‹ Les Apocryphes éthiopiens, Volume 9Chapitre 43 sur 95 · Je me remis à lui parler · texte numérisé non relu

Je me remis à lui parler

20. Ne fais pas cela, mais écoute-moi ; compare-toi au jugement de Sion, console-toi en présence de (ce qui est arrivé) à Jérusalem.

21. Ne vois-tu pas comme notre sanctuaire a été détruit [nos autels démolis, notre temple abattu] (2),

22. Comme nos psaumes ont cessé, nos louanges se sont tues, notre gloire est tombée, nos flambeaux et nos lumières se sont éteints, l'arche de notre loi a été enlevée ; nos objets sacrés ont été souillés ; notre nom a été déshonoré ; nos hommes libres ont été humiliés ; nos prêtres ont été brûlés ; nos lévites ont été emmenés en captivité ; nos jeunes gens ont été réduits en esclavage; nos petits enfants ont été enlevés ; nos héros privés de force ?

23. Et, ce qui est plus fort, Sion a été marquée du sceau ; sa gloire Ta abandonnée et nous avons passé sous la domination de nos ennemis.

(i) Vers, arabes : Car tu as résisté à Dieu.

(3) Le passage entre crochets qui manque en éthiopien est donné par la vefrsion latine, syriaque, arabe 1 et arabe*.

vGooçle

24. Rejette loin de toi ton excessive affliction, écarte de toi cette grande douleur, afin que le Très-Haut, le Fort te pardonne et te soulage de ta peine.

25. Tandis que je lui parlais, son visage brilla tout à coup et son aspect fut comme celui d'un éclair : je redoutai fort d'être près d'elle et mon âme fut effrayée. Qu'est-ce que cela ? me dis-

26. Elle poussa tout à coup un grand cri qui retentit d'une manière forte et effroyable, tellement que la terre trembla à sa voix.

27. Quand je regardai, la femme n'était plus là ; il y avait une ville construite ; je vis l'immense emplacement de ses fondations ; j'eus peur et je poussai un grand cri

28. Eu disant : Où est l'ange Uriel (Ourâèl) qui est v^nu précédemment vers moi ? Pourquoi mVt-îl fait rechercher tout ceci, pour que la fin de ma vie soit en proie aux soucis et ma prière à l'opprobre ?

29. Tandis que je parlais ainsi, cet ange qui était venu précédemment s'approcha de moi.

30. Il me trouva étendu comme un cadavre privé de sentiment; il me prit par la main droite, me donna des forces, me releva droit sur mes pieds.

3i. Et me répondit: Que t'est-il arrivé?

Qu'est-ce qui te trouble ? Pourquoi as-tu perdu Tesprit ?

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