‹ Les Anomalies Du Complexe Ventriculaire ÉlectriqueChapitre 41 sur 89 · CON EN A EE · texte numérisé non relu

CON EN A EE

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CRALE 2

c) Symptômes :

— Insuffisance cardiaque dans 5 cas ; peu accentuée, 4 fois ; nettement caractérisée, du type asystolique, 1 fois.

— Hypertension systolique, 8 fois,

den a 20R Cm AMClis te 5 cas,

de 20:cm. à 24 cm. inclus : 4 cas,

25 cm. et au-dessus : 1 cas.

Manifestations angineuses dans 6 observations ; typiques, 3 fois ; atypiques ou frustes, 3 fois.

— Bruit de galop constaté chez 5 malades.

d) Syphilis certaine dans 5 cas, soit 17,2 %.

Pronostic

10 malades ont été suivis :

1° 1 est mort par le cœur, 13 semaines après la première constatation du trouble graphique considéré.

1 autre est mort d’apoplexie cérébrale.

29 8 malades ont survécu et la survie moyenne, comptée d’après le même critère est de 45 semaines 2.

De ces 8 malades, 4 sont améliorés cliniquement, et 4 sont dans un état stationnaire.

3° Sur les 10 malades suivis, 1 est mort par le cœur, soit une mor-

lalité de 10 %X,.

20 Allongement du temps de conduction auriculo-ventriculaire associé à des anomalies significatives du complexe ventriculaire.

Fréquence

66 cas, soit 15,2 % des cas avec anomalies significatives, et 7,3 9, de la statistique d'ensemble.

Prédominance électrique

9 fois prédominance droite 11 07 48 fois prédominance gauche NN 9 fois absence de prédominance = 13,6 %,.

Etude clinique a) Sexe, âge : 20 sujets du sexe féminin, 46 du sexe masculin ; âge moyen, 54 ans 4/10 ; le plus vieix, 81 ans : le plus jeune, 17 ans.

b) Diagnostics cliniques

— Myocardite chronique avec. hypertension................. 8 — Myocardite chronique sans hÿpertension.......... Li sole 15 — Insuffisance mitrale organique...................... A À 4 —.Insuffisance aortique (Corrigan)....... nero fe ie Re il -— Insuffisance aortique et insuffisance mitrale associées....... il = Aortite CHIONIOQUERATHÉTOMALEUSE PRE re RE 4 — Syphilis de l’aorte’(dont 2:cas avec ectasié) 2." 0" re lO — nmsSufisancecCArAto rénale EC EPP EEE US De 10

==*Hypertension solitaire 2. rt meet so + 2 = PANCOISONEAT ER Pere ce D re oo ©

— Insuffisance rade des Dre et des gibbeux.. jl

c) Symptômes :

— Insufjisance cardiaque dans 42 cas; peu accentuée, 20 fois ; nettement caractérisée du type asystolique, 22 fois. — Hypertension systolique, 25 fois, de 18-cm. à 20 cm inclus "6 Cas; de 2016m. a 22901 INCIUS "ATIOECAS: \!

25 cm. et au-dessus AuCas.

— Manifestations angineuses dans 21 observations ; typiques, 8 fois ; atypiques ou frustes, 13 fois.

—— Bruil de galop constaté chez 35 malades.

d) Syphilis certaine dans 22 cas, soit 33,33 %.

Pronostic

40 malades ont été suivis :

19 29 sont morts du fait de leur cardiopathie, dans un délai de 29 semaines 2, compté depuis notre première constatation des troubles e. c. graphiques en question.

1 autre est mort d’urémie.

29 10 malades ont survécu et la survie moyenne calculée d’après le même critère est ie 68 semaines 7.

De ces 10 malades, 2 sont améliorés cliniquement, 3 sont plus mal et > sont dans un état stationnaire.

39 Sur les 40 malades suivis, 29 sont décédés du fait de leur car-

diopathie, soit une mortalité de 72,5

J/ Vo:

; { + entité

10La fibnillation auriculaire paraît être plus rare en présence d'anomalies du complexe ventriculaire qu’en leur absence, puisque sur un total de 210 observations, 89, soit 42,3 %,, appartiennent à la première éventualité.

On remarque la plus grande fréquence d’une prédominance électrique, et surtout d’une prédominance gauche, dans les cas où le complexe ventriculaire est atypique.

Les différences entre les deux ordres de faits soumis à la confrontation s’affirment surtout en ce qui concerne l’étiologie générale et les cardiopathies associées. Dans le premier, l’âge moyen est de 48 ans 5, et l’on note une prédominance notable du sexe féminin sur le sexe masculin, tandis que dans le second, lPâge moyen est plus élevé : 55 ans 9, et la prédominance sexuelle est inverse.

La proportion des malades présentant une syphilis connue est près de neuf fois plus forte lorsqu'il existe des anomalies du complexe. ;

En outre, si l’insuffisance cardiaque s’observe à peu près également dans les deux groupes d’observations, son degré est généralement plus accentué dans le second et le taux des cas avec hypertension artérielle, manifestations angineuses, bruit de galop, indique dans ce même groupe une tendance plus habituelle à l’insuffisance du ventricule gauche. Il ne nous surprend done pas que les cardiopathies en cause soient également différentes et que les lésions mitrales,en particulier, appartiennent presque toutes à la catégorie des faits sans altération du complexe ventriculaire. Mais le point qui surtout doit retenir iei notre attention, réside dans le pronostic ; pour la fibrillation auriculaire simple, nous relevons une mortalité de 24,28 % avec une survie moyenne de 39 semaines 6 ; l’association d'anomalies élève le taux de la mortalité à 65,6 %, et abaisse la survie moyenne à 29 semaines 1.

Les auteurs qui se sont attachés à l’étude de la fibrillation auriculaire dans ses rapports avec les altérations du complexe, ont abouti pour la plupart à des conclusions analogues aux nôtres. Selon White, la mortalité globale de la fibrillation au-

rieulaire est de 48 % pour les cas suivis pendant deux à trois ans, mais à ne considérer que ceux où le complexe ventriculaire est aberrant, le taux de la mortalité s’élève à 100 %. Wiilius, Coffen, estiment que le pronostic de la fibrillation est deux ou trois fois plus sévère quand à ce trouble du rythme se surajoutent des anomalies de QRS et des extrasystoles ventriculaires (1). Jones partage la même opinion. Clerc et Stieffel, Camail insistent également sur l'influence fâcheuse des atypies du complexe ventriculaire dans le pronostic de l’arythmie complète. Olga Hansen trouve une létalité de 75 % pour les cas avec complexes aberrants, et de 46,8 % pour la fibrillation isolée, c’est-à-dire avec profils ventriculaires normaux.

20 Des constatations analogues dans l’ensemble, s’appliquent à la tachysystolie auriculaire, qui, on le sait, se mêle très fréquemment à la fibrillation ; d’après nos observations, la mortalité qui est de 23,07 % pour les cas à complexes ventriculaires normaux, s'élève à 71,4 % lorsque les anomalies considérées sont en cause.

3° Au cours du bloc auriculo-ventriculaire, partiel ou total, il est très fréquent de rencontrer des complexes anormaux qui, assez souvent, réalisent l’aspect du bloc de branche (superbloc). Sur les 21 cas de dissociation que nous avons réunis, le complexe ventriculaire n’était sensiblement normal que dans 5 cas, encore est-il que du fait de la bradycardie, se montrait toujours un élargissement de l’espace Q T. Mais contrairement à ce que nous avons admis pour les autres types d’arythmies, il ne semble nullement démontré que les anomalies surajoutées aient ici une signification évidente et même une influence fâcheuse sur le pronostic. Le taux de la mortalité est sensiblement comparable dans les deux groupes de faits et nos conclusions ne s’accordent donc pas, il faut le reconnaître, avec l’ensemble des conclusions précédentes.

Toutefois 1l peut être intéressant de faire remarquer que dans les tracés de dissociation supposée congénitale, l’e. c. g.

(1) Willius (cité par Coffen) donne un taux de mortalité de 87,5 % pour les cas où se voient en association avecla fibrillation auriculaire, des altérations de Q RS et des extrasystoles ventriculaires.

ventriculaire se rapproche plus souvent du type normal que dans les courbes de dissociatiôn acquise.

49 L’allongement permanent du temps de conduction auriculo-ventriculaire, exprimé par une durée de l’espace P Q égale ou supérieure à 0720, se rencontre davantage dans les courbes où le complexe ventriculaire est altéré que dans celles où il est normal. En d’autres termes, ce trouble de la conductibilité auriculo-ventriculaire s’associe dans la majorité des cas à des troubles de la conductibilité intra-ventriculaire (si toutefois l’on interprète comme tels les différents types d’anomalies du complexe ventriculaire). Notons que dans la plupart des observations rapportées ci-dessus, l’étude des tracés montre une prédominance électrique du ventricule gauche. Si l’on envisage le tableau clinique dans les deux catégories de faits mis en opposition, on voit que le trouble en question, lorsqu'il est isolé peut se rencontrer parfois en dehors de toute cardiopathie évidente, qu’il ne s’accompagne de symptômes d’insuffisance cardiaque que dans un nombre de cas assez restreint, et que sa constatation ne paraît avoir aucune signification pronostique fâcheuse, du moins à brève échéance. Au contraire dans les cas où il est associé à des anomalies du complexe ventriculaire, 1l s’agit alors de cardiopathies avérées avec insuffisance cardiaque patente, dans la majorité des observations, et l’on retrouve encore ici une haute mortalité, : puisque sur l’ensemble des 66 cas réunis dans notre présente statistique, elle atteint 72,5 % dans un délai moyen de 29 semaines.

59 En résumé si l’on en excepte la dissociation auriculoventriculaire, qui ne comporte pas de conclusions précises ; on peut conclure que les anomalies du complexe électrique gardent toute leur valeur pronostique lorsqu'elles se surajoutent à des troubles permanents du rythme ou à un simple allonsement de l’espace P. Q. + pe:

Dans l’ensemble de ces cas, le taux de la mortalité est en règle générale plus élevé que pour chacun des deux ordres de troubles, considérés individuellement.

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