‹ Les apologistes laïques au dix-neuvième siècleChapitre 96 sur 167 · RESPECT DE LA FAMILLE · texte numérisé non relu

RESPECT DE LA FAMILLE

î. Fondée par le mariage, la famille se compose d'abord d'mi époux et d'une épouse réunis avec la bénédiction divine. Daais toute société il faut un' chef, et l'homme est le chef de la femme: mais combien cette dépendance est adoucie par la foi et la charité ! « Ces deux créatures, dit Milton, ne sont point égales, leurs sexes ne sont point pareils; l'homme semble créé pour la contemplation et le courage, la femme pour la douceur et la grâce enchanteresse; celui-ci pour Dieu, seulement, celle-ci pour Dieu, mais dans son époux (i). »

C'est au christianisme que la femme doit d'avoir acquis le respect de l'homme. Jadis elle était considérée et traitée en esclave ;

Mais quelqu'un est venu briser ce joug infâme, Il a mis une étoile au front blanc de la femme ! Il a fait d'elle, au lieu de l'esclave dompté, L'éternelle vertu, limmortelle bonté ; Et pour forcer enfin l'ironie à se taire, A riiomme dont l'orgueil la courbait jusqu'à terre Il dit : Au haut du ciel, dans l'ombre du saint lieu, Regarde ! C'est ta Mère à côté de ton Dieu!

Henri de Borxier (2).

Mais la famille]ne sera complète que lorsque l'enfant sera venu :

(1) Le Paradis perdu, chant iv. Trad. de Poagerville. Charpentier.

(2) L'Apôtre, II, iv. Dentu.

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