s’agit d’une jeune femme de 31 ans qui présente des douleurs dans “les deux pieds, douleurs qu’elle ressent après une marche prolongée et surtout à la fin de la journée.

A l'inspection, le pied paraît normal ; cependant à gauche la voûte plantaire est nettement effondrée mais sans tendance au valgus, sans saillie du bord interne du pied, sans la moindre exagération du volume de la tubérosité scaphoïdienne.

Les empreintes plantaires relevées avec de la poudre de sesquioxyde de fer montrent un appui normal du pied à droite, un appui sur toute la surface plantaire du pied gauche, à un degré que ne laissait pas soupçonner l’examen de ce pied isolé.

Ce n’est que depuis un mois que la malade accuse des douleurs ; elle a seulement remarqué depuis longtemps que toutes les fois qu’elle chausse des pantoufles et qu’elle n’a pas le pied maintenu, elle souffre davantage.

Les douleurs ne sont pas spécialement localisées au niveau du scaphoïde, elles siègent au pourtour des malléoles et sous l’articulation calcanéo-cuboïdienne.

Il y a un hallux valgus assez prononcé à chaque pied avec un « oignon ».

Rien de particulier dans les antécédents héréditaires ou personnels.

La radiographie montre un os tibiale externum à chaque pied, mais très petit.

À gauche le scaphoïde paraît avoir une tubérosité plus volumineuse qu’à droite, disposition dont on ne se rendait pas compte à l’examen clinique.

” OBSERVATION XXIX (Moucner. — Revue de Chirurgie. Décembre 1913)

M°° B..., 47 ans, vient consulter pour douleurs dans le pied droit.

Ces douleurs sont plus accusées à la fin de la journée quand elle a marché un certain temps. Elles sont spécialement marquées au niveau du bord externe du pied, au voisinage de l’extrémité postérieure du 5° métatarsien.

M"° B... dit éprouver auw$si quelques douleurs au niveau des articulations métatarso-phalangienpes 2°, 3° et 4°, spécialement dans la marche, lorsque son pied appuie sur un sol inégal, sur une pierre, etc. Il y aurait là quelque chose de comparable à la métatarsalgie.

Le pied est d’aspect absolument normal ; il n’est ni aplati, ni valgus ; pas de varices, pas d'œdème. Toutes ses articulations sont souples.

La radiographie montre l’existence d’un os tibiale externum aux deux pieds. Celui du pied gauche, pied dont la malade ne se plaint pas, ressemble à s’y méprendre à une fracture du scaphoïde.

OBSERVATION XXX (Moucer. — Revue de Chirurgie. Décembre 1913)

X.…, 30 ans, a des douleurs dans le pied droit depuis quelques semaines. s

Employé dans un bureau, n'étant pas exposé à rester debout plusieurs heures par jour, il n’avait jamais ressenti

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jusqu’alors de douleurs dans le pied. Il n’a jamais eu de rhumatismes, ni de blennorrhagie ; il nie également la syphilis. Il n’a pas eu dans ces derniers temps de maladie infectieuse.

Le pied droit et le pied gauche sont d'aspect normal, bien cambré, ne présentant ni varices ni déformation squelettique. |

Les douleurs spontanées, survenant surtout à la fin de la journée, sont localisées au milieu du bord interne du pied ; la pression sur le tubercule du scaphoïde qui n’est pas spécialement saillant et qui ne l’est pas plus du côté droit (le seul douloureux) que du côté gauche, réveille en ce point une douleur assez vive.

L’empreinte plantaire est normale, le pied ne s’affaisse pas pendant la marche.

La radiographie montre la présence sur le pied droit d’un petit os tibiale externum qui n’existe pas sur le pied gauche.

OBSERVATION XXXI (SANTY. — Lyon Chirurgical, 1924, p. 563)

M"° M..., (32 ans) sans antécédents ostéo-articulaires, fait une chute sur le pied droit dans le courant de juillet 1923, avec persistance de phénomènes douloureux mis sur le compte d’une entorse. En réalité, ces douleurs ont une localisation très précise. La malade se plaint uniquement du bord interne de son pied et plus spécialement de la région scaphoïdienne. Le tubercule du scaphoïde est anormalement saillant et la pression est très douloureuse à son niveau. En outre, dès que la marche se prolonge au-delà de quelques minutes, les douleurs s’exagèréent au point d’obliger la malade à s'arrêter.

Sur une radiographie du pied posé à plat, on découvre l'existence d’une anomalie très caractéristique : le scaphoïde porte dans le prolongement de son bord interne un os surnuméraire très visible, triangulaire, à base antérieure, à sommet mousse postérieur, paraissant s’articuler en dehors avec la tête de l’astragale. L’examen du pied gauche ne révèle pas de saillie aussi accusée dü scaphoïde.

La radiographie n’a pas été pratiquée. Devant la persistance des phénomènes douloureux, on conseille à la malade de se faire enlever l’osselet douloureux. :

Le scaphoïde accessoire est abordé après dilascération des fibres épanouies du jambier postérieur, et apparaît à la façon d’un segment du scaphoïde qui aurait été séparé de l'os principal artificiellement, tant ses connexions avec lui sont intimes.

Il n’existe pas de surface articulaire entre le scaphoïde et son accessoire, tandis que la face de l’osselet qui regarde l’astragale en est séparée par une véritable articulation.

Les suites opératoires ont été banales. La malade a été revue le 7 décembre 1923 : état local parfait, cicatrice indolore, tissu cellulaire souple et sans gonflement. Les phénomènes douloureux, bien que très diminués, réapparaissent à l’occasion d’une marche prolongée ou d’une fatigue exagérée. La malade est très satisfaite du résultat.

OBSERVATION XXXIZ

(Due à l’obligeance de Monsieur le Docteur TiILLIER)

Radiographie des deux pieds d’un sujet adulte, montrant un os tibial annexé au scaphoïde droit, volumineux, affectant la forme d’un triangle aux angles mousses s’articulant avec le tubercule du scaphoïde.

Le scaphoïde gauche est également pourvu d’un os tibial, mais plus éloigné de son support et de forme sensiblement arrondie. (Fig. 12 et 13.)

L'os tibiale externum est le plus fréquent des osselets surnuméraires. Découvert en 1605 par Baumm, il a été décrit comme sésamoïde du jambier postérieur (Sap- PEY), comme épiphyse du scaphoïde (JarouLAY), comme -exostoses symétriques du scaphoïde (FÉRÉ et DexiKen). Il a été découvert radiologiquement par MoweurG en

Il est constant chez presque tous les mamifères ct

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