‹ Les Antilles françaises avant Colbert (?-1664): les sources, les originesChapitre 7 sur 12 · I 3. — DES OUVRAGES DE SECONDE MAIN · texte numérisé non relu

I 3. — DES OUVRAGES DE SECONDE MAIN

Les plus anciens sont encore l'œuvre de religieux.

Labat, missionnaire jacobin, homme universel, donne, dans son Nouveau voyage^ d'intéressants détails rétrospectifs sur les mœurs des Antilles au dix-septième siècle.

Le P. de Charlevoix, jésuite, est un véritable historien, très supérieur à son informateur Le Pers. — On peut reconstituer l'œuvre de ce dernier à l'aide des manuscrits français 8990-92 de la Bibliothèque Nationale et des manuscrits Saint-Domingue i, <? et 3, des jésuites de l'Ecole Sainte- Geneviève ; la correspondance des deux Pères, conservée à l'Ecole Sainte-Geneviève, fait honneur au sens critique de Charlevoix.

Les autres auteurs du dix-huitième siècle sont négligeables. Après l'Anglais Bryan, Boyer-Peyreleau a donné à l'histoire de la Révolution une part prépondérante. — Sydney-Daney, Lacour, créoles de la Martinique et de la Guadeloupe, ont tenté l'histoire de leur île avec plus de bonne volonté que de critique. Adrien Dessales, créole aussi, a, dans son histoire générale des Antilles, gâté par son mauvais goût et un manque de critique déplorable des documents intéressants rassemblés par son aïeul et par lui.

M. Margry, dans deux opuscules sur d'Esnambuc et du Parquet, n'a mis en œuvre qu'une faible partie des documents et des sources qu'il connaissait.

On trouve, parmi les contemporains, d'utiles indications dans les écrits de MM. Pigeonneau, Gabriel Marcel, Lorin, Peytraud, etc.

Page 1