‹ Les antiquités d'Athènes, et autres monumens grecs, d'après les mesures de Stuart et RevettChapitre 7 sur 22 · PLANCHES XII , XIII , XIY, XV, XVI , XVII · texte numérisé non relu

PLANCHES XII , XIII , XIY, XV, XVI , XVII

L’opinion du peuple moderne d’Athènes est que le monument dont nous nous occupons fut construit par Déinosthènes pour s’y retirer et s’y livrer tout entier à l'étude. L’inspection seule de ce monument , de moins de six pieds de diamètre intérieur, sans porte, sans fenêtre , et conséquemment totalement privé d’air et de lumière, suffit pour faire comprendre tout le ridicule de cette fable.

Wheler et Spon , qui parlent de ce monument , ont les premiers remarqué sur son architrave une inscription dont le sens indique qu’il fut élevé par des citoyens en l’honneur d’un triomphe obtenu par eux dans des jeux publics.

Stuart , d’après des recherches qui nous paraissent consciencieuses , donne plus de détails et s’exprime plus nettement sur la destination de ce monument. Il pense que Lysicrat.cs de Cicyne, de la tribu acamantide , ayant donne a ses dépens une représentation theatrale ou les enfans de sa tribu eurent la supériorité, obtint pour récompense, en sa qualité de cho-

rège , un trépied , ainsi que le voulait l’usage alors établi , que, pour conserver la mémoire de ce glorieux événement , il fit élever le monument , et qu’il le couronna du trépied choragique qu’il avait reçu. Il ajoute que les trépieds sculptés entre les chapiteaux, et le sujet de la frise, représentant une des aventures de l’histoire de Baechus , qui parait être aussi celuf de la pièce de Lysicrates, peuvent encore servir d’autorité à ses conjectures.

Cette opinion est d’autant plus vraisemblable, qu’un grand nombre d’édifices de ce genre ont autrefois existé dans Athènes. Pausanias parle d’une rue placée près du Prytanée, qui devait son nom à la grande quantité de trépieds qu’on y voyait. Ils étaient d’ordinaire placés dans les temples , et malgré la matière assez commune dont ils étaient souvent formés , ils excitaient presque tous l’admiration par l’élégance et la variété de leurs proportions

Planche xn.

Elévation du monument choragique de Lysicrates. On n’a restauré dans ces dessins que les portions dont on a trouvé des fragmens dans les lieux mêmes.

Planche xm.

Fig. i. Plan du monument. Les colonnes ne sont cannelées que dans les demi-circonférences qui ne sont

point enclavées clans les panneaux. Les autres moitiés sont lisses et d’un diamètre plus petit d’un demi pouce.

Fig. a. Coupe du monument. Les quatre assises inférieures , la base de la colonnade , les fûts des colonnes , l’architrave et la frise, et la coupole, sont autant de parties d’un seul bloc. A l’intérieur les chapiteaux ne sont taillés qu’en masse.

Fig. 3. Profils de la base des colonnes et de la corniche du soubassement.

Planche xiv.

Entablement, face extérieure des chapiteaux, et moitié d’un des trépieds qui décorent les entre-colonnes. Les six chapiteaux , n’étant pas semblablement dégradés , ont servi à restaurer celui-ci avec la plus scrupuleuse exactitude. On pense que la cavité annulaire, qui sépare le fût du chapiteau, était destinée'à recevoir un astragale en bronze.

Planche xv.

Fig. i. Développement du fleuron de couronnement A. Rang de feuilles tellement dégradé, qu’il est impossible d’en conjecturer la forme primitive.

Fig. i. Plan de la surface supérieure du fleuron ÀAA. Cavités qui devaient recevoir les pieds du trépied , B cavité où devait être fixé Je support central du trépied.

Fig. 3 . Coupe perpendiculaire du haut du fleuron, faite sur la ligne ABC , fig. 2 , indiquant la profondeur des cavités AB.

Planche xvi.

Fig. 1. Quart de plan de la coupole, A hélice ou console supportant le trépied , B cavité qui fixait probablement quelque ornement de brome qui n’existe plus.

Fig. 2. Coupe sur la ligne ed de la fig. 1.

Fig. 3 . Coupe partielle de la coupole sur la ligne EE , servant à montrer l’arrangement des feuilles.

Fig. 4. Coupe sur la ligne ab , marque A, fig. 1.

Fig. 5 . Restes des volutes vitruviennes ou postes.

Planche xvn.

Fig. 1. Plan du chapiteau. La partie cD est la moitié qu’on voit à l’intérieur; l’autre, EFGH, est celle de l’extérieur , c est ilne coupe horizontale faite à la hauteur c, fig. 2, I) une coupe horizontale faite en D, fig. 2 , EFGH sont différens plans donnés par autant de coupes faites sur les points indiqués par des lettres correspondantes, fig. 4*

Fig. 2. Moitié de la partie intérieure du chapiteau.

Fig. 3 . Coupe verticale sur l’axe de cette partie.

Fig. 4 - Coupe perpendiculaire sur le milieu de la partie extérieure.

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