MABG AURÈLE SEUL. — SES GUERRES
La mort de Verus termine une première phase du règne de Marc Âurèle. Seul maintenant, délivré de son embarrassant collègue, il aura les plus belles années de son pouvoir. Dans la guerre d'abord, dans la paix ensuite, nous allons montrer ce qu'il fut à son époque la plus libre et la plus glorieuse.
Ce n'est pas à dire que sa t&che n'ait été pénible. Il retrouvait Rome avec trois ennemis : le paganisme, la peste et la guerre. Le paganisme, j*ai dit ce qu'il était et combien Marc Aurèle en méconnaissait le danger. La peste durait toujours en Italie; pendant le séjour des deux empereurs à Âquilée, elle avait d(^cimé leur armée. Quant à la guerre, elle était loin d'être finie; la Rbétie, la Pannonie, le Norique étaient toujours en grande partie aux mains des barbares, c'est-à-dire que les barbares étaient, ou peu s'en fallait, au pied des Alpes.
La guerre recommença donc, et devait durer autant que le règne de Marc Aurèle. Malheureusemeut le dôlail nous en est bien peu connu. Nous n'avons guère pour témoins que des monnaies, des inscriptions et des bas-reliefs *.
1. Bas-reliefs de la colonne Antonine et Tare de triomphe éri^é
»BS GUBRRES. lii
Comme de raison, de tels témoins ne déposent que de victoires : ce sont toujours des litres d'Imperator, de Germanique, de Sarmatique, conférés à Marc Aurèle; des trophées ; des captifs, les mains liées derrière le dos ; des Victoires qui couronnent l'empereur revenant sur son char de triomphe ; c*est toujours la Germanie soumise, assise par terre et pleurant sa défaite. On loue Marc Aurèle, dans les inscriptions, a d'avoir surpassé toutes les gloires des plus illustres capitaines, d'avoir soumis ou exterminé les nations les plus belliqueuses ^ » Mais la
en l'aD 176, sar laToie Flaminia, détruit en 1662. Sur dix bas-reliefs que l'on croit proTenir de cet arc de triomphe, quatre sont relatifs aux guerres de Germanie.