‹ Les Antonins: ans de J. C., 69-180Chapitre 142 sur 156 · MARTYRIS EFFUSO SANGUINE NOMEN HABES · texte numérisé non relu

MARTYRIS EFFUSO SANGUINE NOMEN HABES

Voyez aussi sur les temps qui suivent le Mémoire de M. de Witte du Christianisme de quelques impératrices avant Constantin. (Dans les Mélanges d'architecture des Pères Martin et Cahier, lome III.)

Je pourrais encore citer inscrits sur des tombes chrétiennes,

une foule de noms illustres dans Thistoire romaine tels que les Gornelil, Domitii, Aurelii. Mais ces noms peuvent avoir appartenu à des affranchis de ces familles. Et c'est par le tdî- «

Binage du palais des Césars que M. de Rossi explique la fréquence du nom d'Âurélius dans la catacombe de Galliste ; ces • Aurelii peuvent avoir été des affranchis de Caracalla, d'ËIagabaie ou d'Alexandre Sévère qui tous trois ont porté le nom genHlUium d'Aurélius. (Bulletin, 1865, n- 11.)

Mais, parmi ces tombes chrétiennes portant des noms d'illustres familles, soit parce que le défunt appartenait réellement à ces familles, soit parce qu'il était affranchi d'un de leurs membres, il en est une trop intéressante pour ne pas la citer *

ici et qui viendrait en aide à ceux qui supposent des rapports personnels entre saint Paul et Sénèque. Sénèque s'appelait comme Ton sait Annœus, et ce nom se présente dans une inscription trouvée à Ostie, ainsi conçue :

M. ANNEO

PAVLO PBTBO

M. ANNEVS PAVLVS

FILIO CARISIMO

Malgré le sigle D. M. (dis manibus) qui ne laisse pas que de se rencontrer quelquefois sur des tombes chrétiennes, les deux surnoms réunis de Pierre et de Paul pour le fils, le nom de Paul pour le père, sont des indices certains d'une origine chrétienne. Ce sont donc s'ils sont ingénus, des parents des Sénèque ; si ce sont des affranchis, ce seraient des affranchis d'un M. Annœus, peut-être de M. Annœus Gallio, frère de Sénèque, lesquels auraient porté en esclavage ou pris depuis leur affranchissement les noms de Pierre et de Paul. (De Rossi, Bulletin, 1867, 1.)

LES LrVBES SIBYLLINS.

(F. tome II*, pages 396 et s.)

Les livres sibyllins ont été imprimés au nombre de huit, auxquels les éditeurs ont ajouté, sous forme de préambule, nn long morceau cité par Tliéophile d'Antiocbe (ad Autolycum, II). Depuis, le cardinal Mal a publié, d'après des manuscrits de l'Ambroisienne et du Vatican, les onzième, douzième, treizième et quatorzième livres.

Ces livres ne forment nullement un corps d*ouyrage. Ils se répètent beaucoup plus souvent qu'ils ne se suivent. Le même livre se compose parfois de fragments tout à fait distincts les uns des autres, et qui paraissent être de mains différentes.

D'après les travaux modernes» résumés et complétés par M. Alexandre, dans sa consciencieuse édition des Oracles sibyllins (1853-1856), voici dans quel ordre ces fragments se placent, quant à la date de leur composition :

I. La deuxième (v. 97-294) et la quatrième partie (v. 489 et suiv.) de ce qui forme dans nos éditions le livre IIL seraient l'œuvre d'un juif d'Egypte au temps de Ptolémée Pbilométor, d'Antiochus et des Machabéés. M. Alexandre croit pouvoir préciser la date de cette œuvre entre les années 170-164 avant J.'C. Cette partie est citée par Josèpbe (Antiq. 1, 6), et par Ëusèbe (Prœp. evang., IX, 14, 17, d'après Abylène et Eupolemus). Elle l'est aussi par Athénagore (Legai.^ 30), Théophile d'Antiocbe (11, 31). Clém. Alex. {Protrept, 6), qui en reconnaît l'origine hébraïque, Tertullien (ad J\ra<ton., II, 12), Lactance (Div. inst. II, 17, IV, 6, 15, VII, 24). Elle est censée l'œuvre de la Sibylle Erythrée (v. 808). Remarquez qu'on y recQmmande les sacrifices de bœufs et de taureaux, ce qui exclut la pensée chrétienne (v. 5t)4).

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