‹ Les anomalies musculaires chez l'hommeChapitre 21 sur 177 · MUSCLE RHOMBOÏDE DE LA TÊTE · texte numérisé non relu

MUSCLE RHOMBOÏDE DE LA TÊTE

pl. XI, fîg. 23; pl. X, fig. U, fig. 15, fig. 16, fîg. 18, fig. 19), et l'a particulièrement décrit chez la taupe, où il est parfaitement distinct des autres rhomboïdes. Dsins Y Aryctéropus disséqué par Humphry, le rhomboïde antérieur atteignait la crête occipitale.

Chez le tatou sexdnctus, d'après Galton, le rhomboïde de la tête fortement développé naît de la totalité de la crête occipitale et vient s'attacher en bas, non seulement sur l'angle du scapulum, mais aussi sur l'aponévrose sus-épineuse. Mivart décrit le rhomboïbe de VEchidna hystrix, comme s'étendant en haut jusqu'à l'occipital.

Voici la disposition que présente le rhomboïde de la tête chez quelques singes: j'ai déjà dit que chez les anthropoïdes, gorille, chimpanzé, orang et gibbon, le rhomboïde, quoique plus étendu que chez l'homme, n'atteignait pas l'occipital. BischofF signale cependant chez Y orang un faisceau occipital. La présence de ce faisceau devient pour ainsi dire la règle chez les autres singes. Chez le callitriche, le rhomboïde de la tête, distinct dans toute son étendue, part de l'angle de l'omoplate et vient, en s'élargissant en ruban, s'attacher à la protubérance occipitale et à la ligne courbe supérieure, dans son tiers interne. Chez le magot, il est également distinct mais beaucoup plus large; il affecte la forme d'un triangle dont le sommet tronqué s'insère à l'angle de l'omoplate, et dont la base s'attache à la protubérance occipitale et sur la ligne courbe, jusqu'en un point voisin de l'apophyse-mastoïde. Chez \q papion, le faisceau occipitoscapulaire ne se sépare pas du rhomboïde; il en est de même chez le coaita; chez le Macacus sinicus, j'ai trouvé un faisceau occipital, séparé par un interstice très net du rhomboïde, dont les faisceaux les plus élevés s'arrêtaient à la hauteur de l'axis. Chez Youistiti, le rhomboïde de la tête est également distinct, et s'attache au tiers moyen de la ligne courbe supérieure. Il est distinct aussi chez le maki-vari : c'est un ruban long et mince confondant ses origines avec celles du rhomboïde, mais s'en séparant bientôt pour prendre une direction verticale, et venir se fixer au tiers moyen de la ligne occipitale supérieure ; le

rhomboKle dans cette espèce s'arrête, du moins dans le sujet disséqué par Cuvier, à la partie moyenne du cou; car, d'après Meckel, le rhomboïde postérieur des 31aJds s'attacherait à toutes les vertèbres comprises entre la première cervicale et la sixième dorsale.

Bibliographie :

Walther. In Haller's disput. Anatoniic. select., 1873, vol. VI, p. 589.

Cuvier et Laurillard. Atlas de Mijolog'œ comparée, passim.

Krause. Anatomie des Kaninchens, Leipzig, 1865, p. 104.

MiVART. Transact. Linn. Society, vol. XXV, 1866.

Galton. Transact. Linn. Society, vol. XXVII, p. 590.

HuMPHRY. On the Myology of the Orycteropus capensis and Phoca com-

munis (Journ. of Anat. and Phys., 1868, p. 299). WooD. Proceedings of Roy. Society of London, 1867, 1868.

— Transact. of Roy. Society of London, 1869. Macalister. Proc. of Roy. Irish Acadcniy, 1866. Flesch. Varietœten Beobachtungen, etc., Wurzburg-, 1879.

ARTICLE IV

MUSCLE rhomboïde DE l'aTLAS {Rhombo-atlo'idien de Macalister).

C'est un petit faisceau musculaire qui, partant de l'apophyse transverse de l'atlas entre les insertions de l'angulaire et celles du splénius, vient s'attacher d'autre part, par son extrémité inférieure, à la face profonde du grand ou du petit rhomboïde.

Le muscle anormal rhombo-atloïdien, ainsi dénommé par Macalister qui lui consacre un article à part dans son Catalogue of muscular anomalies, avait été signalé déjà par Sandifort et par Henle. De nouveaux cas de ce muscle ont été mentionnés par Budge, par Wood et par Clason,

Le rhomboïde de l'atlas n'est qu'une variété du rhomboïde de la tète que nous venons d'étudier (Voy. ce muscle chap. III, art. III, p. 143).

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