‹ Les apologistes laïques au dix-neuvième siècleChapitre 148 sur 167 · F. COPPÉE · texte numérisé non relu

F. COPPÉE

Et A oilà précisément pourquoi on a voulu chasser les sœurs de l'hôpital: elles s'occupent de l'àme, elles ne traitent pas l'homme comme un vulgaire animal I

Ah! voilà le grand reproche : elles embêtent les malades avec le bon Dieu... D'abord, elles ne les embêtent pas tant que ça, nous le savons tous... Et puis, après? Quand elles mettraient un peu de paradis dans une salle d'hôpital... Qu'est-ce que tu veux y mettre, toi? de la philosophie comparée?

De Goncourt (ls).

Il est bien étonnant, en y réfléchissant, que l'on veuille, en chassant de l'hôpital la sœur et même l'aumônier, en chasser le seul grand médecin, qui est Dieu.

Dira-t-on maintenant que les religieux ne servent à rien ? Se placer sur le droit chemin du ciel, prier et faire pénitence pour le monde, mettre Dieu dans l'âme de l'enfant, le faire rentrer dans l'âme du malade et du vieillard, est-ce

(i) Les Humbles, A l'ambulance. Lemerre, (2) Sœur PhUomène, \xxix. Charpentier.

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que cela n*e9t rien? Oh! bénis soyez-vons, hommes modestes, humbles' femmes qui pour Dieu perdez tout, jusqu'à votre nom, et qui, à l'exemple du divin Maître, ne passez parmi nous que pour y faire le bien ! S'il fallait une preuve de plus à la divinité du christianisme, nous n'aurions qu'à vous montrer et à dire hardiment : DigLtus Dei est hic. Le doigt de Dieu est vraiment là!

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