Voir Salvador. Institutions de Moïse. Tome II, page
2. Voir Fustkl de Coulanoes. La Cité antique, livre II, chapitre x.
On voit par là que les mots tribu, clan, Y évo< M gens désignent, à peu près, une seule et même chose, la Filiation.
§ II. — Noms des douze Apôtres.
1° Simon bar Jona, c'est-à-dire Simon, fils de Jonas. Il fut surnommé « le Rocher ou la Pierre », en syrochaldaïque Képhas (en France, on prononce très mal Céphas), ou Képha ou Kaïapha; en grec IléTpoç; en latin Petrus. C'est une erreur de croire que le surnom de « Rocher ou Pierre » servait à caractériser l'esprit borné, la stupidité; il avait un sens religieux très élevé, il symbolisait la Foi inébranlable, la Piété indestructible. Moïse, en effet, avait fait de la pierre ou rocher le signe allégorique de iéhovah, de l'Éternel, de Dieu 1 . Les Bibles catholiques ont traduit le mot hébreu rochw par Dieu ou par une périphrase : « Dieu invincible, Invincible protecteur, Dieu puissant » ; elles ont donc remplacé le
1. Deutéronome XXXII (traduction d'Osterwald).— 4. L'œuvre du Rochei* est parfaite ; car ses voies sont la justice même. Le Dieu fort est vérité et sans iniquité ; il est juste et droit. — 15. Israël s'est engraissé... il a abandonné le Dieu qui Ta fait et il a méprisé le Rocher de son salut. — 18. Tu as oublié le Rocher qui t'a engendré, et tu as mis en oubli le Dieu fort qui t'a formé. — 30. Comment un en poursuivrait-il mille, et deux en mettraient-ils en fuite dix mille, si ce n'était que leur Rocher les a vendus, et que l'Éternel les a livrés? — 31. Car leur Rocher n'est pas notre Rocher, et nos ennemis en seront les juges.
II Samuel (ou II Rois, Bible catholique), XXII-2. Il dit donc : L'Eternel est mon Rocher, ma forteresse et mon libérateur. — 3. Dieu est mon Rocher, je me retirerai vers lui....
XXIII-3. Le Dieu d'Israël a dit : Le Rocher d'Israël a parlé de moi...
signe matériel par l'idée qu'il représente. Les Bibles protestantes ont conservé l'image minéralogiqoe.
Le Grand Sacrificateur ou Grand Pontife qui présida le Sanhédrin lorsque Jésus fut traduit en jugement, s'appelait Joseph. Gomme Simon bar Jone, Joseph avait le surnom de Képhas ou Kcuapha, le Rocher ou la Pierre. Joseph-Kaïapha (Joseph-Pierre) est populairement connu sous le nom de Gaïphe. Or on sait par l'historien Flavius Josèphe que, nommé Grand Sacrificateur par le Procurateur romain Gratus, en l'an 25, Joseph-Kaïapha occupa onze ans la suprême dignité. C'est Vitellius, père de l'empereur romain, qui lui donna un remplaçant en l'année 36 1 - Gomme il est invraisemblable que les Romains aient laissé la direction du gouvernement intérieur de la Judée pendant onze ans à un crétin, il s'ensuit que le surnom de Kcuapha ou Képhas, « le Rocher, la Pierre », donné à Joseph par ses concitoyens, ne servait pas à caractériser la stupidité, mais bien l'ardeur de la Foi. Simon bar Jone devait donc son surnom de « pierre » à son étroite piété. Ce pêcheur inculte et grossier était ce que le public appelle un bigot. .
2° André, frère de Simon, pêcheur comme lui.
André est un nom grec : on ignore le nom hébreu.
3° Jacques, fils aîné du pêcheur Zabdia ou Zébédée : il exerçait le même métier. C'est lui que l'Église appelle saint Jacques le Majeur.
4° Jean, second fils de Zébédée. Jacques et Jean furent surnommés par Jésus Bene-regès, fils du ton-
i. Fl. Josèphe. Hist. ancienne des Juifs, livre XVIII, chapitres ni et vi.
nerre {ben, fils de), Marc, III, 17; à cause de la violence de leur caractère (Luc, IX, 54, 56). Le mot boanergès qu'on trouve dans les Bibles est le nom Bene-reges défiguré par les copistes qui ne savaient pas l'hébreu (Ed. Reuss, Histoi?*e évangélique, p. 272).
5° Philippe, nom grec ; le nom hébreu de ce disciple est aussi inconnu que le disciple même. Le Philippe dont il est parlé Actes des Apôt7*es } VI, VIII, XXT, est l'un des sept diacres : il fut l'ami du martyr Etienne. Saint Clément d'Alexandrie, Stromates, livre III, C, a confondu le diacre avec l'Apôtre; l'erreur de Clément est passée dans plusieurs ouvrages modernes.
6° Barthélemi est la déformation française de bar Tolmaï ou bar Tolomaï (en italien, bar Tolomeo ) ; Tolomaï est le mot grec Ptolémaios, Ptolémée ; de sorte que Barthélemi signifie Fils de Ptolémée. De ce sixième disciple on ne sait qu'une chose, c'est qu'il était fils d'un Juif qui avait grécisé son nom.
7° Matthieu, le publicain. « Les publicains, en Judée, étaient de simples douaniers. Cette profession n'est jamais populaire; mais, chez les Juifs, elle passait pour tout à fait criminelle. L'impôt, nouveau pour eux, était un signe de vassalité 1 . Une école, celle de Judas le Gaulonite, soutenait que le payer était un acte de paganisme. Aussi les douaniers étaient-ils abhorrés des zélateurs de la Loi. On ne les nommait qu'en compagnie des assassins, des voleurs de grand chemin, des gens de vie infâme. Les
1. Les Juifs payaient au Temple de Jérusalem, pour les frais du culte, deux drachmes par tête = 1 fr. 80. Payer l'impôt à une Puissance païenne, c'était à la fois trahir son Dieu et sa patrie. Voir les deux épisodes, Matthieu, XVII, le Poisson ; et XXII, Rendez à César, etc.
Juifs qui acceptaient de telles fonctions étaient excommuniés et devenaient inhabiles à tester; leur caisse était maudite, et les casuistes défendaient d'y aller changer de l'argent. Ces pauvres gens, mis au baade la société, se voyaient entre eux 1 . »
Au sujet de Matthieu, il existe une assez grave difficulté. Les trois Évangiles synoptiques sont d'accord pour le mettre au rang des disciples (Matthieu, X, 3 | Marc, III, 18 | Luc, VI, 15 | Actes des Apôtres, I, 13). Mais Jésus a dîné chez un publicain que le premier Évangile appelle Matthieu l'apôtre (Matthieu IX, 9), tandis que Marc et Luc l'appellent Lévi, filsd'Alphée (Marc, II, 14 ; Luc, V, 27). M. Reuss pense, avec Origène, que ce sont deux personnages différents, quoique le premier Évangile affirme nettement que le publicain donnant le repas est l'Apôtre de Jésus.
Le premier Évangile, qu'on attribue à l'Apôtre Matthieu, n'a jamais été rédigé par lui : l'auteur ou plutôt les auteurs en sont inconnus.
8° Thomas, mot hébreu, ou Didyme, mot grec, signifient tous deux le Jumeau. Du huitième disciple on ne sait que cette qualification; son nom, son origine, son métier, tout est inconnu.
9° Le neuvième disciple est appelé Lebbée par l'Évangile selon saint Matthieu, X, 3 ; Thaddée, par l'Évangile selon saint Marc, III, 18; et Jude de Jacques, par saint Luc, VI, 16; c'est-à-dire que personne n'a su qui était le neuvième disciple. Pour remplir la place vacante, chaque Évangéliste a choisi un nom à sa fantaisie. « Quant à l'assertion des Commenta-
i. Renan, Vie de Jésus, 14° édition, page 167.
teurs que Lebbée et Thaddée sont des noms identiques, c'est une absurdité philologique qui ne mérite pas qu'on s'y arrête. » Reuss. Histoire évangélique, page 272 *.
10° Jacques, fils d'Alphée. Il est appelé par l'Église catholique saint Jacques le Mineur : on. ne sait rien de lui.
Ni Jacques le Mineur, ni Jacques le Majeur ne doivent être confondus avec Jacques, l'un des quatre frères de Jésus, 6 àSs'Xcpôç toO KupCou, « Colonne de l'Église » comme l'appelle saint Paul, Gâtâtes, II, 9, et chef réel de la Communauté chrétienne, après la mort de Jésus (Actes des Apôtres, XV, XXI).
11° Simon le Zélote ou Zélateur appartenait à la secte des Kamïm. Les Kanaïm (Nombres, XXV, 7-12), assassins pieux, s'imposaient pour tâche de poignarder quiconque manquait devant eux à la Loi. Les Zélateurs ont joué un rôle prépondérant dans la grande guerre contre les Romains. C'est un fait très important que parmi les disciples favoris de Jésus se trouvaient deux Simons, l'un bigot, l'autre zélateur. Il contribuera à définir avec précision le caractère de la prédication de Jésus.
Dans toutes les Bibles jusqu'à notre époque, la traduction de « Simon le Ghananéen » fait croire, à tort, que Chananéen indiquait une ville ou un pays d'origine.
1. Dans toutes les Bibles catholiques, ou lit : « Lebbée surnommé Thaddée », cela coupe court à toute difficulté. Le Calcul différentiel a été découvert, les uns disent par Newton; les autres, par Leibnitz. Pour résoudre ce problème de priorité, on dirait d'après la méthode catholique : Le Calcul différentiel a été découvert par Newton, surnommé Leibnitz !
12° Judas de la ville de Kérioth en Judée, Isch- Kérioth signifie homme de Kérioth. Le public croit, à tort, que hch-Kérioth ou Iscariote est un nom de famille dont « Judas » serait le prénom. On ignore quel était le métier de Judas.
Il résulte de ces notices sommaires que :
1° Au point de vue de l'authenticité. — On peut regarder comme disciples certains de Jésus, à cause des faits précis et du rôle qu'ils jouent, soit dans les Evangiles synoptiques, soit dans les Actes des Apôtres ou dans les Épîtres de Paul : Simon-Pierre et son frère André, Jacques et Jean, fils de Zébédée, et Matthieu le publicain.
Simon le zélateur doit être tenu pour certain; et cela en vertu de la qualification qui le distingue de Simon bar Jone. Cette qualification est d'autant plus remarquable que, de Jésus à la prise de Jérusalem, le rôle et l'influence des Kanaïm alla toujours grandissant. Ces deux raisons sont très solides : elles établissent l'authenticité de Simon le zélateur.
Quanta Judas de Kérioth, quoiqu'il n'ait pas trahi Jésus (comme il sera démontré dans Jésus bar Joseph), il a dû être certainement disciple de Jésus. On n'aurait pas créé un personnage imaginaire pour lui attribuer un rôle théologique aussi important.
Si « le Fils de Ptolémée » et « le Jumeau » peuvent être acceptés comme probables, ils le doivent à cette circonstance qu'un seul point de leur signalement (filiation chez l'un, surnom chez l'autre) a survécu. S'ils étaient des personnages inventés pour satisfaire à une théorie mystique, ils eussent reçu un état civil plus complet.
Quant à Philippe et à Jacques, fils d'Alphée, on n'a rien qui puisse absolument infirmer leur authenticité ; il n'existe pas davantage un argument en leur faveur. Leur nom est inscrit dans un verset des Synoptiques et des Actes des Apôtres; puis, plus rien. Saint Paul est muet sur leur compte; de sorte qu'ils ont l'air d'être dans le double verset comme deux unités destinées à compléter un nombre mystique.
Enfin, le neuvième disciple qui chez l'un est Thaddée ; chez l'autre, Lebbée ; chez le troisième, Jude de Jacques ; ce disciple-là n'a jamais existé : il est là uniquement en vue de la théorie mystique du nombre Douze.
Car une théorie messianique préconçue domine ce nombre de Douze attribué aux Apôtres de Jésus. Au Messie, restaurateur de la puissance des Douze tribus d'Israël, il fallait Douze Apôtres.
En résumé, au point de vue de l'authenticité, on peut classer ainsi les Douze Apôtres :
1° Certains : Simon-Pierre et André, Jacques et Jean, fils de Zébédée, Matthieu le publicain, Simon le zélateur et Judas de Kérioth; en tout, 7.
2° Probables : Le Fils de Ptolémée (Bar Thèlemi) et le Jumeau (Thomas ou Didyme ) = 2.
3° Apo<ryphes : Lebbée ou Thaddée ou Jude de Jacques, Philippe et Jacques fils d'Alphée = 3.
II Au point de vue de la profession. — On sait que Pierre et son frère André, Jacques et Jean, fils de Zébédée, étaient pêcheurs; que Matthieu était publicain ou douanier : voilà tout. Des autres, rien.
III An point de vue de la religion. — La troupe de Jésus appartenait à l'Orthodoxie mosaïque la plus étroite, comme Test toute orthodoxie chez les paysans ignares et bornés. Les surnoms qu'avaient les disciples authentiques : « la Pierre, le Zélateur »•, l'indiquent clairement. Du reste, sur ce fait, les preuves abondent dans les Synoptiques, les Actes des Apôtres et les Épîtres de saint Paul, comme on le verra ciaprès.
§ III. — Portrait des Douze.
A l'exception de Judas, natif de Kérioth, en Judée, les Apôtres étaient tous Galiléens (Actes des Apôtres, II, 7), c'est-à-dire d'une contrée célèbre par l'esprit borné de ses habitants. « Sot Galiléen » était l'expression de mépris qu'avaient à la bouche les citadins de Jérusalem 1 . Mais si un dicton proverbial n'est pas dénué de valeur en tant qu'appréciation générale, on ne peut rien en tirer historiquement lorsqu'il s'agit de juger seulement quelques individus. Si lourds et abrutis que fussent les Béotiens, il n'en est pas moins vrai que la Béotie a produit Épaminondas et Pindare. De même pour la Galilée : elle a donné naissance à Jésus ! Afin d'analyser le caractère des Apôtres, il faut donc autre chose qu'un dicton proverbial, autre chose qu'une appréciation d'ensemble. Interrogeons donc les seuls documents
1. Jean I, 46. Peut- il y avoir quelque chose de bon à Naza-reth? Vn, 41, 52.
Comparer à Flavius Josèphe, Guerre des Juifs contre tes Romains. Livre IV, chapitre 34 : Horreurs commises par les Galiléens à Jérusalem.
sérieux que nous ayons sur les disciples de Jésus, à savoir : les Évangiles synoptiques, . les Actes des Apôtres et les Épîtres authentiques de saint Paul.
1° Intelligence obtuse. — Les Synoptiques sont pleins de faits qui caractérisent l'intelligence obtuse des Apôtres. Jésus, à chaque instant, est contraint de leur expliquer ses paroles. Sa manière d'enseigner, toujours claire et frappante, a beau se dérouler journellement à leurs yeux, ils ne peuvent, sans le secours du Maître, pénétrer le sens de la plus facile allégorie.
« Matthieu, XIII, 36. Les disciples s'approchèrent de lui en disant : Expliquez-nous la parabole de l'Ivraie semée dans le champ? » Jésus accède à leur désir; puis, il leur dit trois autres paraboles, celles du Trésor caché, des Belles Perles et du Filet jeté dans la mer, toutes trois à la portée d'un enfant. Cependant Jésus n'est guère assuré d'avoir été compris, car : « ol . Il leur dit : Avez-vous bien compris tout ceci? » Dans saint Marc, les paroles de Jésus ont même un tour plus vif : « Marc, IV- 13. Ne comprenez-vous pas cette parabole? Et comment donc pourrez-vous les comprendre toutes?»
Lorsque, indignés de ce que les disciples ne se lavent pas les mains avant le repas, les Pharisiens interpellent Jésus, Jésus s'écrie : «Matthieu, XV, 11. Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui souille l'homme est ce qui sort de sa bouche. » Ses disciples lui ayant dit que les Pharisiens se sont retirés scandalisés : « 14. Laissez-les, répond Jésus, ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; si un aveugle sert de guide à
un autre aveugle, ils tombent tous deux dans la fosse. » Rien n'est plus clair; et cependant : « 15. Pierre prenant la parole lui dit : Expliquez-nous cette parabole? » En présence de ce béotisme, Jésus s'écrie : « 16. Quoil êtes-vous encore vous-mêmes sans intelligence? »
Dans saint Marc, même témoignage rendu par Jésus de la faiblesse cérébrale de ses disciples. « VII, 18. Il leur dit: Avez-vous encore vous-mêmes si peu d'intelligence? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui du dehors entre dans l'homme ne peut le souiller, 19. Parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre... 20. Mais ce qui souille l'homme est ce qui sort de l'homme même : 21. Car c'est du dedans, c'est-à-dire du cœur de l'homme que sortent les mauvaises pensées, les adultères, etc... » Ce qui rend plus sévère le jugement porté sur l'imbécillité des disciples, c'est que précédemment Marc nous a fait connaître que « IV, 34. Jésus ne parlait pas sans parabole, mais en particulier il expliquait tout à ses disciples. » Ces leçons données par le plus spirituel des maîtres, sous une forme originale, si propre à faire une vive impression, ces leçons-là sont tombées sur le cerveau des Douze comme sur un roc stérile : les Douze n'ont rien compris, rien appris : c'est toujours à recommencer.
On pourrait s'en tenir là : le jugement de Jésus est décisif. Nul plus que lui n'était capable d'apprécier ses disciples à leur juste valeur. Cependant il est difficile de passer sous silence deux traits surprenants, dont l'un est cité par saint Matthieu et saint Marc à la fois, et l'autre par le seul saint Marc.
1 er Fait. — Jésus vient d'avoir une altercation avec
les Pharisiens et les Sadducéens, qui lui demandaient un prodige. Après les avoir traités d'hypocrites, Jésus leur a tourné le dos et s'en est allé avec ses disciples. « Matthieu, XVI, 5. Or, ses disciples étant venus au-delà de l'eau, avaient oublié de prendre des pains. — 6. Jésus leur dit : Ayez soin de vous garder du levain des Pharisiens et des Sadducéens. » Savez-vous comment sont interprétées ces paroles limpides par les disciples, lesquels viennent d'assister à la querelle du Maître avec les Pharisiens? « 7. Us pensaient et disaient en eux-mêmes : C'est parce que nous n'avons point pris de pains!!!
— 8. Ce que Jésus connaissant, il leur dit : Hommes de peu de foi, pourquoi vous occupez-vous en vousmêmes de ce que vous n'avez point pris de pains?
— 11. Comment ne comprenez-vous point que ce n'est pas au sujet du pain que je vous ai dit de vous garder du levain des Pharisiens et des Sadducéens ?
— 12. Alors ils comprirent qu'il ne leur avait pas dit de se garder du levain qu'on met dans le pain, mais de la doctrine des Pharisiens et des Sadducéens. » Alors ils comprirent.... alors, seulement!
Même scène dans saint Marc, VIII, 14-17.
2 e Fait. — Jésus a nourri cinq mille personnes avec cinq pains et deux poissons *. Ce sont les disciples qui ont fourni les cinq 'pains et les deux poissons ; ce sont eux qui en ont distribué les morceaux aux cinq mille personnes : ce qui déjà est assez merveilleux, douze personnes pour en servir cinq mille ! Ce sont eux qui remportent douze paniers pleins des restes. Tout leur est passé parles mains; pas un