‹ Les anomalies d'ossification des Epiphyses et des petits osChapitre 41 sur 43 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les observations de noyaux osseux surnuméraires se multiplient depuis la période radiographique.

1° Certains sont des os de survivance ancestrale (os surnuméraires, double rotule etc). On les retrouve dans la série animale et ils deviennent d'autant plus rares que les espèces envisagées sont plus proches de l'homme.

2° D'autres sont réellement des épiphyses dédoublées : la nôn-soudure des noyaux épiphysaires est vraisemblablement fonetion d’une mauvaise nutrition périchondrale.

3° Enfin certaines anomalies sont passagères chez l’enfant (olécrane, point malléolaire tibial).

Elles se soudent précocement au noyau primitif et il n’en reste pas trace chez l’adulte.

La situation et le volume des points supplémentaires sont variables d’un sujet à l’autre et, sur le même sujet, d'une région à la région homologue.

Ils ne se manifestent cliniquement qu'au membre inférieur, le plus souvent par des symptômes d’ostéomyélite larvée, ou encore à l’occasion d’un traumatisme.

Leurs caractères radiologiques sont très nets : ils donnent une ombre à contours clairs, dépourvus d'aspérités : ils sont au voisinage de l’os qui leur sert de support, et se soudent ou s'articulent avec lui.

Ils sont souvent bilatéraux.

Ces caractères permettent de les distinguer d'une fracture, d’où iniportance médico-légale.du diagnostic.

Les os supplémentaires devenus douloureux doivent être extirpés ; les attitudes vicieuses qu’ils favorisent doivent faire l’objet d’un traitement approprié.

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