‹ Les antiquités chrétiennes rapportées à la Cappella GrecaChapitre 71 sur 129 · Item, ibid., p. 2l · texte numérisé non relu

Item, ibid., p. 2l

21. Constance, sur le vaisseau de la République, portant le globe surmonté du phénix et tenant

le labarum de Constantin. Monnaie. Banduri, t. II, p. 368, 377.

22. Le phénix sur le bûcher, tenant au bec la couronne. Monnaie de Constant. — Banduri, t II

23. Le phénix sur le palmier, dans une grande composition absidale gravée sur un marbre du

cimetière de Priscille. D’après le calque pris sur l’original par M. le corn. Descemet.

24. Le même sur un fond de coupe. R. P. Garucci, Vetri, X, 8'

25. Le même sur un sarcophage du cimetière du Vatican. Aringhi, t. I, ji. 295.

26. Le même sur un autre sarcophage de ce cimetière. Aringhi, t. 1, p, 307'

27. Le phénix renaissant de son nid, au milieu des flamm.es. Mosaïque absidale de Saint-Marc,

à Rome, IX® siècle. Ciampini, t. H, tab. XXXVII.

28. Le H- (Christ) appelé FENIX sur une bulle de plomb du diacre Siricius. M. de Rossi,

Rom. sofL, t. H, p. 314.

29. Le phénix nimbé sur la chaire évangélique. Pierre tombale du cimetière des Saints-Mar-

cellin-cl-Pierie. M. de Rossi, Rulletino, 1872, tav. IX. — Le n» manque sur la figure.

LA CAPPELLA GRECA

Ce passage emportera peut-être l’assentiment dulecteur sur l’identité foncière du faisan doré et du phénix. Le sentiment de Cuvier a, d’ailleurs, été plus ou moins embrassé par les naturalistes ou les savants. « Cet oiseau on ne peut plus magnifique, dit du faisan doré (( un naturaliste allemand, est tenu avec beaucoup de raison pour « le phéuix des anciens L » — « Le faisan doré, vient-on d’écrire « chez nous, originaire de la Chine et du Japon,, est la plus belle « espèce du genre ; la richesse et l’éclat de ses couleurs ont fait « penser que cet oiseau pourrait bien être le phénix, si célèbre dans « l’antiquité »

Le phénix étant donc bien, même pour nous, un oiseau réel ; le peuple romain l’ayant vu, lui ou sou pareil, dans les comices, l’an 47 ; sa légende étant acceptée des Égyptiens par les Juifs et par une partie des Romains, à la suite du sénateur Manilius, l’autre partie, dont Pline, faisant des réserves, mais n’osant contredire ; cette légende n’ayant rien en soi d’impossible, et n’étant qu’une certaine variante poussée plus loin de la métamorphose bien connue du papillon qui, mourant après avoir pondu ses œufs, renaît de l’œuf en larve ou petit ver, se fait un tombeau des fds de sa propre substance et sort de là déployant au soleil ses ailes et des couleurs rivales de la splendeur du soleil lui-même ; cette légende enfin, ainsi reçue, ayant un retentissement extraordinaire au moment où les Apôtres annoncèrent au monde le fait incroyable pour lui de la résurrection du Christ : est-il étonnant que les Pères de l'Église, les uns adoptant la légende, les autres l’accueillant, comme Pline, avec un doute. Paient utilisée pour la conversion de l’univers, et aient démontré aux païens, par un argument qu’ils fournissaient eux-mêmes, la possibilité de la résurrection de la chair ?

« ^ Man liait diesen uberaus praclitigen Vogel wolil mit Redit fur den Phonix der Alten » — Frideridi, Vollstandigue Naturgeschichte der deutsehen Zimmer- Haus und Jagdvogel. Stuttgart, 1863, in-8'^, p. 803.

^ M. P. Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIX« siècle, t.VïII (1872),

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