‹ Les apologistes grecs du IIe siècle de notre èreChapitre 115 sur 128 · VI. — L'Apologie syriaque attribuée à Méliton · texte numérisé non relu

VI. — L'Apologie syriaque attribuée à Méliton

Tout est obscur, quant à la provenance de YApoloqie découverte par Cureton, et publiée par Renan dans le tome 11 du Spmlegium Solesmense ». Elle nous est parvenue en syriaque : a-t-elle été rédigée à l'origine en cette langueP Elle porte le nom de Méliton : est-elle véritablement 1 œuvre de l'évêque de Sardes? Elle est adressée à un Antonin, auquel l'auteur parle de ses fils ■ est-ce Antoninle Pieux. Marc-Aurèle ou CaracallaP... Celui qui ne peut consulter que dans une traduction le texte syriaque est tenu à une grande réserve sur tous ces points, et surtout sur le premier.

Nous connaissons sûrement par Eusèbe (H E IV id et 26), ^existence d'une Apologie de Méliton, adressée a Marc-Aurele -. Une objection qui se présente immédiatement contre l'opinion qu'elle nous a été rendue par cette Apologie syriaque, c'est que l'auteur de Y Histoire ecclésiastique cite un long fragment de l'ouvrage authentique, et que ce fragment ne se retrouve pas dans celle-ci. Les traducteurs syriens n'ont pas une réputation de fidélité littérale et il est vraisemblable qu'ils ont été souvent des arrangeurs.'

i. Cf. aussi Renan, Marc-Aurèle, p. ,73 et suiv. et Mémoires de V Académie des Inscriptions, XXIII, 3i9.

a. Cf. Harnack. II. ,, 358.11 reste douteux, me semble-t-il si cette

Apologie : date du temps où Marc-Aurèle ne s'était pas encore assoc e

on fils Commode Sur notre Apologie syriaque, »,, p. 5*2 et pour

g LES APOLOGISTES GRECS

Toutefois le morceau inséré par Eusèbe est si important et si caractéristique qu'il paraît Lés éteange que quelqu un

, ,,„ I, su -imer' On est obligé de noter d autre , -ri

fauteur ?l notre Apologie syriaque , est féru , de I ,. ée LhèreàMéUton,etqueceluUiase^ulexpnmée,ànotre

connaissance', au H" siècle, qu'une aU » entre ^lephns-

tianisme et l'empire serait la chose la plus naturelle du

„ onde, que l'empereur a le devoir de se ch^Uen

w qu'il y trouvera d'ailleurs tout bénéfice; de plus cet auteur est certainement un Oriental". Pmsqnd est bien difficile de croire que le traducteur ait omis une des Les les plus curieuses de l'écrit or.g.nal. e. pursm en uiême temps on ne peut s'empêcher de reconnaître dan. Quelques parties de ce qu'il a traduit une uispu-a Uon Sgue celle de l'^offie authentique de MélUon LJ imaginer avec Renan que Méhton est bien 1 aute« de notre ouvrage, et que cet ouvrage représente « , ifthtf non pas son 4/)otoSie, mais son traité sur fa Vfritf («£ àXr,6eW orné d'une affabulation apocryphe, qui 1 aurait transformé en un discours adressé à un empereur « „ aimerait à le croire, si l'hypothèse trouva.l dans le lob même plus d'appui3.

One! que soit l'auteur, écrit-d à l'époque an tourne ou an ,„• siècle? Seeberg' s'est prononcé pour U première opinion, et croit que l'Antonin interpellé est Antomn e pieux? Uarnack est pour la seconde cl pense a Caraoalla.

, Mais qui, selon moi, répondait » un vœu score.de bieu de. Ime.

écrit en syriaque. , . ffi la justifier

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