ANOMALIES DU MUSCLE COUTURIER
Le couturier est un ruban long et large, réunissant l'ilion à - l'extrémité supérieure du tibia. II se détache en haut, à l'aide de fibres aponévrotiques fort courles, de l'épine ih"aque antérosupérieure et aussi de la partie la plus élevée de l'échancrure qui est au-dessous; oblique en bas, en dedans et en arrière, il croise en diagonale la région antérieure de la cuisse et vient se fixer, en bas, sur la partie interne de l'extrémité supérieure du tibia, en avant de la tubérosité interne. Il forme là, comme on le sait, avec les tendons terminaux du droit interne et du demitendineux, cet appareil aponévrotique à branches multiples et divergentes que l'on appelle la yatte d'oie.
Meckel fait remarquer que, « dans certains cas, les fibres du couturier sont interrompues par un tendon intermédiaire considérable et solidement unies à l'aponévrose fascia lata » . Kelch et Macalister ont signalé une semblable disposition.
Les variations analomiques du muscle couturier sont les suivantes :
§ I. — Absence — Je ne connais qu'un fait de cette nature; il est rapporté par Meckel dans le tome II de son Manuel d'Anatomie (p. 203). L'illustre professeur de Halle se borne à une simple mention.
Analomie comparée. — Humphry n'a pas rencontré le muscle couturier chez \ePleropus. Ce muscle fait défaut, d'après Meckel, dans l'ordre des Chéiroptères. Wiedemann n'en fait aucune mention dans son excellente monographie du castor; Meckel l'a vainement cherché, lui aussi, dans cette dernière espèce.