c, p. 84 et
4. Cf. Campanella, Quatrième Partie, chapitre II : L'immortalité dt l'âm,e et l'existence de Dieu.
6. Voir son ouvrage : D. Athanasii \ Rhetoris Presbyteri \ Byzantini | Antipatellarus \ Epistola de unione Ecclesiarum ad Alexandrinum | Et Hierosolymorum Patriarchas | Anticampanella in compendium redacius ( Parisiis 1 Ex typis Iuliani lacquin, via Latomorum, Propè Sorbonam, MDCLV. — Le titre et le texte sont également imprimés en grec. — Le titre complet de V Anticampanella contenu dans ce livre est : D. Athanasii I Rhetoris Presbyteri \ Byzantini I Anticampanella in Compendium I redactus adversus librum de sensu | rerum et Magiâ, Parisiis, Ex Typis Iuliani lacquin, tiâ Latomorum, prope Sorbonam : — Sur ses polémiques contre Campanella, voir notre livre : Campanella, Première Partie, chapitre V, 5 : Polémiques théologiques contre Campanella à la fin de sa vie. — Sur les manuscrits grecs d'Athanasios Rhétor, voir : Vita Campanellae, Scriptore Jacobo Echardo, p. 141, appendix III de l'omTage : Vita Th. Campanellae, Autore Ern. Sal. Cypriano, Amstelodami, 1722, Apud Wetstenios.
L'ÉL.\BOnATION HlSTORIOl E DL' " COGITO » 131
le»« plavail sous celui de Hicheliou. Nulle part on ne saisit mieux l'origine aristotélicienne et j)lolinienne du Cogito que dans le petit traité, du reste ennuyeux et scolasliquc au possible, où il tente de démontrer le caractère spiritualisle et conforme au dogme chrétien de l'enseignement d'Aristote et « de l'admirable et grand Jambliqne » sur l'immortalité de l'Ame '. La science que l'âme possède d'elle-même est la plus haute l't la première de toutes : c'est celle où l'objet connu est le plus proche du sujet connaissant. L'ûme peut se replier sur elle-même sans pâtir, et le savoir qu'elle obtient alors est supérieur à tous les autres par l'exactitude {accuratione) : <( Accuratione quideni cunt in reliquas quoquc scientias ab anima accuratio proficiscatur, et propter ipsius animae affijiitatem ad se ipsain, cnm rogiwscenti res cognoscibilis proxima sit, si quidem ipsa seipsam cognoscit ut dicetur... Mente enim et ratione in seipsam anima sine ulla passione convertit ur, et scientia de illa quae exactioribus et certioribtts utitur demonstrationibtts... haec inquam, scientia accuralior est, praestantior et honorabilior » * — Celle identité de l'objet et du sujet dans la connaissance de l'àme par elle-même entraîne la certitude de son immortalité, et l'argument peut revêtir la forme d'un syllogisme : (' Quod a se ipsum reflectitur, et se intelligit, et contemplatur, immortale est. Sed intellectus ad se ipsum converlitur, seque intelligit, et contemplatur. Intellectus igitur immortalis est » '. C'est seulement dans les choses qui sont dépourvues de matière qu'il peut y avoir identité de l'intellect et de l'intelligible*. Dès lors, comme cette identité est incontestable dans la réflexion de l'intellect sur lui-même, elle est la marque certaine de son immatérialité, d'où suit son immorta-
1. n. Athanasii Rhetoris Byzantini, Aristoteles propriam de Aniwae immortalitate mentem explicans, Opus vere singulare ac aextimatione dignum, ex niultis ac variis Philosophis collectum Aristotclis ipsius auditoribus qui sibi ex ordine successerunt, sententiae dogmatum ipsius initiatis, praesertim vero admirabili et magno lamblicho, Parisiis, MDCXLI, Apud Joannem du Bray, viû larobacâ, .«ub Spicis matnris.