‹ Les apologistes laïques au dix-neuvième siècleChapitre 109 sur 167 · V. Hugo · texte numérisé non relu

V. Hugo

Voilà le modèle à imiter ; — voici l'exemple à fuir ;

AHSINOÉ

Elle vient de courir de salons en salons,

De salons en salons elle vient de médire.

Que faire ? Il faut passer le temps, les jours sont longs,

Et comment les. charmer, sinon par la satii*e?

.i) La Bête, p. 24. Hachette.

(2) Maximes de la vie. OUendorf.

(3) « Contre la médisance il n'est point de rempart. »

.Molière. Tartuffe, I, i.

(4) On annonçait la mort d'un médisant : « Vous allez voir, dit quelqu'un qui se sera mordu la langue ! »

^5) Les Chants du crépuscule, xxxlx. Hetzel.

DEVOIRS DE l'homme ENVERS SON PROCHAIN 4^3

Tout en pirouettant sur ses petits talons, Tout en distribuant sa grâce et son sourire, Elle a dit de ces mots que les plus noirs félons, Mênie poiu* la vengeance, hésiteraient à dii'e. Sur ses pas, maintenant, trahison, désespoir Querelle, inimitié, tous les poisons de l'âme Vont germer, vont fleurir comme une ivraie infâme. Dans son trou ténébreux quand le loup rentre au soir, XI a fait moins de mal que cette blonde femme Qui défait sa coiffure et rit à son miroir.

Joseph AUTRAN (i).

II. Le mensonge est une sorte de vol : quand le prochain a droit de notre part à li ':!'', la lui travestir, c'est le voler.' Donc, ne mentons jamais.

Et ne dites pas : « Mais c'est quelquefois utile ou nécessaire. » Nous vous répondrions avec Georges Sand :

La vérité fait quelquefois des brèches, le mensonge fait touiours des ruines (2).

Alfred de Musset n'admet pas, lui non plus, ces mensonges exceptionnels :

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