‹ Les Antro-Pylo-Bulbites Vagotonniques Pseudo-UlcéreusesChapitre 16 sur 28 · douleurs soushépatiques et abdo- ‘minales. Nausées · texte numérisé non relu

douleurs soushépatiques et abdo- ‘minales. Nausées

1939: eee é pendant 15 jours.

Depuis 2 mois, souf-

fre presque quoti-

diennement.

Troubles dyspeptiques dès 20 ans, après la mort de sa mère. Depuis accouchement, souffre par périodes de | mois, avec inter valles de 2 mois.

Depuis | an, souffre par périodes de 3 semaines, séparées par des intervalles de plus en plus courts, Puis troubles subcontinus.

| greurs. Se couche : mal

après chaque repas, cal-

ie 2 rosis me Fe . du soir. À 22h

ES

| ses passent.

ne bien. Douleurs 3-4 h.

mées par le repas suivant.

Sensation d'étau à la base du thorax.

turnes rares vers 2 h. du matin. = KE pi à

Réveil ne Rare per

Appétit. Déjeune : à 10 LR malaise fosse ilhiaque droite.

Passe. spontanément. Re!

pas midi. 16-17-h. : barre épigastrique transversale.

Soirées et nuits bonnes,

Bien au réveil, Puis, dou-

leur dans flanc droit, calmée par petit déjeuner.

Même douleur vers 11 h.

calmée par repas de midi.

17 h. : nouvelle crise jusqu'au repas du soir. Soirées et nuits bonnes. Rare crise nocturne.

Réveil bon. Huet: Déjeu- S

Fritures Graisses

Farineux \

Crises noc-|

Choux

Réveil bon. Déjeune : 1/2 h.

après, pesanteur, ballonnement épigastrique. Vers 11 h. : tiraillements d’estomac. Doit quelquefois se

coucher après le repas de

midi. Vers 18 h. : tiraille-

ments. Soirées et nuits

bonnes.

Graisses |

“Farineux

- Lait Œufs

Alcool -

Choux

Note. — Abréviations

: G — Gauche.

‘intestinal Tendance co nstipation

Constipé

+ Constipé

Constipée

Normal

Tools

concomitants

Amaigrissement

Très nerveux, inquiet.

Anxieuse

Foie :

Ex amen

Foie normal, indolore.

Petite hernie sus-ombilicale douloureuse.

TASER

13 cm., douloureux.

Gros lobe G.

Murphy +++

Radiographie

Estomac hypertonique.

Gastrite hypertrophique.

mage bulbaire

stellaire.

Estomac normal, aspect d’antro-bulbite sans image caractéristique d'ulcus.

Traitements

Hista-Dimilli

Drainobyl Dycholium Hépatoum

Sodothiol

Plusieurs cures d'émétine.

Hista-Dimilli Potion blanche

en Doi

Tension Aspect épigastrique, de gastrite Algipan I. D.

surtout du et de bulbite. | Potion blanche Grand Droit Pas d'ulcus

droit. visible.

Murphy ++ Estomac Paratyrone S.C.

Flanc gauche allongé. Titane douloureux. Spasme Bismuth T. À. : 13-9. | pré-pylorique.

Bulbe normal mais spasmodique.

Négatif : Estomac Sodothiol aucun point allongé, Paratyrone S.C.

douloureux. hypotonique. Titane

Hyperkinésie Bismuth prépylorique | Potion blanche et bulbaire.

Gros bulbe.

Résultats des traitements

Résultats variables, médiocres.

Amélioration

Calme vite

Atténuation passagère des troubles |

Atténuation des troubles.

Amélioration

… ie ou autre sexe, re souvent +. l'adôlte je jeune, entre vingt et quarante ans, mais ils peuvent parfois débuter chez les moins de vingt ans, dans la seconde enfance, et le professeur agrégé DuBarrY s ‘est attaché dans plusieurs travaux et communications (D, ainsi que dans la thèse de ‘son élève RUMEAU, à l'étude de ces états inflammatoires antro-bulbaires de l'a âge scolaire.

| Il ne s’agit point des gastrites classiques du fumeur ou de} alcoolique ; ; il se peut que notre malade fume, qu il soit même un petit éthylique, nous ne voyons pas là une cause déterminante, mais tout au plus un facteur favorisant.

Aucun de nos malades n “était tuberculeux ou n'avait ‘une syphilis avérée : nous l’aurions éliminé de notre étude, non pas qu 1l soit exempt de l'antro-bulbite vagotonique, mais pour éviter que l’on puisse voir, à priori, dans sa maladie première, la cause évidente de ses troubles dyspeptiques.

Dans les antécédents, nous avons noté assez souvent une appendicectomie, pratiquée, à tort ou à raison, sur un diagnostic d’appendicite aiguë ou chronique, ou encore comme premier geste chirurgical, dans l'espoir de mettre fin à un syndrome dyspeptique atypique et assez rebelle aux traitements médicaux.

Mais ce qui est remarquable, c'est le tempérament vagotonique de nos malades : ce sont des sujets pâles, souvent nerveux (ils le disent eux-mêmes), à peau mate et “froide, à transpiration facile. Hypotension,. aréflexie pha-

(1) Voir Bibliographie.

E Fe

ryngée, ‘exagération de Alcie Cr eh sont

e C ‘est. cette orientation végétative du sujet ‘vers la vagotonie,

: passer du trouble a uIque à Pure

les trois signes objectifs. de vagotonie, qu'il est facile de rechercher, et que nous avons notés dans nos observations.

qui nous semble à la base de l'autonomie dé la maladie et à l'origine, non seulement de ses symptômes, car nous pe décririons alors que les dyspepsies vagotoniques, mais sans doute aussi des modifications anatomo-pathologiques de l'estomac dans sa région pylorique, de ces lésions chroniques, bien fixées, datant de longtemps, qui nous permettent Re LE

lésionnelle.

7 4 AY à

He Li = SYMPTOMATOLOGIE. - Débyr: nn — Il est rare que. le Rte consulte > le gastro-entérologue dès les tout premiers troubles, aussi est-ce dans l’anamnèse que nous retrouvons ceux-ci. Où quefois, dès l'enfance, une intolérance alimentaire inexpliquée pour certains aliments : lait, œufs notamment. Puis des malaises digestifs plus ou moins bien définis, mis sur le compte d'un repas trop copieux : € embarras gastrique », « petite insuffisance hépatique » sont les diagnostics ne portés. On élimine en conséquence certains aliments d'ailleurs mal tolérés, on adopte un régime, on mange lentement et, malgré toutes ces précautions, les troubles, un jour, reviennent, soit sans cause apparente, soit que l’on attribue

leur retour au froid, à une contrariété, une émotion.

Chez quelques-unes de nos malades, les troubles sont survenus pour la première fois au cours d’une grossesse particulièrement pénible, et après l'accouchement, ils persistèrent, les règles étant d'ailleurs habituellement sans influence sur eux.

ÎIls peuvent évoluer par périodes de ‘durée. variable — quelques jours à quelques semaines, — chaque année à la même époque, une ou plusieurs fois par an, séparées par des intervalles bons mais rarement parfaits, avec quelques petits malaises peu gênants de loin en loin. Ces périodes douloureuses surviennent soit spontanément, soit souvent

si \

en.

à De.

l'un écart de régime. En ve di années, généà ae augmentent :

ouder, le de eee nn à peu haie jour, sans aucune périodicité. Plus rarement, les’ troubles, dès leur début, sont d'emblée sub-continus. 7 | Û Mais au cours même de ces périodes due, q' un jour à l’autre, les troubles sont loin d'être constants, dans leur horaire et dans leur intensité, pouvant même manquer certains jours. EX |

CICIÈRES DES DOULEURS. — Cénéralement Je alle à son réveil, ne ressent aucun trouble. Quelquefois, au contraire, il a une languepâteuse, mauvaise bouche, mauvaise haleine, du pyrosis, de la pesanteur épigastrique. Le petit déjeuner, pris avec plus ou moins d’appétit, calme ces malaises, mais, soit peu après, soit le plus souvent une à deux heures plus tard, les troubles réapparaissent, de nature, d'intensité et de siège variables suivant les sujets. Chez les uns, simple sensation de plénitude gastrique, de pesanteur, de ballonnement, chez d’autres s ‘ajoutent des

EE : tiraillements d'estomac, des brûlures épigastriques, du L 2 pyrosis, des éructations ; chez d'autres encore, les douleurs + siègent dans le flanc droit. s’accompagnant de coliques,

d'où le diagnostic quelquefois porté d’appendicite subaiguë ou chronique, ou de dyspepsie appendiculaire. Ces douleurs, ou bien passent spontanément au bout d'une ; e heure ou deux, ou bien durent jusqu’au repas de midi par 4 lequel elles sont généralement calmées. Au cours du repas, les malades ressentent quelquefois des palpitations, une sensation d'étouffement qui oblige, entre deux bouchées, à faire une profonde inspiration.

Les troubles reviennent l'après-midi, d'une façon assez A semblable à ceux du matin, mais ils sont souvent plus inten- D ses, obligeant quelquefois le malade à se coucher. D'ailleurs, | FA la position allongée soulage en général, et la fin de la crise Ki est annoncée par des éructations et l'émission de gaz.

Faisant contraste avec la journée, les soirées et les nuits sont généralement bonnes, à condition toutefois que les

malades se entre tôt, ct même éiraue à | nervosité, ils ont de l'insomnie, ils n’ont que rare crise tardive vers minuit ou deux heures du matin. est alors calmée par des ROUE inertes, ou autres médicaments. FE Het THE Ces douleurs sont duclqustai à à type de Cat obeE mais rarement ; elles n'irradient pas, ne sont pas transfixiantes. Elles pourront être calmées — pas toujours — par l’inges- tion d'aliments, de ren bordiee de soude, de poudres inertes, par la position allongée. ee :

Les nausées sont rares. Les vomissements nent — sont exceptionnels, même chez les malades où l'examen radiologique révèle une sténose pylorique partielle. Cepen- dant, nous en avons signalé chez certains, et particulièrement chez ceux qui avaient déjà subi une intervention chirurgicale ; ils soulagent alors plus ou moins les douleurs, ainsi d’ailleurs que les éructations et l'émission de gaz. Une seule de nos malades a eu des hématémèses, mais c'était quelque temps après une gastrectomie (Obs. V).

INTOLÉRANCES ALIMENTAIRES. — Bien que son appétit reste souvent bon, parfois même exagéré, chaque sujet éhmine de lui-même les aliments qu'il ne peut tolérer ; c'est ainsi que ceux le plus souvent proscrits sont : œufs, lait, sauces, farineux, choux, viandes grasses, pâtisserie, mets épicés, charcuterie, vinaigre, vin blanc, apéritifs, alcool... A la différence de ce qui se passe pour l'ulcère, un écart de régime provoque souvent un retour des douleurs, et même d'une crise de plusieurs jours. Et le lait, cet ahment de base du régime d’un ulcéreux, est souvent 1CI très mal supporté.

TROUBLES CONCOMITANTS. — La constipation est habituelle chez la grande majorité de nos malades, se manifestant d'ailleurs bien avant l'apparition des premiers troubles digestifs, nécessitant depuis longtemps l'usage de mucilages ou même de laxatifs. On note quelquefois des alternatives de diarrhée et de constipation et, chez certains, les selles sont tout à fait normales.

malades sont très AT quete ets obaérvent

ucoup. Ils ont souvent de Finsomnie* ou font des rêves Re nocturnes. Pre ns 2 = Malgré le peu de nourriture ‘qu ae prennent, Surtout. +. ; Fe les périodes sont longues ou pratiquement soudées, ces malades, qui ont de tout temps été maigres, ne maigrissent guère et conservent un état général relativement ne. bon. Cependant, chez les polyopérés gastriques, dont les is troubles ont été aggravés après les interventions successives, Le l’'amaigrissement est parfois considérable et l’asthénie

extrême." à

EXAMEN PHYSIQUE. — La palpation de l'abdomen ne nous apporte quelquefois aucun renseignement, l'examen restant absolument négatif, alors que les troubles subjectifs sont importants. D'autres fois, on met en évidence une légère tension épigastrique surtout marquée au niveau du Grand Droit du côté droit, ou du clapotement gastrique deux heures ou plus après le repas, s il y a gêne pylorique : ou encore une sensibilité épigastrique excessive au moindre contact, correspondant à une hyperesthésie du plexus solaire.

Le foie paraît souvent normal ou déborde à peine le rebord costal. Nous avons noté souvent un Murphy indiscutable, alors que la cholécystographie montrait une vésicule radiologiquement normale, et que les divers traitements biliaires restaient inopérants. Certains malades présentent aussi un rebord costal gauche très douloureux à la palpation, figurant en somme un signe de Murphy, mais à gauche, et il n’y a pas cependant de signe de Mallet-Guy.

La fosse iliaque droite est parfois très sensible, ce qui explique-en partie la fréquence des appendicectomies ; mais chez plusieurs appendicectomisés, la sensibilité de la région appendiculaire persiste quelques années après l'intervention.

Le flanc gauche, et parfois tout l'abdomen, peuvent manifester une sensibilité diffuse.

ne.

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