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arbitit", « sorte d'excroissance sans lien profond avec le reste du système ». suivant le mot de M. Gilson, est, dans la Unatrièiue Médilalioti, a un lissu d'emprunts faits à la théologie de Saint-Thomas et à celle de l'Oratoire » '. Après l'avoir reçue du Père (liltieuf, il n'éprouve aucun scrupule h la moditier deux fois au moins, sur des points imjiortants comme la conception de la liberté d'indifférence», en la rapprochant du molinisme, puis du thomisme, afin d'assurer auprès des jésuites le succès de ses Principia Philosophioe , et de défendre son orthodoxie contre les objections du Père Pétau 2. Le contraste est évident avec les promesses et les prétentions étalées dans le Discours de la Méthode, où sur un ton d'intransi- ;L:eanc4^ affectée Hescarles tranche de l'autodidacte et du novateur. Complète poui" tout ce qui touche à la physique, la rupture avec la tradition n'est pas aussi réelle ni aussi étendue dans la partie métaphysique de sa [ihilosophie, et nous avons déjà noté sur ce point le témoignage unanime des contemporains. — Mais continuons l'examen des déclarations de Descai'tes sur la question de l'emprunt du Cogito à Saint-Augustin. Mis en jjrésence d'Arnauld, notre philosophe ne songe plus à revendiquer pour lui la priorité de la découverte. Et pointant Arnauld, en citant le texte du De libero arbitrio, avait fiouvé « digne de remarque » de voir « que M. Descartes établisse pour fondement et premier principe de toute sa philosophie ce qu'avant lui Saint-Augustin... avait pris pour la linse et le soutien de la sienne » '. Au contraire il remercie l'auteur des Quatrièmes Objections « du secours qu'il lui a donné en le fortifiant de l'autorité de Saint-Augustin » *. Même ton dans une lettre au Père Mesland du 2 mai 1644 : « Je vous suis bien obligé de ce que vous m'apprenez les endroits de Saint-Augustin qui peuvent servir pour autoriser mes opinions ; quelques autres de mes amis avaient déjà fait le seml)lable. «'l j'ai 1res grande satisfaction de ce mw mes