PRÉFACE DU TRADUCTEUR. XI
les cœurs et féconde les intelligences. Cette force vivifiante on la voit se répandre partout, dans les mœurs, dans les usages, dans les institutions ; elle produit des dévouemens sublimes dans toutes les classes de la société; crée des génies supérieurs .dans toutes les branches des connaissances humaines; fait des saints, des apôtres, des martyrs jusque dans les races royales; concourt à la réformation et au perfectionnement des législations; et au milieu des vicissitudes de tant de siècles , qui parmi des Etats si divisés font naître tant d'innombrables événemens , on la voit ramener tout sans cesse à son inaltérable unité.
Tel estle vaste tableau que nous offre le D. Lingard, et il a su le tracer de main de maître : suivant sa méthode accoutumée il n'affirme pas un seul fait qu'il ne l'appuie de l'irrécusable témoignage des titres originaux et des écrivains contemporains; et ce ne sont pas seulement les historiens nationaux qu'il lui a fallu consulter; sonsujet demandait une connaissance approfondie des annales de l'Eglise et de celles du moyen âge; car dès qu'on traite du christianisme chez une nation quelconque la question
Xtt PREFACE DU TRADUCTEUR.
«e tarde pas à s'agrandir , a devenir générale «lise rattacher à l'histoire entière de la société telle que le christianisme l'a faite. Sous ce rapport je ne crains pas de dire que s'il ne laisse aucune réplique possible à ses adversaires il ne laisse également rien à désirer à ses lecteurs.
Le but principal que je me surs proposé a -été de faire une traduction exacte de cet utile et savant ouvrage ; si je suis assez heureux pour obtenir sur ce point le suffrage du public j'espère qu'il me pardonnera ce qui peut manquer à mon «style d'élégance et d'agrément.