‹ Les anomalies musculaires chez l'hommeChapitre 37 sur 177 · MUSCLE SURNUMÉRAIRE PETIT PSOAS. 1(S · texte numérisé non relu

MUSCLE SURNUMÉRAIRE PETIT PSOAS. 1(S

Ce muscle présente chez le phoque une disposition particulière qui a été nettement décrite par Meckel : « Le petit psoas chez cet animal est 12l fois plus volumineux que le psoas et l'iliaque réunis; il est partagé en deux chefs : l'externe, qui est le plus grand, naît principalement des apophyses transverses de toutes les vertèbres lombaires, tandis que l'interne, plus petit, vient des corps de la plupart des vertèbres lombaires inférieures. Le premier s'insère au fémur, en dehors du grand psoas et en dedans de l'iliaque; le second se fixe à l'éminence ilio-pectinée, et en dedans du grand psoas qui est par conséquent embrassé par les deux chefs du petit psoas. »

§ IL — Le petit psoas suivant les sexes. — Dès 1753, Winslow s'occupait de cette question et écrivait que le petit psoas s'observe plus fréquemment chez la femme que chez l'homme. John Bell, quarante ans plus tard, formulait une conclusion semblable; par contre, Riolan prétend qu'on ne le rencontre pas chez la femme. Sur les 112 sujets examinés par Perrin (56 hommes et 56 femmes), le muscle petit psoas a été observé sur 11 femmes et sur 21 hommes.

Ces diverses assertions, on le voit, sont 'on ne peut plus contradictoires, et la seule conclusion qui découle des recherches précitées,' c'est que le petit psoas s'observe également dans les deux sexes. Comme le dit fort judicieusement Theile, « la présence et l'absence de ce muscle ne constituent nullement une différence sexuelle. »

§ IIL — Variations anatomiques du muscle petit psoas chez riiomme. — Je les résumerai sous les cjuatre chefs suivants : a) — Variations de volume et d'étendue. — Elles n'ont aucune

importance sur un muscle surnuméraire qui est toujours atrophié chez l'homme, et n'apparaît dans notre système musculaire que pour attester sa présence dans le plan général d'organisation des vertébrés.

Blandin l'a trouvé sur un sujet réduit à un simple tendon, dans toute son étendue.

(3) — Duplicité du muscle. — Des cas de petit psoas double ont été mentionnés par Winslow, Kelch, Cruveilhier, xMacalister. Nous avons signalé plus haut cette duplicité à l'état normal, chez le phoque commun.

Nous devons peut-être rattacher à cette disposition le fait suivant de Theile, relatif à une division du tendon du petit psoas en deux portions distinctes : l'une s'attachait au ligament intervertébral, compris entre la dernière vertèbre lombaire et le sacrum; l'autre à la ligne de démarcation de l'os ilion et de la cavité cotyloïde, jusqu'à la symphise sacro-iliaque.

y) — Union avec le grand psoas. — Il existe Souvent des

connexions plus ou moins étendues entre la face antérieure du grand psoas et la face profonde du petit psoas. Macalister signale l'existence d'un faisceau charnu allant d'un muscle à l'autre et, dans un autre cas, le même anatomiste a vu le petit psoas uniquement constitué par une expansion qui partait du bord interne du grand psoas.

A'aalomie comparée. — Chez VUrsus americanus, j'ai vu le grand psoas et le petit psoas former sur la région lombaire une masse commune. Ce n'est qu'au niveau de la 3"^ lombaire que se séparait ce dernier muscle dont l'extrémité inférieure venait s'insérer, conime chez l'homme, sur l'éminence ilio-pectinée.

Le grand psoas et le petit psoas sont également confondus en grande partie chez le chat, au niveau de leurs attaches supérieures : parti de l'éminence ilio-pectinée, le petit psoas forme d'abord un muscle simple et aplati ; mais arrivé à la hauteur de la 4'^ lombaire il se divise en cinq chefs qui vont se fixer à la face interne d'autant de tendons terminaux ; or, sur la face opposée de ces tendons, viennent également s'attacher les fibres du grand psoas; de là une espèce de fusionnement des deux muscles.

§). — Insertion du petit psoas au petit trochanter. — Bankart, Pye-Smith et Philips signalent trois cas de Psoas parvus, passant au-dessous du ligament de Poupart, pour venir s'attacher à la ligne rugueuse qui conduit du petit trochanter à la ligne âpre.

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