PÉPA
Où est-elle encore? Avec tout son monde? en pique-nique? en partie?...
MADAME DE MOISAXD
Elle ! Ah! pauvre femme!... tout simplement dans le village, chez un de nos journaliers qui s'est cassé le bras.
HERMINE
Quelle horreur! Et elle y est allée?
MADAME DE MOISAND, étonuée^
Mais oui, pourquoi?
HERMINE
Oh ! je ne peux pas voir les gens qui souffrent, moi, je souffre plus qu'eux!
Edouard Pailleron (2).
Dussions-nous en souffrir nous-mêmes, essayons de voir souffrir les autres : cela nous mettra mieux à l'abri de l'égoïsme, dont nous devons nous garder plus que jamais, car
L'égoïsme va en augmentant de siècle eu siècle : c'est la carie des os de l'humanité,
P. Gerfaut (3).
( I ) Avril'm ai- juin , lxxxvi.
(2) La Souris, 1, 11. C. Lévy.
(3) Pensées d'un sceptique, p. 1Ô9. Ollendorfî.
DEVOIRS DE l'homme ENVERS SOX PROCHAIN 4^9*
Les services que nous souiines appelés à readre sont souvent des services d^argent, qm prennent géncralenicnt le titre d'aumône. Pourquoi devons-nous ftiire Fauniône? pourquoi répugne-t-on à la faire? comment devons-nous la. taire? Questions intéressantes que nous allons successivement aborder.
•se- *
I. « Que je plains ces hoiîimes riches qui, au sortir de leurs réunions mondaines et rencontrant un pauvre, ne se disent pas : Nous venons d'être, pendant quelques heures, de misérables égoïstes; soyons bons, au moins, une seco-ide (i). »
C'est à ces hommes qu'il faut rappeler le précepte de l'aumône. Il est fondé sur la volonti' de Dieu, sur le commandement de Jésus-Christ, qui a promis de tenir comme fait îHui-mème le bien que nous ferions "au malheureux.
De là cette expression si usitée et si vraie, que le pauvre est l'image de Jésus-Christ et le préféré de Dieu. Ainsi est relevée votre dignité,
Orphelins, veuves déplorables.
Vous tous, faibles et misérables.
Images augustes de Dieu!
Victor Hugo (2).
Parmi les noms les plus ordinairemeut rapprochés dans rEcriture, dans le langage de l'Eglise et dans la vie des Saints, il faut citer deux noms qui se suivent à peu près toujours, qui ne peuvent pas se quitter, qui s'appellent et se répondent ; ces deux noms, les voici ;