‹ Les antiquités chrétiennes rapportées à la Cappella greca du cimetière apostolique de PriscilleChapitre 7 sur 99 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L ADORATION DES HAGBS.

Adoration des Mages, Gr»Tée à la pointe sor le marbre fermant le loealus de Sefera, au cimetière de Priscille. Elle donne ane idée assez eiacte de celle dont la cappella greea offre les restes. Le personnage qu'on Toit derrière la Vierge n'j figurait pas, ce semble (a).

< Dans la crypte centrale, ornée de fresques très-antiques, et nommée par les fossoyeurs chapelle grecque^ une image, dit II. de Rossi, occupe le poste le plus életé et le plus honorable. Cette image, placée sur la clef de voûte, en fiace de l'entrée (actuelle), représente la Vierge assise, tenant son divin Fil$ et recevant les offrandes des Mages. 11 y en a trois '. »

— c Sur le haut du mur, à gauche de la porte d'entrée (en regardant la peinture du paralytiq[ue), j'ai vu, dit le P. Garucd, la Vierge avec FEnfimt céleste et les trois Mages qui allaient offrir leurs dons '« >

Nous les avons vus de même en avril 1876. Les inflllrations ont recouvert la peinture qui apparaît sur le mur comme une suite d*ombres. On distingue à peine quelque chose du dernier Mage ; on cherche en vain T étoile ; mais la Vierge siégeant, TEnfiint tqndant les mains aux Mages, les Mages accourant sont incpntestablement là.

La peinture, aux tons verts, a semblé à M. de Rossi moins

* Immaginiy p. 10, 11.

* T. n, tav. Lxxx*.

(a) Le tableau suivant aidera le lecteur à se représenter la place des diverses

LÀ CÀPFSLLA GRBCA

ancienne que les autres et appartenant au remaniement de la chapelle rers la fin du III* siècle. Ce serait alors, sans doute, une copie ou un rafraîchissement de la peinture primitive^ qu'il fallait rendre très-visible, à cette hauteur, au front du nouveau sanctuaire de la chapelle. Il est évident qu*il y a eu toigours là un tableau faisant face à Moïse qui frappe le rocher, au fond de Tancien sanctuaire ; et les trois Mages répondent bien aux trois Hébreux qui sont au-dessous de Moïse. Cette correspondance est commune sur les monuments chrétiens. Tout nous indique, en un mot, une Adoration des Mages peinte dès Torigine, à la place où nous la voyons aujourd'hui. Cherchons à la comprendre.

S. Jean Chrysostôme appelle les Mages « les premiers ancêtres deFEglise : Magi... Eeclesiê^ progenùores \ » « Ils étaient les pre- « miers des Gentils : nous sommes le peuple des Gentils, » dit S. Augustin '. « Ces Mages, ajoute S. Pierre Chrysologue, qui « sont les chefs de notre foi, les princes de la vertu qui nous fait

peintures, conservées jusf u'à nos jours, qae nous allons étudier dans ce chapitre

et les suivants.

Sur le champ du mur :

Daniel, Sastnne. Suunne entre les Tieillards â A la pHtUhe :

I Sajet tiré de l'Apoeal. Damel aux lions ?■

gi.

fi. '

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