‹ Les Antonins: ans de J. C., 69-180Chapitre 49 sur 156 · Gapitolin · texte numérisé non relu

Gapitolin

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la multitude des révoltés, parvient à les diviser et à les écraser. Marc Àurèle sent que sa place est en Germanie, au premier foyer du mal. Mais l'argent lui manque, et il craint de se rendre impopulaire par de nouveaux impôts. Pendant deux mois, il fait vendre sur le Forum de Trajan le riche mobilier entassé dans le palais par tant de Césars, les vases d'or et de cristal, les bijoux de Faustine, une magnifique collection de pierreries qu'avait formée Hadrien. L'argent lui manque et les hommes lui manquent ; la population est décimée par la peste. Marc Aurèle arme des esclaves, enrôle des gladiateurs, soudoie jusqu'aux bandits des grands chemins joints aux soldats qui leur donnaient la chasse, paye des Germains pour combattre les Ger* mains *. Ce n'est pas assez encore, et il sera obligé de passer trois années de suite à Garnunte, sur les bords du Danube, pour recruter son armée par des levées répétées dans ces provinces qui sont maintenant la pépinière des légions *. Enfin, pour assurer l'avenir si menaçant après lui, il se donne un gendre ; avant même la fin de l'année de deuil, il remarie Lucille, veuve de Verus, à un homme déjà âgé, d'origine étrangère, de naissance obscure, mais à un homme de mérite et à un brave soldat, Glaudius Pompeianus : il veut laisser derrière lui autre chose que des enfants (170).

Ce suprême effort de ses armées, si urgent et si pénible, Marc Âurète veut au moins qu'il soit décisif. Il renonce pour plusieurs années à Rome, à la paix, à la philosophie. Les deux villes ou les deux camps fortifiésde Sirmich(Milrowitz) sur la Save et de Garnunte sur le Danube (Haimbourg *)

!. Bntrope, VIII; Capitolin.

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