MUSCLE PETIT DENTELÉ POSTÉRIEUR ET SUPÉRIEUR
Bibliographie :
Sandifort. Loc. cit., liv. II, ch. VI, p. 62.
Macalistek. Proc. of Roy. Irish Academy, 23 avril 1866, et Transact.,Wîl. WOOD. Proc. of Roy. Soc. of London, 1866, 1867, 1868, et Transact., 1869. BuDGE. Henlc und Pfeufer's Zeitschrift, vol. VII, p. 273. Clason. Upsala Lakaref, Bd II, p. 273.
ARTICLE V
PETIT DENTELE POSTERIEUR ET SUPERIEUR.
Situé au-dessous du rhomboïde et parallèle à lui, le petit dentelé postérieur et supérieur se détache des apophyses épineuses des dernières vertèbres du cou et des premières vertèbres du dos, à l'aide d'un tendon large et mince qui ne se charge de faisceaux charnus qu'à plusieurs centimètres en dehors de la ligne médiane. Ces faisceaux charnus, intimement unis d'abord, se divisent bientôt en quatre digit%tions (disposition la plus fréquente) qui viennent s'attacher au bord supérieur et à la face externe des cinq premières côtes, moins la première. Ses variations n'offrent qu'une médiocre importance, elles sont relatives aux trois chefs suivants :
§ I. — Absence du muscle. — Sur un sujet préparé pour mon cours, en janvier 1881, le petit dentelé postérieur et supérieur faisait défaut; il existait à sa place des faisceaux aponévrotiques, se continuant en bas avec l'aponévrose qui réunit normalement les deux dentelés postérieurs. Isenflamm aurait également constaté l'absence de ce muscle chez un bossu.
Anatomie comparée. — Bischoff a trouvé le petit dentelé postérieur et supérieur très peu développé chez le gorille; il était de même très réduit chez mon chimpanzé. Enfin il fait totalement défaut chez le Vespertilio murinus (Maisonneuve) et chez y aï (Meckel). « L'aï, dit ce dernier auteur, ne m'a offert que le dentelé inférieur dans la direction accoutumée, aux quatre dernières côtes, en présentant des digitations larges et séparées. »
§ TI. — Variations dans Tétendue du muscle. — « Il n'y a
de coiislant que ses origines à la 7" cervicale et à la 1'^'' dorsale. » (Theile, loc. cit., p. 119.) Il peut dépasser en bas la Si*' dorsale et s'élever en haut sur le ligament cervical, jusqu'à la hauteur des 6^, 5* et mîme 4^ vertèbres cervicales. Pour ce qui a trait à ses insertions costalas, mêmes variations : j'ai vu le muscle descendre jusqu'à la 5" côte; Henle parle d'un muscle ayant 6 digitations dont la dernière venait s'attacher à la 6" côte.
Anatomie comparée. — Chez les mammifères, le petit dentelé postérieur et supérieur descend généralement plus bas que chez l'homme; dans un grand nombre d'espèces il se réunit même au petit dentelé postérieur et inférieur, comblant ainsi tout cet espace qui s'étend entre les deux muscles et qui est rempli chez l'homme par une aponévrose décrite, dans tous les traités classiques, sous le nom ô'aponévrose des dentelés. Chez le coati (Meckel) le muscle commenç^e à la hauteur de la 5^ cervicale; chez V hyène, il prend des insertions sur les dix premières vertèbres dorsales. Chez le Troglodytes Aubryi (Graliolet et Alix), il occupait, en dedans, tout l'espace compris entre la 3*^ dorsale et le milieu du ligament cervical.
Quant aux insertions costales elles ne sont pas moins variables : chez mon chimpanzé il existait trois digitations pour les 21'', 3^, 4^ côtes; dans le Troglodytes Aubryi il y en avait 5 pour les %\ 3«, 4% 5« et 6^ côtes.
Le petit dentelé s'insère, d'après Meckel, chez Vhyène, à huit côtes, en comptant de la 5" à la ISl*^: chez Vours, de la 3® à la 10''; chez le blaireau, de la 4" à la 12"; chez le porc-épic, à toutes les côtes, les deux premières exceptées. Chez le kanguroo, aux côtes qui sont entre la 2® et la O''; chez le daman, à toutes les côtes, moins les trois premières ; chez X agouti, la marmotte, le castor, à toutes les côtes, à l'exception des deux premières. Il est vrai que dans la plupart de ces espèces les deux dentelés sont plus ou moins réunis en un muscle unique.
On le voit, le petit dentelé supérieur chez l'homme peut varier; mais ses variations trouveront toujours leurs représen-