‹ Les Antro-Pylo-Bulbites Vagotonniques Pseudo-UlcéreusesChapitre 17 sur 28 · PR PRE AT · texte numérisé non relu

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Cane signes Fr vagotonie, ont été. réhedes : le

tél oculo-cardiaque qui, chaque fois, a montré un ralentissement net du rythme des pulsations et de leur

amplitude ; également, l'abolition ou la grosse diminution du réflexe nauséeux, comme nous l'avons souvent constaté ainsi qu'une hypotension artérielle notable, avec

Rene un de infime (172): Fr EXAMEN RADIQLOGIQUE. — 'érna peut paraître absolument normal, mais le plus souvent il est hypertonique,

quelquefois dilaté avec du liquide de stase abondant, et.

l'étalement du bas-fond traduit une certaine gêne du fonctionnement pylorique, que confirme le retard de l'évacuation. Il s’agit sans doute d’un stade évolutif d’hyposystolie gastrique, observé particulièrement dans les formes avec

hypertrophie du pylore, comme nous avons eu l'occasion

de l’observer dans un cas où, après vagotomie, l'estomac récupéra une tonicité normale et le bulbe, pour lequel, avant |’ opération, le diagnostic radiologique d’ulcère pouvait être envisagé, reprit un aspect quasi-normal (Obs. VID).

‘Assez souvent enfin, la Grande Courbure et surtout l’antre sont parcourus de gros sillons signant la gastrite. L’antre peut même être très mal injecté, avoir un aspect pseudolacunaire. On note souvent une hyperkinésie pré-pylorique. Quant au bulbe, il est petit, spasmodique, irrégulier, souvent très mal injecté, quelquefois véritablement « escamoté » du fait de son intolérance au contact de la baryte, mais on ne peut jamais mettre en évidence une niche ulcéreuse. Par l'épreuve de la morphine de Porcher, qui a été pratiquée chez plusieurs de nos malades, le bulbe s'est montré tout à fait normal. Cette épreuve de la morphine constitue donc un excellent test pour distinguer dans les cas litigieux l'ulcère duodénal et la bulbite pseudo-ulcéreuse, comme l’a souligné le Professeur agrégé DUBARRY.

Le reste du cadre duodénal est normal dans les examens standards.

À titre d'exemples, nous publions ci-joints trois clichés de malades chez lesquels nous avons porté ce diagnostic.

= EXAMEN GASTROSCOPIQUE. — La grande difficulté jusqu'à maintenant de se procurer un gastroscope, a fait que le Professeur agrégé DuBARRY n'a pratiqué chez aucun de ces malades cet examen qui aurait été fort intéressant, bien que les lésions gastriques siègent dans la région pré-pylorique qui ne se voit pas toujours de façon parfaite, alors que la partie moyenne de l'estomac, celle que le gastroscope explore si admirablement, est indemne par définition dans les antro-bulbites. Mais nous avons eu les constatations opératoires dans les cas où il a été pratiqué une gastrectomie, et nous décrirons à ce chapitre l'aspect de la muqueuse.

CHIMISME GASTRIQUE: — « Il existe chez les individus normaux toute la gamme des formules chimiques, et lorsqu’un sujet fait une gastrite, il la fait avec l'estomac qu'il a, et le chimisme de cet estomac » (GUTMANN).

Sans vouloir attacher au chimisme une valeur absolue, dans ces conditions, il était intéressant de l'étudier, d'autant plus que le pneumogastrique est le nerf sécréteur de l'estomac et que, a priori, on doit avoir une hyperacidité du suc gastrique. De fait, dans les cas où nous l'avons recherché, il y avait hyperchlorhydrie : présence d'HCI libre à jeun, taux d'HCI libre supérieur à 2,50 gr. après épreuve à l'histamine.

Voici, comme exemple, le chimisme gastrique du malade de l'observation n° VII. 7

Premier examen, avant vagotomie : juillet 1946. Deuxième examen, après vagotomie : juillet 1948.

LIQUIDE DE STASE

ÂAcidité organique ........ 0,36 0,31 Acidité combinée ........ 0,19 0,49 Acidité totale .........:.. Ne 1240 0,91

ÉPREUVE A L'HISTAMINE

We SES ee | Fa

Avant vagotomie Après vagotomie |

ND RE he Ve ee 275 | 255 Acidité totale ..........| 2,54 7328 20e

Nous voyons que, quinze mois après la vagotomie

(avril 1947), la quantité d'HCI libre dans le liquide de stase

est fortement diminuée, tombant de 0,90 à 0,11, tandis

que les résultats de l'épreuve à l’histamine, avant -et après

la vagotomie, restent sensiblement les mêmes : l’histamine,

en effet, excitant les glandes gastriques par la voie humorale,

ne semble pas agir par l'intermédiaire du pneumogastrique.

Il est peut-être intéressant de noter que, pour le prélè-

vement du suc gastrique fait une heure après l'injection

d'histamine, après vagotomie, le taux d'HCI libre et celui de l'acidité totale diminuent, alors qu'ils augmentent chez le même sujet avant vagotomie. Sans doute faudrait-il voir dans ce fait, que les glandes sécrétrices de l'estomac, indépendantes certes dans leur réponse à une excitation directe (comme l'histamine), ont tout de même une réaction moindre lorsqu'elles ne sont plus sous l'influence du pneumogastrique. Îl y aurait là un fait comparable à la diminution de tonicité d'un muscle après section de son nerf moteur, à ceci près que le Vague n’est pas le seul nerf dont dépende l'estomac.

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