‹ Les antiquités de l'église anglo-saxonneChapitre 1 sur 40 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR

h'Histoitv des Antiquités de l'Eglise anglosaxonne, dont je publie la traduction , est le premier ouvrage qui révéla à l'Angleterre l'illustre historien dont elle s'honore aujourd'hui : c'était débuter hardiment que de se présenter comme l'adversaire de cette foule de controversistes anglicans qui, depuis plus de deux siècles, avaient épuisé toutes les ressources du sophisme et de l'érudition pour essayer de justifier par les doctrines , les usages , la discipline de l'Eglise primitive de leur pays , la discipline , les usages , les doctrines de leur nouvelle Eglise, autrement dite l'Eglise établie, et qui, tout en cherchant dans ces temps reculés des autorités favorables à leur système, prétendaient prouver par une contradiction bien étrange que c'étaient des temps de corruption et de dégénération du christianisme. Le D. Lingardles combattit avec leurs propres armes, se montra plus savant que les plus érudits d'entre eux, critique plus exact

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et plu* pénétrant que leurs critiques les plu* habiles, et les désespéra surtout en mettant à découvert leurs mensonges,, leurs réticences r leurs suppositions insidieuses, leurs inductions perfides, en un mot tous les artifices de leur continuelle mauvaise foi ^ artifice* d'au tant plus dangereux qu'ils se cachaient sou* l'apparei imposant d'un savoir qui jusqu'alors, n'ayait point été contesté. La reconnaissance du part» catholique plaça dès lors l'auteur des Annuités de ÏEgîise Saoronne au premier rang de ses; défenseurs ; et les protestant instruits et impartiaux (i) ne purent eux-meme* lui refuser le» éloges que méritaient la loyauté de son attaque, l'universalité de ses connaissances, et la sagacité de sa critique.

On peut dire que Phtstoire politique de la Bretagne Anglo-Saxonne est à peu près inintelligible dan* tou* les historien* qui ont précédé le P. Lingard ; et l'on» doit ajouter qu'encore qu'elle ait; été éclaircie* par ses recherches savante*^ et qu'il l'ait coordonnée dan* les évé~ *emena si compliqués dont elle se corapo*©*

fo). El*» autre» io# raWum» de Rtvue £ Edimbourg

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autant qu'il était possible de le faire avec les matériaux incomplets et in< obérons que peuvent fournir les chroniques contemporaines, elle présente encore bien des obscurités , et fatigue souvent le lecteur par son extrême aridité. Mais ayant déjà publié l'histoire de ses Antiquités Eo désiasiiçues le savant historien avait jeté à l'avance une vive lumière sur ces ténèbres : il avait ainsi résolu le problème si difficile à comprendre d'une nation qui , morcelée pendant plusieurs si ccies entre un grand nombre de petits souverains guerriers et indépendans , dont les querelles acharnées ne lui laissaient pas un moment de repos , et en faisaient un théâtre continuel de carnage etdedévastation , avait pu non seulement conserver son existence sociale , mais encore offrir le spectacle singulier d'une civilisation plus avancée que celle de la plupart des autres nations de la chrétienté, et se distinguer au milieu d'elles par une supériorité marquée dans les sciences, dans les arts, dans toute espèce d'industrie, supériorité que ces nations elles-mêmes se plaisaient à reconnaître. C'est que nulle part peut-être il n'y eut autant de monastères, et que nulle part la vie monastique ne fut plus forte-

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