‹ Les antiquités d'Athènes, et autres monumens grecs, d'après les mesures de Stuart et RevettChapitre 8 sur 22 · PLANCHES XVIII, XIX, XX, XXI, XXII · texte numérisé non relu

PLANCHES XVIII, XIX, XX, XXI, XXII

Ce monument, l’un des pins considérables de la Grèce ancienne, est encore si important par son étendue et son caractère , que presque tous les voyageurs l’ont jusqu’ici confondu avec ce fameux temple de Jupiter olympien , qui , selon les historiens , surpassait en magnificence tou? les édifices d’Athènes.

Stuart et Revett. considèrent cette opinion comme très-grossièrement erronée: puisque, disent-ils, le temple de Jupiter devait être situé près de la fontaine de Callirhoë, c’est-à-dire dans la partie méridionale de la ville, et que les ruines dont il s’agit se trouvent au nord de l’Acropole. Ils pensent que les immenses débris, connus sous le nom de colonnes d’Adrien, et placés précisément à l’endroit que les auteurs anciens assignent au temple de Jupiter, doivent être , avec bien plus de raison, considérés comme étant ceux de ce dernier édifice. Ils ne peuvent même concevoir qu’on ait pu chercher ailleurs ce que ces ruines présentent avec tant d’évidence. Après avoir développé la conformité de lieu , d’ensemble et de détails qui existent entre ces restes , et les descriptions anciennes , ils reviennent à leur sujet, et cherchent à déterminer d’une

manière satisfaisante quelle était jadis la destination du monument qui fait l’objet de ce chapitre. Ils s’appuient à cet effet sur un passage de Pausanias, où cet auteur , décrivant une partie de la ville , semble dire assez implicitement que le Pœcile , le marché et le Gymnase, sont presque contigus et à peu de distance du temple de Thésée: or, ce temple étant encore assez intact pour ne laisser aucun doute à son égard , ce point devient un jalon dont ils se servent pour se diriger dans leurs conjectures. Ils font alors remarquer que près de ce temple sont effectivement groupées trois ruines des plus considérables d’Athènes ; que l’une d’elles appartient au marché public , ou agora , dont il est question au commencement de cet ouvrage; qu’une autre , par ses proportions et ses dimensions , est tellement conforme aux besoins d’un gymnase , qu’on ne peut guères douter qu’elle n’ait appartenu à un édifice de ce genre ; et ils en concluent nécessairement que la dernière est celle du Pœcile , dont parle Pausanias. D’ailleurs, la disposition de ces ruines suffirait seule pour indiquer une semblable destination.

Planche xvm.

Fig. i. Plan du Pœcile. La partie encore existante est tintée en noir; les autres , qui sont de restauration , sont seulement ponctuées. Les murs qu’on voit eu mi-

lieu dü plan sont les restes d’anciennes fondations qui ont servi à élever l’église Sainte-Marie-la-Grande.

Fig. 3 et 4- Parties de la façade, dessinées sur une plus grande échelle pour faciliter l’indication des côtes.

Planche xix.

Fig. i . Moitié de l’élévation générale du Stoa ou Pœcile. A l’extrémité de gauche on a indiqué un des exèdres circulaires. Les moulures des tailloirs des chapiteaux sont continuées dans toute la longueur.

Fig. 2 . Coupe sur le mur de face, laissant voir le profil du portail et du pétrome sud , avec une des colonnes placées entre le portail et le pétrome nord.

Fig. 3. Coupe du portail et de la porte qu’il précède.

L’architecture intérieure diffère de celle extérieure ,

mais le tailloir se continue au-dessous , de même que

dans la façade.

Fig. 4- Portion de la façade latérale.

Planche xx.

Chapiteau et entablement des colonnes de la façade. La grande saillie du tailloir de ce chapiteau vient de ce qu’il n’est pas à pans coupés comme la plupart des autres.

Planche xxi.

Profils de la base et du piédestal des colonnes.

Planche xxu.

Fig. i. Plan du chapiteau.

Fig. 2 . Vue géométrale sur l’angle.

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