‹ Les anomalies musculaires chez l'hommeChapitre 61 sur 177 · ANOMALIES DU GRAND COMPLEXUS · texte numérisé non relu

ANOMALIES DU GRAND COMPLEXUS

Le muscle grand complexus se détache ordinairement par sept faisceaux des apophyses transverses des trois premières dorsales et des quatre dernières cervicales. Le corps charnu qui résulte de la réunion de ces sept faisceaux se dirige vers l'occipital et s'attache, à l'aide de tihres tendineuses excessivement courtes, sur les rugosités que l'on rencontre entre les deux lignes courbes. Comme le précédent, ce muscle présente le plus souvent, un peu au-dessous de son extrémité supérieure, une intersection aponévrotique plus ou moins complète, se continuant dans quelques cas avec l'intersection supérieure du digastrique.

Ce muscle se confond presque toujours à son origine, par quelques faisceaux, avec le long dorsal. D'autre part, son bord externe reçoit la plupart du temps un petit faisceau anaslomotique que lui envoie le petit complexus.

Le grand complexus est peu variable. Laissant de côté les variations numériques de ses faisceaux d'origine qui oscillent entre trois et sept, je ne connais qu'une seule anomahe de ce muscle ; elle consiste en un faisceau surnuméraire situé audessous du grand complexus, prenant naissance sur l'apophyse transverse de la vertèbre dorsale et venant s'attacher à l'occipital entre les deux lignes courbes, toujours au-dessous du muscle normal. Ce faisceau singulier, que j'appellerai volontiers complexus profond, a été disséqué par Henle. Je l'ai cherché vainement sur plusieurs sujets.

Dans la série des Mammifères, le grand complexus est généralement réduit à un seul corps musculaire. L" ornithorynque est peut-être le seul qui nous offre une division du muscle en deux portions : Meckel décrit en effet dans cette espèce, comme constituant le grand complexus, un faisceau externe plus court

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