EXPÉRIMENTATION
T's’inverse, à nouveau, ou s’aplatit, en une ou plusieurs dérivations et cela, semble-t-il, de façon définitive.
L’autopsie des animaux révèle l’évolution progressive des lésions, vers la formation de cicatrices fibreuses.
Ajoutons que les ligatures posées sur le trajet de la coronaire droite ne provoquent jamais, du moins en principe, de telles altérations de l’onde T (1), alors même quela fibrillation ventriculaire intervient, comme nous l’avons vérifié, en collaboration avec MM. Clerc, Deschamps et Bascourret, en confirmant la plupart des constatations expérimentales de Smith.
Plus intéressantes également sont les recherches de Hamburger, Priest et Bettman qui, utilisant la méthode de Sée, Bochefontaine et Roussy, ont provoqué chez le chien des embo- Bes expérimentales, en injectant une suspension de spores de lycopode dans la branche ascendante antérieure de la coronaire gauche. Dans certains cas la mort survenait immédiatement par fibrillation ventriculaire, parfois elle était retardée et le. c. g. montrait la fusion plus ou moins complète des cndes R et T. D’autres fois la survie se prolongeait deux ou trois mois: dans ces conditions, les complexes ventriculaires subissaient des altérations évolutives intéressant spécialement l’onde T qui devenait franchement négative dans les 24 à 48, heures suivant la ligature, puis reprenait son aspect normal vers le huitième jour ; mais, dans la suite, de nouvelles inversions temporaires pouvaient survenir à plusieurs reprises, elles étaient généralement de moins en moins accentuées. L’autopsie des chiens ayant survécu un certain temps révélait la présence d’un infarctus fibreux de la pointe du ventricule gauche.
Certains auteurs ont recherché plus particulièrement les effets e. e. graphiques des myocardites expérimentales. Becke, Jonhson et Harris reprenant la technique de Fleisher et Loeb, — qui ont montré que l'injection intra-veineuse simultanée d’adrénaline et de caféine provoquent chez le lapin des lésions myocardiques, —— ont constaté dans la majorité de
(1) Smith, Davenport ont rapporté des cas quasi expérimentaux, chez l'homme ; il s’agissait de blessures du cœur ayant nécessité la ligature de certains rameaux de la coronaire gauche. Les e. c. g. montrèrent l’inversion temporaire de l’onde T, puis son retour progressif vers la positivité.
leurs expériences, des altérations consécutives mais généralement transitoires, de londe T, qui s’aplatissait, devenait négative ou diphasique en une ou plusieurs dérivations, tandis que le groupe Q RS: n’était jamais modifié.
La production d’escarres, par injections intra-myocardique de nitrate d’argent, rappelle, dans une certaine mesure les lésions de l’infarctus cardiaque, Eppinger et Rothberger, et ultérieurement Clerc et Stieffel, ont utilisé ce procédé. Ils ont remarqué que lorsque les lésions portent vers la septuminter-ventriculaire, les tracés recueillis se rapprochent de ceux qu’entraîne la section des branches du faisceau de His: les lésions du ventricule droit, à l'exception de sa base, ont une traduction électrique moins nette, par contre l’escharrification de la région de la pointe entraîne de profondes modifications morphologiques des tracés : l’onde T devient immédiatement proéminente, le profil ventriculaire prend de façon transitoire un aspect monophasique comparable à celui que réalise la ligature de la branche descendante antérieure de la coronaire gauche (voir fig. 20). De son côté Lewis avait obtenu des courbes analogues par la cautérisation de la pointe du cœur, chez la grenouille.
Il apparaît donc, que, quel que soit la procédé expérimental utilisé, la lésion de la région apexienne du cœur entraîne des effets sensiblement comparables.
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