‹ Les apologistes grecs du IIe siècle de notre èreChapitre 116 sur 128 · L-t «« i« «*** : s,'nv;; x ; ; ■ a · texte numérisé non relu

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Seeberg avait été surtout frappé par certaines analogies incontestables avec Aristide, qui aurait été, selon lui, le seul apologiste connu et utilisé par notre anonyme. Harnack objecte d'abord, et non sans raison, que celui-ci paraît tout au moins avoir connu encore Justin1. Mais est-il impossible de concevoir au 11e siècle l'allusion au tribut que certains temples paient à César? Y a-t-il vraiment au chapitre vi une allusion à un culte syrien célébré par l'empereur, revêtu de vêtements féminins2;' On ne saurait se prononcer bien nettement sur ces deux points, et je n'ose, pour ma part, en rien conclure de précis sur la date.

h' Apologie a-t-elle été rédigée originairement en grec? ou en syriaque? Autant que j'en puis juger. — abstraction faite du texte syriaque que je ne puis lire, — il n'est pas démontré, que l'original n'ait pu être grec. Le tour du développement rappelle d'assez près la manière simple d'Aristide; la traduction latine se laisserait transposer en un grec assez analogue sans grande difficulté. Pour expliquer l'importance que prennent les mythes orientaux, il suffirait que l'auteur fût un Asiatique ; il ne serait pas nécessaire qu'il se fût servi du syriaque. Admettons d'ailleurs qu'il s'en soit servi : Y Apologie présente trop de rapports avec les apologies grecques du nc siècle, fût-elle même un peu postérieure, pour qu'on puisse la passer sous silence, et en négliger les idées directrices.

L'auteur est peu philosophe, et il a peu de choses à nous apprendre, il faut l'avouer, sur la question qui nous a principalement intéressés. Il est tellement convaincu de

1. L'idée qu'il ne faut pas être esclave de la tradition est exprimée par les deux écrivains à peu près dans les mêmes termes; l'idée est banale, mais ce qui l'est moins, et implique une parenté, c'est l'argument tiré du fait que « les pauvres, les boiteux, les aveugles » n'acceptent pas sans se plaindre l'héritage de leurs parents.

2. C'est assurément une explication séduisante; si on ne l'accepte pas, on ne voit pas quel sens peut avoir ce passage. — Ce que dit Harnack de la polémique contre les images, et de l'état d'esprit qu'elle suppose chez ceux à qui elle s'adresse, a peu de force (cf. Geffcken, p. xx-xxvm).

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