III Rois, XI
Un harem aussi peuplé exigeait de grandes richesses; le nombre des épouses variait donc selon les moyens pécuniaires de chacun. Mais la privation d'enfants étant considérée comme le plus grand des malheurs, il s'ensuivait que l'Hébreu, si pauvre qu'il fût^ épousait toujours une seconde femme lorsque la première était stérile. C'est pourquoi la stérilité fut redoutée par les femmes à l'égal d'un opprobre, c'était pour l'épouse inféconde une source intarissa* ble de chagrins ^
Les jeunes Hébreux se mariaient d'ordinaire à dix-huit ans et demi; ce qui, vu la différence des climats, équivalait à vingt-cinq ans dans notre Europe occidentale. Rarement ils laissaient s'écouler la vingtième année sans contracter mariage. Or, à trente ans révolus, Jésus était encore célibataire; il est mort dans le célibat.
II. — Jésns rompt avec sa fttmiUe pour se consacrer à la prédication.
Jésus était resté célibataire; vers la trente-deuxième année, sa résolution est prise : il ira prêcher la bonne nouvelle aux pauvres et aux humbles. Un tel apostolat exige une fermeté inébranlable, un dévouement qui soit exempt de tout lien et de tout souci. Or, de tous les liens le plus fort, parce qu'il est le plus doux, est celui de la famille : c'en est fait, Jésus consommera le sacrifice. La scène est drama-
1. Genèse, XVI, XXX, Sarah et Rachel. | I Rois, I (Samuel des Bibles protestantes). Histoire de la mère de Samuel.
tique : Jésus haranguait le peuple lorsque surviennent sa mère et ses frères demandant à lui parler: « Marc, III, 32. Le peuple était assis en foule autour de lui, et on lui dit : Votre mère et vos frères sont là dehors qui vous demandent. — 33. Jésus leur répondit : Qui est ma mère, et qui sont mes frères? — M, Et regardant ceux qui étaient assis autour de lui, il ajouta : Voici ma mère et mes frères. — 35. Car quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère. » (Même scène dans Matthieu, XII, 46-50 | Luc, VIII, 19-20.) La rupture avec la famille est nette, irrévocable. Le motif en est donné avec une précision non moins catégorique : c'est un peuple qu*il faut instruire et gagner à Dieu. Désormais la seule famille du Maître sera composée de ceux qui ont ouvert les yeux à la vérité éternelle.
III. — Jésns exige de ses disciples la même rupture avec la famille et le renoncement & tous les biens.
Si, pour se faire instituteur du peuple, Jésus a renoncé au mariage et rompu avec la famille ; s'il a regardé comme conditions indispensables le célibat et le renoncement aux plus chers biens du monde, il est clair qu'il a dû imposer le même renoncement et le célibat à quiconque le suivit dans la voie de l'apostolat. C'est, en effet, ce qu'attestent les Évangiles : « Matthieu, X, 37. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n'est pas digne de moi. — 38. Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit
pas, n'est pas digne de moi. — XVI, 24. Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à soi-même, qu'il se charge de la croix et qu'il me suive! » « Marc, X, 21. Venez, et, vous étant chargé de la croix, suivez-moi 1 »
La même injonction est répétée dans saint Luc avec une âpreté sauvage. Il ne suffit plus à Jésus d'être aimé plus que le père et la mère, il faut qu'on haïsse père, mère, femme et enfants , bref, la famille entière. Jamais le renoncement absolu n'a été prescrit avec une telle rigueur et en termes aussi énergiques. « Luc, XIV, 26. Si quelqu'un vient à moi et ne hait pas son père et sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. — 27. Et quiconque ne porte pas sa croix et ne me suit pas, celui-là ne peut être mon disciple. — 33. Ainsi, quiconque d'entre nous ne renonce pas à tout ce qu'il possède, celui-là ne peut être mon disciple. »
Le but est clairement indiqué : suivre Jésus, ou annoncer le royaume de Dieu, ou être ouvrier dans la vigne du Seigneur, veut dire : « Se consaa^er à la prédication. » C'est donc la prédication qui exige ce renoncement absolu, ce sacrifice de tout ce que les hommes ont de plus cher, « Luc, IX, 59. Il dit à un autre : Suivez-nioi. Celui-ci lui répondit : Seigneur, permettez que j'aille auparavant ensevelir mon père. — 60. Jésus lui repartit : Laissez les morts ensevelir les morts ; mais pour vous , allez annoncer le royaume de Dieu. — 61. Un autre lui dit : Seigneur, je vous suivrai; mais permettez-moi de disposer auparavant de ce que j'ai dans ma maison. — 62. Jésus lui répondit .-Quiconque ayant mis la main
à la charrue regarde derrière soi, n'est point propre au royaume de Dieu*. »
Gomme on le voit, parmi les biens auxquels l'Apôtre doit renoncer, Jésus énumère Tépouse et les enfants. 11 est évident que si le disciple n'est point marié^ ce disciple n'aura qu'à persévérer dans le célibat. Le célibat est rigoureusement prescrit, parce que le soin de la prédication exige toutes les facultés, intelligence, cœur et forces physiques. Telle est la pensée qui dirige Jésus, et telle est l'opinion de Paul, entièrement conforme à la pensée de Jésus: « I Corinthiens, VII, 32... Celui qui n'est point marié s'occupe du soin des choses du Seigneur et des moyens de plaire à Dieu. — 33. Mais celui qui est marié, s'occupe du soin des choses de ce monde et des moyens de plaire à sa femme. »
Sur l'esprit et le motif de la prescription de Jésus, il n'y a nulle part de dissidence : tous, protestants et catholiques, sont d'accord sur ce point. « Il peut être préférable, dit l'illustre et savant M. Reuss, d'être dégagé tout à fait des liens du mariage, des soucis de famille, des devoirs domestiques, pour se consacrer exclusivement aux intérêts du plus grand nombre. Le Missionnaire, dont la tâche est si belle et si rude, serait gêné dans ses mouvements, au physique et au moral, s'il avait à pourvoir toujours en même temps aux besoins de sa famille. » Histoire évangélique, page 522.
a Les devoirs d'un ecclésiastique, surtout d'un
1. Voir aussi Matthieu, XIX, 20-24, Tanecdote du jeune homme qui hésite à renoncer à ses richesses afin de suivre Jésus. Makc, X, 21-25. I Luc, XVIIl, 22-25.
pasteur, dit le catholique ultramontain abbé Bergier, ne se bornent point à la prière et au culte des autels; il doit administrer les sacrements, instruire par ses discours et par ses exemples, assister les malades. Il est le père des pauvres, des veuves, des orphelins, des enfants abandonnés; son troupeau est sa famille; il est le distributeur des aumônes, l'administrateur des établissements de charité, la ressource de tous les malheureux. Cette multitude de fonctions pénibles et difficiles est incompatible avec les soins, les embarras, les ennuis de Tétat de mariage. » Article Célibat^,
IV. — La nécessité de subir provisoirement le célibat pour faire de la propagande était d^autant plus impérieuse que Jésus et les Apôtres croyaient que la fin du monde était proche.
Le motif qui avait suggéré la prescription du célibat aux Apôtres empruntait une autorité singulière à une croyance qui régnait en souveraine dans Tâme de Jésus et de ses disciples, la croyance que la fin du monde était proche. « Matthieu, XVI, 28. Je vous dis en vérité que de ceux qui sont ici présents, il y en a quelques-uns qui ne mourront point sans qu'ils n'aient vu le Fils de l'Homme venir dans son règne. — XXIV, 33. De même, lorsque vous verrez toutes ces
1. L*abbé Guyot, la Somme des Conciles, 1. 1, p. 331, dit que Boomettre le prêtre au mariage, c'est le parquer entre une femme et des enfants.
Ajoutons que c'est un motif analogue qui a fait imposer le célibat aux soldats de l'armée active.
S3â LES APÔTRES.
choses, sachez que le Fils de THomme est proche et comme à la porte. — 34. Je vous dis en vérité que cette génération ne passera point sans que toutes ces choses ne soient accomplies. » (Mêmes versets dans Marc, XIII, 29-30 | Luc, XXI, 31-32.)
Jusqu'à son dernier soupir, Paul a espéré voir apparaître dans les nuées le Christ venant juger les vivants et les morts : « I Corinthiens, X, 11 . Ces choses ont été écrites pour nous qui nous trouvons à la fin des temps. — Romains, XIII, 41. L'heure est venue de nous réveiller de notre assoupissement, puisque le Salut est maintenant plus proche qu'il n'était lorsque nous avons reçu la foi. — 12. La nuit est déjà fort avancée, et le jour va paraître. — I Thessalomciensj IV, 17. — Puis, nous autres qui serons vivants et qui avons été réservés, nous serons emportés avec eux (les morts ressuscites) dans les nuées pour aller au-devant du Seigneur au milieu de l'air. — V, 2. Vous savez bien que le jour du Seigneur viendra comme un voleur. — Hébreux (cette épître est de Bar Nabas ou d'Apollos, mais non de Paul). X, 25. Vous voyez que le jour s'approche. »
Si la fin du monde est proche, il est évident que toute préoccupation autre que celle du salut serait un acte de folie. Ne pas songer à sauver ses concitoyens lorsque, d'un jour à l'autre, le Christ peut apparaître pour juger les vivants et les morts; se laisser distraire par d'autres soins que celui de mettre les autres et soi-même en état de pureté parfaite; une telle insouciance trahirait ulie démence si grande qu'elle en serait incompréhensible. Or, de tous les soins qui absorbent l'homme, le plus tenace et le plus exclusif est celui du mariage ; donc l'Apô-
tre, qui jouit de sa raison, doit garder le célibat. En second lieu, il est nécessaire d*être en état de pureté lorsque luira le jour fatal. Or, si le mariage a été institué par Dieu, cependant la continence passagère a été regardée comme agréable à Dieu, parce qu'elle est un sacrifice, et qu'un sacrifice volontaire, preuve indéniable d'une piété sincère, est la meilleure préparation pour Thomme lorsqu'approche un événement redoutable. \j' Ancien Testament en offre de frappants exemples :
1° Avant de monter sur le Sinaï, Moïse donna l'ordre suivant au peuple : « Exode, XIX, 15. Soyez prêts pour le troisième jour, et ne vous approchez pas de vos femmes ;
2° Joël le prophète fait ainsi parler l'Éternel : « JoEL, II, 16. Convoquez le peuple, sanctifiez l'assemblée, appelez les anciens... Que l'époux sorte de son cabinet, et l'épouse de la chambre nuptiale. »
3® « I Rois, XXI, 4. Le grand prêtre répliqua à David : Je n'ai point ici sous ma main aucun pain qui soit à l'usage de tout le monde; je n'en ai que de consacré dont vous pourrez user, pourvu que vos gens se soient conservés purs, surtout par rapport aux femmes. — David répondit au grand prêtre : Nous ne sommes rapprochés d'aucune femme depuis hier et avant-hier que je suis parti. »
C'est d£^ns le même esprit que Paul recommande la continence passagère aux deux époux : I Corinth, VU, 5. Ne vous privez point l'un de l'autre, si ce n'est d'un consentement mutuel et temporairement, afin de vaquer à la prière ; et ensuite unissez-vous de nouveau pour que le Diable ne vous tente pas par suite de votre incontinence. »
Par conséquent, lorsque les signes précurseurs de la fin du monde apparaîtront*, il est bon que par une continence passagère l'Apôtre soit préparé à subir répreuve du jugement solennel '.
En résumé, par suite de la croyance à la fin prochaine du monde :
1° L'Apôtre était nécessairement astreint à se tenir en dehors de tout lien et principalement du lien le plus gênant, le mariage, afin d'être tout entier à sa mission. 11 n'y avait pas de temps à perdre si l'on voulait convertir à l'Évangile les gens du peuple et les préparer à l'avènement imminent du Christ;
2° La continence temporaire est une utile préparation lorsqu'approche un événement redoutable. La continence n'est pas meilleure que le mariage, lequel est une institution divine, primordiale ; mais elle est méritoire, parce que, privation volontaire d'un bien octroyé par Dieu même, elle atteste ainsi l'effort sincère du Fidèle qui, le jour fatal étant proche, veut être à Dieu et rien qu'à Dieu'*.
En deux mots, célibat obligatoire, continence passagère d'un à trois jours au plus, telles sont les conditions qu'imposait la croyance à la fin prochaine du monde.
1. Voir à l'Appendice, n*» 5, Signes précurseurs de la fin du monde.
2. « I Corinthiens, VII, 29. Voici donc, mes frères, ce que j'ai à vous dire : le temps est court désormais ; que ceux qui ont des femmes soient comme s'ils n'en avaient point. »
3. Bien entendu, cette théorie est celle de la loi mosaïque, et par conséquent celle des Apôtres, zélés mosaïstes ; elle n'est pas celle de Paul, lequel fait de la virginité l'état parfait, et du mariage, un pis-aller.
V. — Le célibat est la vie en dehors des obligations et des devoirs multiples du mariage; ce n*est pas la continence absolue ni la virginité.
Le célibat n'exclut pas la continence, mais il ne rimplique pas non plus* Le célibataire, en effet, est libre de laisser à la virilité sa naturelle expansion, ou bien, s'il en a l'héroïsme, de lui imposer un inflexible frein. Jésus a exigé de ses Apôtres le célibat, cela est certain ; les textes en donnent l'irrécusable témoignage. Mais Jésus a-t-il, avec le célibat, ordonné la continence absolue? Ni Marc ni Luc ne disent un mot qui puisse le faire soupçonner. Matthieu seul, dans un épisode qui lui est en partie commun avec Marc, prête à Jésus des paroles d'un vif intérêt; il s'agit du divorce; certains Pharisiens, afin d'éprouver Jésus, lui demandent s'il est permis de répudier sa femme pour un motif quelconque *. Jésus termine ainsi sa réponse : « Matthieu, XIX, 9. Je vous déclare que quiconque répudie sa femme, si ce n'est pour cause d'infidélité et en épouse une autre, commet un adultère; et celui qui épouse la femme répudiée, commet un adultère. — 10. Les disciples lui dirent : Si telle est la condition de l'homme à l'égard de la femme, il n'est pas avantageux de se marier. — 41. Jésus leur dit : Tous ne sont pas capables de cette résolution, mais seulement ceux qui ont reçu ce don. — 12. Car il y a des eunuques qui sont sortis tels du sein de leur mère ,
1. Voir à l'Appendice, no 6, Controverse sut* le divorce en Judée.
il y en a qui se sont faits eux-mêmes eunuques pour le royaume des deux. Qui peut comprendre cela, le comprenne ! »
De cet unique et curieux passage, il ressort que Jésus penchait pour la continence absolue.' Mais, en présence de ses grossiers disciples, comment Jésus n'aurait-il pas profondément senti l'inutilité d'une prédication en faveur de la virginité ? Aussi insinuet-il sa pensée plutôt qu'il ne l'expose ; de là l'obscurité énigmatique de la phrase : « Qui peut comprendre cela, le comprenne ! » A coup sûr , les Apôtres, « gens illettrés et du commun du peuple » {Actes des Apôtres, IV, 13), n'ont pas compris*.
Ge verset 12 (en supposant qu'il soit authentique) a été si peu compris et encore moins accepté par les Apôtres et par leur Église, celle de Jérusalem, qu'Origène, lumière et gloire du christianisme par son génie et par ses vertus, a été exclu du privilège de la Sainteté pour avoir exécuté sur lui-même la prescription de Jésus. Tant il est vrai que le célibat ordonné par Jésus et pratiqué par les Apôtres était loin de signifier continence absolue !
Enfin, l'une des sources les plus fécondes d'hérésies dans les trois premiers siècles a été le mépris qu'inspirait la complaisance de l'Église des Apôtres pour les œuvres de la chair. Les sectes gnostiques
1. Quelques commentateurs ont traduit la dernière phrase ainsi : « Que celui qui peut accepter cela, l'accepte I » Étant donné le caractère et les mœurs des Apôtres, le résultat de l'exhortation de Jésus a été le même. Les gens qui s'écrient : « Mieux vaut rester célibataire, si l'on ne peut pas changer fl'épouse! » ces gens-là, assurément, n'accepteront jamais le coup de rasoir qu'on leur propose.
de Saturnin, de Marcion, de Valentin, de Bardesanes, de Tatien durant le IP siècle, celle des Manichéens au IIP siècle, proscrivaient le mariage comme étant une institution satanique ; elles imposaient la continence absolue comme étant seule bonne en soi, seule agréable à Dieu. Or, sur ce point comme sur les autres dissidences, ces différentes sectes furent combattues avec un implacable acharnement par l'Église orthodoxe.
Il résulte de la discussion du texte qu'on trouve uniquement dans saint Matthieu, XIX, 11-12, que si Jésus inclinait personnellement à la continence absolue, il est certain que jamais il n'a prescrit cette continence absolue comme règle étroite à ses disciples. Tout au plus, sous le voile mystérieux dont Jésus couvre sa pensée, peut-on reconnaître une simple insinuation faite à des gens que Jésus reconnaît devoir être invinciblement rebelles à une mesure aussi radicale.
Ce qui rend plus nette encore l'impuissance d'une telle tentative, c'est qu'en cet endroit même, les Apôtres avouent ingénument leur répulsion pour le mariage légal, dans le cas où le mariage légal les condamnerait à vivre indissolublement avec la même femme. « Matthieu, XIX, 10. Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l'homme à l'égard de la femme, il n'est pas avantageux de se marier.» Quel trait de mœurs ! Combien est naturelle et vraie cette révolte naïve de la concupiscence chez ces pêcheurs brutaux, habitués à considérer la femme comme une utilité physiologique ! Quoi I une fois mariés, ils ne pourront plus sans crime congédier une épouse qui leur déplaît, en prendre une autre
qui leur plaise ; et cela, lorsque la Loi le permet^ ; lorsque les Patriarches et les saints Rois ont pratiqué la polygamie ; lorsque le Haut Clergé, TAristocratie et la Royauté contemporaine donnaient l'exemple de la pluralité des femmes ! L'honneur d'ôtre époux légal leur semble acheté trop cher; mieux vaut rester célibataire*. Célibataires, il leur sera permis d'éteindre les ardeurs d'un corps exubérant de santé dans des amours changeantes ; exempts des risques criminels que court l'homme marié, et à l'abri du supplice qu'il subit, enchaîné pour jamais à une seule et même épouse. C'est bien là le cri qu'en face de l'indissoluble et austère mariage décrit par Jésus, ont dû pousser ces gens « illettrés et du commun du peuple » , esclaves des appétits de la chair I
VI. — Les Apôtres ont accepté, pour un temps limité, le renoncement à tout et par conséquent le célibat que Jésus exigeait des Propagateurs de sa doctrine.
Pour être admis au nombre des propagateurs de sa doctrine, Jésus exigeait le renoncement à tout,