‹ Les Antonins: ans de J. C., 69-180Chapitre 10 sur 156 · VI, 39; Vil, 31. (« Aivaov rè «ye/wTrcvev yitfoç · texte numérisé non relu

VI, 39; Vil, 31. (« Aivaov rè «ye/wTrcvev yitfoç

bienfaisance, el les dieux de ce que Targent ne lui a jamais manqué pour secourir un pauvre *.

« Supporte même le méchant ; aie piiiéde lui. Instruisle sans ironie, sans injure, avec amour (fàôTropyt^ç), Pardonne-lui, il est coupable envers lui-mr^me plus qu'envers personne. Es- tu d'ailleurs bien sûr de sa perversité? Sais tu ses pensées secrètes? Sais-tu siquelquefaitcaché ne le justifie point? Et toi-même, es-tu si parfaitement pur? Ne commets-tu pas les mêmes fautes ? et, si tu les évites, n'est-ce pas parfois la crainte ou la vanité qui te les fait éviter * ? »

S'il faut pardonner au méchant ses crimes, à plus forte raison il faut pardonner à Tennemi se^ torts : « Je pardonne, dit Marc Aurèle^ au premier signe de repentir ^... Il est au pouvoir de Thomme d'aimer même ceux qui Font offensé I Venge-toi d*un ennemi en ne lui ressemblant pas *... Meurs en pardonnant •. » Certes, Tinfluent» chrétienne est ici asr^ez évidente. Rien de tout cela n*est antique, ni romain, ni grec, ni païen. Si c'est le philosophe Sextus qui a donné à Marc Aurèle, comme il ledit •, de pareilles leçons d'humanité et de douceur, d'où Sextus les avait-il reçues? Si c'est le s:oicien Apollonius qui les lui a apportées, Apollonius avait certes bien profité de ses conversations avec son ami le chrétien Bardesanes.

Et, enfin, un dernier progrès en dehors des voies antiques, c'est la relation qui s'établit plus intime entre la pensée divine et la vertu humaine. Avant l'ère chrétienne, il était inouï que l'homme considérât la vertu comme uu

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